Transports. A Marrakech, l'usage de l'hydrogène pour les véhicules va être étudié
Plusieurs dizaines de milliers de véhicules, peut-être 50.000 du deux au quatre-roues, pourraient circuler d’une manière “propre“ à Marrakech, en utilisant une nouvelle technologie à l’hydrogène. C’est ce que promet la jeune société franco-suisse Aaqius.
Sur le papier, le projet est séduisant et nouveau. L’utilisation de l’hydrogène pour la propulsion n’est pas une nouveauté, mais le procédé d’Aaqius, lui, est nouveau et surmonte des difficultés qui avaient constitué un frein au développement de ce carburant “propre“.
Jusqu’à présent, on reprochait à l’hydrogène “le coût élevé des véhicules, le coût élevé du ravitaillement et le manque d'infrastructures de livraison“. Là, la technologie est nouvelle. Elle est bien expliquée ci-dessous par Stéphane Aver, président-fondateur d’Aaqius:
“Il s’agit d’une technologie de stockage d’hydrogène dans un format de cartouche rechargeable d’une durée de vie de dix ans. Nous stockons l’hydrogène dans une matrice solide, un peu comme une éponge que l’on remplit et qui permet de stocker l’hydrogène en toute sécurité sans pression. Cette technologie est très facile d’usage, disponible partout sans infrastructure. (…) Toutes sortes de véhicules y ont accès, du vélo au scooter en passant par des véhicules d’aéroport jusqu’à des petites voitures de moins d’une tonne. Nous développons avec différents constructeurs sur la planète des véhicules à deux, trois ou quatre roues. Les offres sont diversifiées en fonction des différents marchés des pays. Nos canettes à hydrogène [Stor-H] fournissent une autonomie jusqu’à 200 kilomètres et diminuent les coûts de transport de 20 à 30% par rapport à un véhicule similaire à essence ou à batterie électrique“.
Après avoir signé un énorme contrat de distribution dans le plus grand réseau chinois de stations-services, Aaqius annonce “un accord historique“ au Maroc. Cet accord, selon un communiqué d’Aaqius, sera signé au Royaume “qui préside la COP22“. La signature est prévue selon la même source, le 3 octobre prochain.
L’accord sera toutefois un simple mémorandum d’entente pour le lancement de l'étude technico-économique pour l'implantation de la solution Stor-H et son éco-système industriel avec la Région de Marrakech Safi, la Ville de Marrakech, l'Université de Marrakech Cadi Ayad et l'IRESEN, Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles. La présence du ministre de l’Energie Aziz Rabbah est également annoncée.
Cité dans le communiqué, Stéphane Aver évoque un Maroc “leader africain de l’innovation pour les énergies renouvelables“ ainsi qu’une intégration de l’hydrogène pour “en faire une filière nouvelle“.
Concrètement, la production d'hydrogène à partir d'énergies renouvelables s'effectuera dans la région et garantira ainsi un hydrogène zéro carbone, promet le communiqué d’aaqius. La production des cartouches Stor-H et leur remplissage, mais aussi l'infrastructure de distribution et à terme l'assemblage de véhicules s'effectueront aussi au Maroc, selon la même source qui promet “un éco-système vertueux, industriel et de services“.
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