Le profil de Driss Oukabir inondé d'insultes avant d'être désactivé
Peu de temps après la révélation de la photo et de l'identité du présumé suspect de l'attentat de Barcelone, Driss Oukabir, son compte Facebook a été inondé d'insultes avant d'être désactivé, par Facebook ou plus probablement par les autorités espagnoles qui voulaient prendre le temps de l'étudier de près.
En effet, quelques minutes après avoir identifié Driss Oukabir comme principal suspect du premier attentat ayant visé Barcelone, jeudi 17 août, faisant 13 morts et 50 blessés, de nombreuses personnes ont réussi à trouver son compte Facebook, et l'ont inondé d'insultes et de menaces, notamment à l'égard du Maroc et des musulmans. Médias24 avait consulté le compte avant sa désactivation et pris quelques captures d'écran.
Sur les photos ci-dessous, nous pouvons compter plus de 700 commentaires haineux sous le coup de l'émotion, alors que le jeune homme n'était encore que suspect.
L'une de ses photos, publiée le 15 août, soit deux jours avant les attaques en Espagne, irrite les internautes. On y voit le jeune homme à la plage, sous un parasol, portant des lunettes de soleil.
Selon des médias espagnols, qui citent les autorités locales, Driss Oukabir s'est présenté au commissariat, après avoir vu sa photo circuler dans les médias.
Sur place, il a expliqué que ses papiers d'identité avaient été dérobés et qu'au moment du drame, il se trouvait effectivement à Ripoll, sa ville de résidence, située à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone. Il a été arrêté pour les besoins de l'enquête.
Ce vendredi 18 août, la police a annoncé rechercher son frère, Moussa Oukabir.
Deux autres Marocains ont été arrêtés à Ripoll, une petite ville de quelque 10.000 habitants, ainsi qu'un Espagnol, originaire de Melilia.
Ces détenus sont jeunes: 21, 27, 28 et 34 ans, et n'ont pas d'antécédents en matière terroriste.
Rappelons que le double attentat meurtrier avec des véhicules-bélier à Barcelone et Cambrils a fait, au total, 14 morts et une centaine de blessés de 35 nationalités.
Trois Marocains figurent parmi ces blessés.
Des graffitis haineux ont été également relevés sur les murs du consulat du Maroc à Barcelone.




