En 2014, le CNDH constituait la première commission de recours dans le cadre des opérations de régularisation. C'est l'un des trois points essentiels de la gestion des migrations par le Maroc.

La conférence internationale sur la migration aura lieu les 10 et 11 décembre à Marrakech. Pour la 1ère fois de l’histoire de l’humanité, 189 nations auront à adopter un document de référence pour permettre des migrations sûres, ordonnées et régulières. Selon une source ministérielle, cet événement permettra au Maroc de faire profiter les participants de son expérience dans la gestion des affaires migratoires.

Pour la deuxième fois en un peu plus de deux ans, le Maroc abritera un événement d'envergure internationale qui concerne toute la planète. Cette fois-ci, il s'agira de l'adoption d'un document migratoire unifié sous forme de pacte mondial.

Après avoir accueilli la COP22 en novembre 2016, la ville ocre connaîtra la tenue, les 10 et 11 décembre 2018, d'une conférence internationale sur la migration où seront présents le secrétaire général de l’ONU, des Chefs d’Etats et de gouvernements, les représentants et experts de 189 pays ainsi que des centaines de journalistes qui couvriront l’adoption historique d’un document de référence consacré à la gestion mondiale du problème de la migration.

Un événement aussi important que la COP22

Le pacte mondial qui sera adopté à Marrakech, sous l'égide de l'ONU, à l’issue des travaux de la conférence sera précédé d’un forum mondial qui se tiendra dans la même ville du 5 au 7 décembre.

Avant la conférence qui verra la participation de 6.000 intervenants, le Maroc coprésidera, avec l'Allemagne, la 11ème édition d’un forum ouvert à la société civile, au gouvernement, aux syndicats, secteur privé et aux partis politiques pour échanger sur les flux migratoires et préparer les enjeux qui seront discutés au pacte mondial.

Nasser Bourita: Le Maroc est légitime sur la gestion des questions migratoires

Jeudi 1er novembre, Nasser Bourita a apporté un éclairage sur les questions migratoires et sur la conférence de Marrakech à un groupe de journalistes marocains.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération estime qu'en matière de migration, "le Maroc a une histoire à raconter" en faisant allusion à trois éléments: la solidarité, la responsabilité et l'action internationale.

Sur la solidarité, il rappelle la régularisation de 50.000 demandeurs pour 60.000 demandes, en seulement 2 à 3 ans.

Sur la responsabilité, le Maroc combat les réseaux mafieux.

Sur le plan international, le Roi Mohammed VI va créer un observatoire africain des migrations au Maroc. Le Royaume est très actif sur ce dossier à l'échelle internationale (ONU et UA par exemple).

Le Maroc n'a jamais cherché à monnayer sa gestion migratoire donnée en exemple, rappelle Bourita. Il se contente de dire: nous avons un concept, un processus; si vous voulez nous accompagner, vous êtes les bienvenus.

En Afrique le Maroc veut créer un observatoire des migrations. L'idée c'est que l'Afrique doit enfin produire son propre discours sur la migration, car actuellement nos discours sont importés d'Europe
 
Bourita va plus loin. Il estime que le discours dominant sur les migrations est "importé d'Europe" et que "l'Afrique doit produire son propre discours".
 
Sur 256 millions de migrants dans le monde, seuls 36 millions (14%) sont africains. 19 millions d'entre eux migrent à l'intérieur de l'Afrique et seulement 17 millions à l'extérieur du continent. Mieux, le nombre de nouveaux migrants illégaux chaque année est en baisse selon les chiffres de Frontex et ne devrait pas dépasser 105.000 en 2018, un record (à la baisse).
 

La planète fait face à un basculement

Médias24 a également sollicité une source ministérielle, requérant l’anonymat, associée de près à cet événement.

Selon notre interlocuteur, les flux migratoires sont devenus tellement importants pour l’ensemble de la planète que le SG de l’ONU a nommé pour la 1ère fois une représentante sur le dossier de la migration.

Avant de parvenir à organiser cette grande conférence, Antonio Guterres a d'abord dû convaincre la majorité des nations de l’ONU qu’il était temps de s’impliquer et d'élaborer un document commun.

Partant du principe que la gestion des flux migratoires n’était plus du ressort d’un seul Etat, d’une région ou d’un continent, l’idée d’une rencontre internationale a fini par s’imposer à tous même s’il faut préciser que quatre pays (USA, AUtriche, Hongrie, Croatie) sur les 193 invités ont refusé d’y participer.

«La planète fait face à un basculement en termes migratoires et il importe donc de collaborer au niveau mondial pour arriver à gérer cette nouvelle situation.

Mise en place d’une stratégie mondiale pour gérer la migration

«Le pacte qui sera adopté à Marrakech va donc mettre en place une stratégie commune pour éviter des situations comme celle qu’a vécue la Turquie (afflux énorme de réfugiés syriens vers l'Allemagne via ce pays).

«L’objectif sera de parvenir à une responsabilité partagée pour qu’à l’avenir, les migrations soient encadrées pour devenir sûres, ordonnées et régulières.

«L’Afrique va, grâce au pacte, réunir ses forces pour gérer ses propres flux et ne plus les laisser entre les mains de mafias organisées de passeurs.

«Si le pacte ne peut pas empêcher les gens de se déplacer, il pourra cependant faire fructifier les flux migratoires en les sécurisant et en les utilisant pour subvenir aux besoins économiques de chaque pays.

«Au niveau africain, le Maroc est le seul pays à avoir mis en place, à partir de 2013, ce type de politique. 

«Les 50.000 clandestins régularisés peuvent s’intégrer à la société marocaine. 6.700 de leurs enfants ont accédé au système scolaire élémentaire et en 2018, une première génération est arrivée au collège.

Grâce à cette politique d'intégration, leurs parents ont droit à la formation professionnelle, aux soins de santé et s’ils travaillent, ils peuvent même acheter un logement social», précise notre source.

Les 4 absents finiront par comprendre que la fermeture des frontières n’est pas la solution

Concernant l’absence des USA, de la Hongrie, de l'Autriche et de la Croatie à cette conférence, notre interlocuteur se veut optimiste en assurant qu’ils finiront par prendre le train de l’histoire.

«Les tournants historiques ont toujours réclamé du temps et des efforts pédagogiques. Ainsi sur le plan humanitaire, plusieurs nations ont longtemps rechigné à ratifier la convention de Genève.

Sachant que ce pacte est une 1ère historique qui a demandé six ans de négociations avec les nations présentes, les absents finiront par revenir à de meilleurs sentiments», avance notre expert en migration.

Selon lui, la tenue de cet événement est déjà une victoire qui montre que 189 pays ont compris que, sans pacte, les flux migratoires resteraient ingérables et que la fermeture des frontières n’était plus la bonne réponse.

«Le Maroc est bien placé pour savoir que le monde est devenu un village globalisé car il a compris qu’il n’était plus un pays de transit mais d’accueil. Il convient donc de gérer cette nouvelle réalité au niveau mondial avec un pacte allant dans ce sens.

«Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous aurons donc un concept de référence pour juguler les flux migratoires et tarir les sources lucratives des réseaux mafieux.

L’exemple marocain mis en avant

«Ce pacte pourra mettre à profit l’expérience marocaine qui envoie, chaque année, 16.000 de ses ouvriers en Espagne dans le cadre d’une immigration sûre, ordonnée et régulière.

Celle-ci pourra donc être dupliquée, par exemple, par l’Allemagne, confrontée à un déclin démographique, qui pourra faire appel à une immigration choisie et voulue», suggère notre interlocuteur.

A la question de savoir pourquoi le Maroc ne monnaye pas la gestion des flux migratoires d’origine subsaharienne comme la Turquie (4 milliards d'euros), il affirme que le contexte de l’immigration du Moyen-Orient n’est pas le même que celui d’Afrique.

«Ce qui importe est la stabilité de l’Europe et de l’Afrique du nord. Depuis toujours, le Maroc a un rôle d’équilibriste qui prime sur les considérations financières car la stabilité géopolitique n’a pas de prix».

Le Maroc ne prévoit pas de nouvelles vagues de régularisation

Interrogé sur le virage récent des autorités marocaines qui n’hésitent plus à rafler des sans-papiers et à les expulser, notre interlocuteur tient à faire le distinguo entre personnes en règle et clandestins qui désirent passer le détroit pour s’installer en Europe.

«Tous ceux qui n’ont pas déposé de dossier de régularisation seront reconduits aux frontières car ils ne rentrent pas dans les critères de notre politique migratoire.

«Nous avons régularisé 50.000 immigrants et les 10.000 qui ont été déboutés peuvent faire appel devant une commission indépendante sachant qu’elle est présidée par le CNDH et pas par le gouvernement. Pour le reste, nous nous devons d’être fermes pour protéger la politique migratoire mise en place en 2013.

«Pour l’instant, il n’y aura pas de nouvelles vagues de régularisation même si, en fonction de besoins à l’avenir, nous n’excluons pas une nouvelle campagne en temps voulu», conclut notre source.

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Comment le Maroc a pris le lead sur la question des migrations à l'international

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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En 2014, le CNDH constituait la première commission de recours dans le cadre des opérations de régularisation. C'est l'un des trois points essentiels de la gestion des migrations par le Maroc.

La conférence internationale sur la migration aura lieu les 10 et 11 décembre à Marrakech. Pour la 1ère fois de l’histoire de l’humanité, 189 nations auront à adopter un document de référence pour permettre des migrations sûres, ordonnées et régulières. Selon une source ministérielle, cet événement permettra au Maroc de faire profiter les participants de son expérience dans la gestion des affaires migratoires.

Pour la deuxième fois en un peu plus de deux ans, le Maroc abritera un événement d'envergure internationale qui concerne toute la planète. Cette fois-ci, il s'agira de l'adoption d'un document migratoire unifié sous forme de pacte mondial.

Après avoir accueilli la COP22 en novembre 2016, la ville ocre connaîtra la tenue, les 10 et 11 décembre 2018, d'une conférence internationale sur la migration où seront présents le secrétaire général de l’ONU, des Chefs d’Etats et de gouvernements, les représentants et experts de 189 pays ainsi que des centaines de journalistes qui couvriront l’adoption historique d’un document de référence consacré à la gestion mondiale du problème de la migration.

Un événement aussi important que la COP22

Le pacte mondial qui sera adopté à Marrakech, sous l'égide de l'ONU, à l’issue des travaux de la conférence sera précédé d’un forum mondial qui se tiendra dans la même ville du 5 au 7 décembre.

Avant la conférence qui verra la participation de 6.000 intervenants, le Maroc coprésidera, avec l'Allemagne, la 11ème édition d’un forum ouvert à la société civile, au gouvernement, aux syndicats, secteur privé et aux partis politiques pour échanger sur les flux migratoires et préparer les enjeux qui seront discutés au pacte mondial.

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Jeudi 1er novembre, Nasser Bourita a apporté un éclairage sur les questions migratoires et sur la conférence de Marrakech à un groupe de journalistes marocains.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération estime qu'en matière de migration, "le Maroc a une histoire à raconter" en faisant allusion à trois éléments: la solidarité, la responsabilité et l'action internationale.

Sur la solidarité, il rappelle la régularisation de 50.000 demandeurs pour 60.000 demandes, en seulement 2 à 3 ans.

Sur la responsabilité, le Maroc combat les réseaux mafieux.

Sur le plan international, le Roi Mohammed VI va créer un observatoire africain des migrations au Maroc. Le Royaume est très actif sur ce dossier à l'échelle internationale (ONU et UA par exemple).

Le Maroc n'a jamais cherché à monnayer sa gestion migratoire donnée en exemple, rappelle Bourita. Il se contente de dire: nous avons un concept, un processus; si vous voulez nous accompagner, vous êtes les bienvenus.

En Afrique le Maroc veut créer un observatoire des migrations. L'idée c'est que l'Afrique doit enfin produire son propre discours sur la migration, car actuellement nos discours sont importés d'Europe
 
Bourita va plus loin. Il estime que le discours dominant sur les migrations est "importé d'Europe" et que "l'Afrique doit produire son propre discours".
 
Sur 256 millions de migrants dans le monde, seuls 36 millions (14%) sont africains. 19 millions d'entre eux migrent à l'intérieur de l'Afrique et seulement 17 millions à l'extérieur du continent. Mieux, le nombre de nouveaux migrants illégaux chaque année est en baisse selon les chiffres de Frontex et ne devrait pas dépasser 105.000 en 2018, un record (à la baisse).
 

La planète fait face à un basculement

Médias24 a également sollicité une source ministérielle, requérant l’anonymat, associée de près à cet événement.

Selon notre interlocuteur, les flux migratoires sont devenus tellement importants pour l’ensemble de la planète que le SG de l’ONU a nommé pour la 1ère fois une représentante sur le dossier de la migration.

Avant de parvenir à organiser cette grande conférence, Antonio Guterres a d'abord dû convaincre la majorité des nations de l’ONU qu’il était temps de s’impliquer et d'élaborer un document commun.

Partant du principe que la gestion des flux migratoires n’était plus du ressort d’un seul Etat, d’une région ou d’un continent, l’idée d’une rencontre internationale a fini par s’imposer à tous même s’il faut préciser que quatre pays (USA, AUtriche, Hongrie, Croatie) sur les 193 invités ont refusé d’y participer.

«La planète fait face à un basculement en termes migratoires et il importe donc de collaborer au niveau mondial pour arriver à gérer cette nouvelle situation.

Mise en place d’une stratégie mondiale pour gérer la migration

«Le pacte qui sera adopté à Marrakech va donc mettre en place une stratégie commune pour éviter des situations comme celle qu’a vécue la Turquie (afflux énorme de réfugiés syriens vers l'Allemagne via ce pays).

«L’objectif sera de parvenir à une responsabilité partagée pour qu’à l’avenir, les migrations soient encadrées pour devenir sûres, ordonnées et régulières.

«L’Afrique va, grâce au pacte, réunir ses forces pour gérer ses propres flux et ne plus les laisser entre les mains de mafias organisées de passeurs.

«Si le pacte ne peut pas empêcher les gens de se déplacer, il pourra cependant faire fructifier les flux migratoires en les sécurisant et en les utilisant pour subvenir aux besoins économiques de chaque pays.

«Au niveau africain, le Maroc est le seul pays à avoir mis en place, à partir de 2013, ce type de politique. 

«Les 50.000 clandestins régularisés peuvent s’intégrer à la société marocaine. 6.700 de leurs enfants ont accédé au système scolaire élémentaire et en 2018, une première génération est arrivée au collège.

Grâce à cette politique d'intégration, leurs parents ont droit à la formation professionnelle, aux soins de santé et s’ils travaillent, ils peuvent même acheter un logement social», précise notre source.

Les 4 absents finiront par comprendre que la fermeture des frontières n’est pas la solution

Concernant l’absence des USA, de la Hongrie, de l'Autriche et de la Croatie à cette conférence, notre interlocuteur se veut optimiste en assurant qu’ils finiront par prendre le train de l’histoire.

«Les tournants historiques ont toujours réclamé du temps et des efforts pédagogiques. Ainsi sur le plan humanitaire, plusieurs nations ont longtemps rechigné à ratifier la convention de Genève.

Sachant que ce pacte est une 1ère historique qui a demandé six ans de négociations avec les nations présentes, les absents finiront par revenir à de meilleurs sentiments», avance notre expert en migration.

Selon lui, la tenue de cet événement est déjà une victoire qui montre que 189 pays ont compris que, sans pacte, les flux migratoires resteraient ingérables et que la fermeture des frontières n’était plus la bonne réponse.

«Le Maroc est bien placé pour savoir que le monde est devenu un village globalisé car il a compris qu’il n’était plus un pays de transit mais d’accueil. Il convient donc de gérer cette nouvelle réalité au niveau mondial avec un pacte allant dans ce sens.

«Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous aurons donc un concept de référence pour juguler les flux migratoires et tarir les sources lucratives des réseaux mafieux.

L’exemple marocain mis en avant

«Ce pacte pourra mettre à profit l’expérience marocaine qui envoie, chaque année, 16.000 de ses ouvriers en Espagne dans le cadre d’une immigration sûre, ordonnée et régulière.

Celle-ci pourra donc être dupliquée, par exemple, par l’Allemagne, confrontée à un déclin démographique, qui pourra faire appel à une immigration choisie et voulue», suggère notre interlocuteur.

A la question de savoir pourquoi le Maroc ne monnaye pas la gestion des flux migratoires d’origine subsaharienne comme la Turquie (4 milliards d'euros), il affirme que le contexte de l’immigration du Moyen-Orient n’est pas le même que celui d’Afrique.

«Ce qui importe est la stabilité de l’Europe et de l’Afrique du nord. Depuis toujours, le Maroc a un rôle d’équilibriste qui prime sur les considérations financières car la stabilité géopolitique n’a pas de prix».

Le Maroc ne prévoit pas de nouvelles vagues de régularisation

Interrogé sur le virage récent des autorités marocaines qui n’hésitent plus à rafler des sans-papiers et à les expulser, notre interlocuteur tient à faire le distinguo entre personnes en règle et clandestins qui désirent passer le détroit pour s’installer en Europe.

«Tous ceux qui n’ont pas déposé de dossier de régularisation seront reconduits aux frontières car ils ne rentrent pas dans les critères de notre politique migratoire.

«Nous avons régularisé 50.000 immigrants et les 10.000 qui ont été déboutés peuvent faire appel devant une commission indépendante sachant qu’elle est présidée par le CNDH et pas par le gouvernement. Pour le reste, nous nous devons d’être fermes pour protéger la politique migratoire mise en place en 2013.

«Pour l’instant, il n’y aura pas de nouvelles vagues de régularisation même si, en fonction de besoins à l’avenir, nous n’excluons pas une nouvelle campagne en temps voulu», conclut notre source.

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