TICAD. Mohcine Jazouli “regrette l'ambiguïté japonaise”
Voici la première réaction officielle marocaine après le retrait du Royaume de la réunion ministérielle du TICAD au Japon.
Joint au téléphone, Mohcine Jazouli, ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale a "regretté l’ambiguïté qui a caractérisé la démarche japonaise à l’occasion de la tenue de la réunion ministérielle de la TICAD à Tokyo".
Selon d’autres délégations africaines contactées par Médias24, les autorités japonaises n’ont pas suffisamment fait preuve de fermeté ni d’intransigeance pour préserver la réunion et soutenir les acquis de la TICAD, en tant que cadre dédié au développement socio-économique, liant le Japon aux pays africains reconnus.
Selon les mêmes sources, en agissant de la sorte, les autorités japonaises ont affaibli la TICAD et l’ont détournée de ses fondamentaux et de ses objectifs initiaux conduisant des pays africains à ne plus s’y reconnaitre.
La commission de l’Union Africaine, instrumentalisée par les adversaires du Maroc, s’est clairement substituée d’une manière flagrante aux Etats africains pour décider de la nature et du format de participation à cette réunion, ôtant ainsi le caractère bilatéral qui a toujours caractérisé la TICAD depuis sa création en 1993.
Se rendant compte des dérapages ayant abouti à cette situation déplorable, le ministre japonais des Affaires étrangères a tenu, d’emblée, en ouverture de la séance plénière, à rappeler que "la présence de cette entité ne signifie en aucune manière une quelconque reconnaissance explicite ou implicite du Japon de ce groupe ni encore moins un changement de sa position constante concernant la question du Sahara marocain".
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