Formation professionnelle: la commission ad hoc obtient un délai supplémentaire
La commission présidée par Saâdeddine Elotmani a obtenu un délai supplémentaire pour transmettre au Roi Mohammed VI son "programme de projets et mesures précis et d’application immédiate qui seront notamment financés avec le concours du Fonds Hassan II". Il s'agissait notamment de mise à niveau de l'offre de formation professionnelle, la diversification et la valorisation des métiers et la modernisation des méthodes pédagogiques.
La décision de créer cette commission avait été annoncée par le Roi le 1er octobre dernier au cours d'une séance de travail consacrée à la formation professionnelle et à sa réorientation, sa mise à niveau et à la conception de nouveaux projets y compris les formations courtes.
Le Roi avait accordé trois semaines à cette commission.
Un communiqué du cabinet royal, publié ce samedi 27 octobre et diffusé par l'agence MAP, indique que la commission a demandé un "court délai supplémentaire", demande qui a été validée par le Souverain.
Après le discours du 20 aout, les premières décisions et mesures à prendre, consistaient en particulier en:
"-la restructuration des filières de la formation professionnelle,
"-la création d’une nouvelle génération de centres de formation et de qualification des jeunes,
"-la systématisation du conseil en orientation précoce vers les filières professionnelles,
"-le développement de la formation par alternance,
"-l’apprentissage des langues,
"-ainsi que la promotion de l’entreprenariat des jeunes dans leurs domaines de compétence.
Le 1er octobre, le Roi a donné ses directives pour le développement de nouvelles formations dans les secteurs et métiers porteurs tout en mettant à niveau les formations dans les métiers dits classiques, qui demeurent les principaux pourvoyeurs d’emplois pour les jeunes, tels que ceux liés aux secteurs de l’industrie, des services, le BTP, l’agriculture, la pêche, l’eau, l’énergie et l’artisanat.
Le Roi a particulièrement mis l’accent sur la nécessité de développer davantage l’offre de la formation professionnelle, en adoptant de nouveaux standards de qualité, notamment dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme de façon à stimuler et accompagner l’essor essentiel de ce secteur stratégique.
La formation professionnelle dans le secteur de la santé, incluant les métiers paramédicaux et de techniciens de santé, notamment en maintenance et réparation des équipements médicaux où il existe un réel potentiel d’emplois, a été également citée.
De même, le Roi a annoncé la nécessité de mettre en place des formations qualifiantes courtes de près de quatre mois, intégrant des modules linguistiques et techniques destinés aux personnes ayant acquis une expérience dans le secteur informel, et ce en vue de leur offrir l’opportunité d’intégrer le secteur formel et de valoriser ainsi leurs savoir-faire et aptitudes. Selon nos informations, le patronat marocain sera impliqué dans ces formations courtes.
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