Décès d'une jeune Marocaine de 23 ans dans l'incendie d'un immeuble à Paris
Une jeune ressortissante marocaine a trouvé la mort à la suite du violent incendie qui a ravagé, dans la nuit de lundi à mardi, un immeuble d'habitation au XVIème arrondissement de Paris, a-t-on appris mercredi de source consulaire marocaine dans la capitale française.
Le décès de M.I., 23 ans, qui habitait l’immeuble, a été confirmé de source policière au Consulat général du Maroc à Paris.
La jeune fille, dont le corps se trouve à l’Institut médico-légal, n’avait plus donné de nouvelles d’elle aux membres de sa famille et à ses collègues de travail depuis la survenue du sinistre qui a fait dix morts et une trentaine de blessés.
Ses proches, qui ont vainement tenté de la joindre par téléphone, ont ainsi pris contact avec les membres de sa famille pour faire part de leurs inquiétudes.
La mère de la jeune fille s’est ainsi déplacée d’urgence du Maroc à Paris où elle a subi un prélèvement ADN en vue de sa confrontation avec ceux des corps des victimes toujours en cours d’identification.
Parallèlement, le Consulat général du Maroc à Paris a maintenu un contact permanent avec la police judiciaire chargée de l’enquête.
Née à Nice, M.I. est immatriculée auprès du Consulat général du Maroc à Montpellier, dans le sud-est de la France.
Sitôt le décès confirmé, le Consul général du Maroc à Paris, Mustapha Bouazzaoui, s’est rendu sur place pour entamer les procédures d’usage.
L’incendie de cet immeuble résidentiel, le plus violent et le plus lourd en termes de victimes que la France ait connu depuis plus de 15 ans, serait d’origine criminelle.
Le procureur de la république à Paris, Rémy Heitz, a indiqué à ce propos qu’une habitante de l'immeuble a été interpellée non loin des lieux et placée en garde à vue.
Il s'agit «d'une femme de 40 ans présentant des antécédents psychiatriques», a précisé le procureur.
L’intéressée devait par la suite être internée dans la clinique psychiatrique relevant de la préfecture de police de Paris en attendant de trancher sur l’éventualité de sa judiciarisation.
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