Le paiement mobile fera son entrée en 2017 au Maroc sous l'impulsion de Bank Al-Maghrib
EXCLUSIF. L’élaboration d’un système de paiement mobile au Maroc est en cours. La solution sera opérationnelle au plus tard fin 2017.
C’est Bank Al-Maghrib qui chapeaute ce projet national. La Banque centrale veut encourager l’utilisation des paiements électroniques et réduire la circulation de cash.
«Bank Al-Maghrib, en coopération avec l’ANRT et d’autres acteurs, a mené une étude qui a permis de conclure que la mise en place d’une solution de paiement mobile largement diffusée et à bas coût apparaît comme étant la solution la plus adéquate et la plus rapide à mettre en œuvre", indique une source autorisée à Bank Al-Maghrib, contactée par Médias 24.
Selon notre source, cette étude a permis d’identifier les premiers flux des transactions qui pourraient être dématérialisées: Principalement, les transferts nationaux entre particuliers de faibles montants, les achats effectués par des particuliers dans le commerce de détail, le paiement de factures de services en réseau et l’achat de recharges téléphoniques.
L’étude a également permis de déterminer les besoins technologiques, les plateformes techniques à mettre en œuvre ou à faire évoluer, les adaptations et évolutions à opérer, ainsi que les pistes de complémentarité entre les modes de paiement existants et le paiement mobile.
Bank Al-Maghrib a ensuite finalisé, après consultation des différents opérateurs, deux circulaires relatives aux conditions d’exercice des établissements de paiement et aux modalités d’offre des services de paiement. Ces deux circulaires ont été validées par le comité des établissements de crédit le 1er juin.
"Ce cadre réglementaire permettra aux opérateurs et acteurs non bancaires d’ouvrir des comptes de paiement et d’offrir des services de paiement pour le compte de leur clientèle, créant ainsi un marché concurrentiel des services de paiement", explique la Banque centrale.
La mise en place de cette solution va bon train. Bank Al-Maghrib a lancé un appel d’offres pour la sélection d’un cabinet spécialisé pour accompagner les acteurs concernés à la mise en œuvre effective du système de paiement mobile. "L’adjudicataire sera connu fin septembre 2016. Le but est d’avoir une solution opérationnelle au plus tard fin 2017".
Le téléphone comme moyen de paiement
Adossé à un compte bancaire, le téléphone (il n’est pas nécessaire que cela soit un smartphone) permettra de régler des achats en effleurant un terminal monétique compatible NFC. La banque débite automatiquement le compte et le paiement est ensuite confirmé par le biais d’un message sur votre téléphone.
Tout le monde y trouve son compte: Les banques, car c’est l’occasion d’attirer plus de clients dans un marché en pleine croissance. Pour le client, c’est un gain de temps. En un seul geste, il paie et dispose de sa facture. En outre, le paiement mobile limitera l’usage du cash et donc le risque de vol ou de détournement.
Autres bénéficiaires, les grandes surfaces. Le paiement mobile fluidifie le passage en caisse. Le temps se réduit pour chaque passage. Enfin, du côté des entreprises qui collectent du cash auprès d’un réseau très dispersé, le paiement mobile résout pour elles les problèmes de collecte, de sécurité, d’acheminement ou encore de recoupement.
Pour les sceptiques, rassurez-vous. Plusieurs niveaux de codes permettent de sécuriser les transactions. Et dans le cas de perte ou de vol du téléphone, l’application peut être bloquée aussitôt à distance. La traditionnelle carte bancaire vit peut être ses derniers instants!
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