Lancée le 25 mars, NRJ Maroc sera une web radio

NRJ Maroc sera une web radio et ce n’est pas pour rien que Hakim Chagraoui, le porteur du projet, a fait ce choix. Voulant toucher une cible bien définie qui consomme tout sur Internet et en se basant sur des études de terrain, le modèle de NRJ Maroc semble bien tenir la route.

La radio musicale NRJ Maroc sera lancée le 25 mars prochain sur le web et via une application mobile disponible sur tous les terminaux. Un nouveau venu dans le petit cercle des radios et qui risque de chambouler le paysage médiatique marocain. C’est le fruit de plusieurs mois de négociations entre Hakim Chagraoui, 35 ans et porteur du projet, et la station radio préférée des jeunes français.

Via son entreprise Radio Planète et grâce à sa grande expérience dans l’événementiel, ce Casablancais a réussi à convaincre NRJ de lui accorder la licence de la marque. Dans cette aventure, Hakim Chagraoui est seul. Il est associé unique de son entreprise et il supportera seul, ou avec quelques partenaires qui lui font confiance, l’investissement global. "Nous allons devoir mettre environ 30 millions de DH comme investissement, mais ça sera échelonné sur quelques années", annonce le jeune directeur général de Radio Planète. Pour le moment, le montant qui a été investi ne dépasse pas 3 millions de DH, et comprend l'achat du local et le matériel.

Chercher les jeunes sur Internet

Le choix de partir sur une web radio est loin d’être arbitraire, même s’il peut paraître risqué à première vue. Hakim Chagraoui, serial entrepreneur qu’il est, a passé en revue les différentes possibilités pour aboutir à ce modèle. Il est évident que quand un investisseur pense à monter une station radio, la première des choses à laquelle il songe, c’est une radio classique via des ondes FM.

"L’investissement pour une radio FM est excessivement lourd, il faut compter un minimum de 30 millions de DH au départ et rien que pour la licence, la location des émetteurs et quelques fréquences qui ne vont pas couvrir tout le Maroc", se justifie ce jeune entrepreneur.

Cet obstacle financier n’est pas l’unique raison qui a poussé Hakim à opter pour le web. Stratégiquement, sa radio serait mieux accueillie, selon lui, par sa cible si elle est diffusée sur le web. "Nous ciblons la population âgée entre 15 et 30 ans et qui est perpétuellement connectée. Ces jeunes consomment tous les produits sur Internet, à l’image des films, des séries, des émissions ou même des radios étrangères", argumente DG de Radio Planète.

En plus de cela, la marque, NRJ, qu’il va implanter au Maroc, est selon lui, très connue des jeunes internautes. Sur les chiffres de l’audimat livrés par NRJ France, il arrive que le nombre des Marocains qui l’écoutent atteigne 300.000 par jour, en plus des 100.000 qui interagissent sur la page Facebook de la radio. Grâce à quoi, le Maroc est le deuxième pays après la France qui écoute le plus NRJ, avant la Côte d’Ivoire et l’Algérie. Des statistiques qui illustrent l’intérêt que portent les jeunes marocains à la programmation de la station radio dont 94% de l’audience provient du web.

La fin annoncée de la FM

Un élément technique est venu lui aussi conforter l’option de la web radio. L’utilisation des médias change dans le monde, et au Maroc cela arrive petit à petit. La Norvège a, par exemple, carrément supprimé les bandes FM depuis le début de l’année et incite les consommateurs à basculer vers le digital. D’autres pays suivront certainement, à l’instar de l’Angleterre qui a entamé la réflexion dans ce sens.

"Au Maroc, nous ne sommes pas encore à ce niveau mais nous avons remarqué que les grandes surfaces ne vendent plus de postes radios", constate Hakim Chagraoui. D’ailleurs, même les nouvelles voitures sont de plus en plus équipées d’un poste radio connecté et n’utilisent plus les bandes FM.

"Nous avons eu accès à différentes études réalisées notamment par l’Unesco ou encore des associations marocaines qui confirment aussi la baisse de l’audimat sur les ondes FM", développe Hakim Chagraoui. Autre argument important, les avantages des applis mobiles. La qualité du son, par exemple, qui est un point important, en plus des autres informations que l’auditeur pourrait avoir sur l’artiste ou sur l’album.

"Je devais prouver à NRJ que ce modèle pourrait marcher au Maroc, et j’avais assez d’éléments pour y arriver et j’ai eu la licence qui me permet d’utiliser le nom de NRJ pour la radio et pour les évènements", explique fièrement ce nouveau patron de radio. Il nous raconte aussi que l’étape préliminaire a duré près de 4 ans et les négociations avec NRJ ont pris 18 mois avant la conclusion.

Une charte à respecter

Une licence qui jusqu'à présent n'a rien coûté à Hakim Chagraoui. L’entreprise française ne détient non plus aucune participation dans le capital de l’entreprise marocaine. Le groupe NRJ touchera des royalties à la fin de chaque d’année sur le chiffre d’affaires qu’aura réalisé la web radio marocaine. "Je ne peux pas en dire plus sur ce que NRJ touchera, le contrat qui me l’interdit", répond catégoriquement ce jeune entrepreneur.

D’ailleurs, ce contrat est accompagné d’une charte d’utilisation relative à la programmation qu’il faut respecter à la lettre sinon il risque de perdre sa licence. Toutes les entreprises qui ont pu jouir de la marque NRJ de par de monde, à l’instar des USA, du Canada, du Liban ou encore en Russie ont eu les mêmes exigences.

Le respect de la charte va de la décoration du studio jusqu’à l’architecture du site et de l’application. "Sur les images que nous allons diffuser sur Internet, le spectateur ne saura pas forcément si ce sont les studios de Casablanca ou de Paris. C’est le principe", nous explique Hakim Chagraoui. 

150 web radios au lancement

Au Maroc, NRJ ne lancera pas seulement une seule radio, mais les auditeurs auront droit à 150 web radios thématiques disponibles sur l’application dès le premier jour. "Ce sont des web radios thématiques que les équipes de NRJ ont pré-programmées et qui diffusent dans les pays où la marque est présente. Pour ces radios thématiques, nous n’avons la main que sur le jingle publicité", explique Hakim Chagraoui. Dans un premier temps, le jeune patron espère récupérer 1,5 million d’auditeurs marocains qui écoutent NRJ France en moyenne par mois.

La chaîne consacrera 5 minutes chaque heure pour la publicité et là encore, NRJ se démarque. Grâce à un logiciel de la boîte et à l’enregistrement initial des utilisateurs via Facebook, la publicité peut être ciblée selon les besoins de l’annonceur. "Tous nos auditeurs n’auront pas les même spots publicitaires et l’annonceur touche facilement sa cible", précise Hakim Chagraoui.

Actuellement, les équipes s'activent pour trouver des partenaires qui vont accompagner NRJ Maroc dans ses évènements. "Ce sont des accords qui vont permettre à nos partenaires d’utiliser la marque NRJ dans leurs produits et nos auditeurs auront le droit à des cadeaux ou à des remises", explique notre interlocuteur.

Le modèle économique que veut instaurer Hakim se basera sur des partenariats sur le long terme et pas seulement des campagnes de communication ponctuelles. "Notre souhait, c’est de signer des contrats qui vont s’étaler sur 5 années", précise Hakim Chagraoui. Selon lui, avec deux grands partenaires son entreprises atteindra l’équilibre d’ici 4 ans. 

Si la chaîne sera lancée ce 25 mars, ce n’est qu’au mois de septembre que la grille des programmes sera étoffée et figée. Une période de pré-lancement qui permettra aux équipes de se familiariser avec les auditeurs et avec la charte de la boîte. "Quelques-unes de nos équipes sont en formation actuellement en France pour apprendre à maîtriser les logiciels mais aussi les contraintes de NRJ", explique Hakim Chagraoui. 

L’équipe entière sera composée de 16 personnes et sera complétée au fur et à mesure des besoins. D’ailleurs, quelques mois après le lancement, un studio mobile va sillonner le Maroc à la recherche de "l’animateur de demain" qui viendra un jour rejoindre les vrais studios casablancais.

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NRJ Maroc sera une web radio et ce n’est pas pour rien que Hakim Chagraoui, le porteur du projet, a fait ce choix. Voulant toucher une cible bien définie qui consomme tout sur Internet et en se basant sur des études de terrain, le modèle de NRJ Maroc semble bien tenir la route. 

La radio musicale NRJ Maroc sera lancée le 25 mars prochain sur le web et via une application mobile disponible sur tous les terminaux. Un nouveau venu dans le petit cercle des radios et qui risque de chambouler le paysage médiatique marocain. C’est le fruit de plusieurs mois de négociations entre Hakim Chagraoui, 35 ans et porteur du projet, et la station radio préférée des jeunes français.

Via son entreprise Radio Planète et grâce à sa grande expérience dans l’événementiel, ce Casablancais a réussi à convaincre NRJ de lui accorder la licence de la marque. Dans cette aventure, Hakim Chagraoui est seul. Il est associé unique de son entreprise et il supportera seul, ou avec quelques partenaires qui lui font confiance, l’investissement global. "Nous allons devoir mettre environ 30 millions de DH comme investissement, mais ça sera échelonné sur quelques années", annonce le jeune directeur général de Radio Planète. Pour le moment, le montant qui a été investi ne dépasse pas 3 millions de DH, et comprend l'achat du local et le matériel.

Chercher les jeunes sur Internet

Le choix de partir sur une web radio est loin d’être arbitraire, même s’il peut paraître risqué à première vue. Hakim Chagraoui, serial entrepreneur qu’il est, a passé en revue les différentes possibilités pour aboutir à ce modèle. Il est évident que quand un investisseur pense à monter une station radio, la première des choses à laquelle il songe, c’est une radio classique via des ondes FM.

"L’investissement pour une radio FM est excessivement lourd, il faut compter un minimum de 30 millions de DH au départ et rien que pour la licence, la location des émetteurs et quelques fréquences qui ne vont pas couvrir tout le Maroc", se justifie ce jeune entrepreneur.

Cet obstacle financier n’est pas l’unique raison qui a poussé Hakim à opter pour le web. Stratégiquement, sa radio serait mieux accueillie, selon lui, par sa cible si elle est diffusée sur le web. "Nous ciblons la population âgée entre 15 et 30 ans et qui est perpétuellement connectée. Ces jeunes consomment tous les produits sur Internet, à l’image des films, des séries, des émissions ou même des radios étrangères", argumente DG de Radio Planète.

En plus de cela, la marque, NRJ, qu’il va implanter au Maroc, est selon lui, très connue des jeunes internautes. Sur les chiffres de l’audimat livrés par NRJ France, il arrive que le nombre des Marocains qui l’écoutent atteigne 300.000 par jour, en plus des 100.000 qui interagissent sur la page Facebook de la radio. Grâce à quoi, le Maroc est le deuxième pays après la France qui écoute le plus NRJ, avant la Côte d’Ivoire et l’Algérie. Des statistiques qui illustrent l’intérêt que portent les jeunes marocains à la programmation de la station radio dont 94% de l’audience provient du web.

La fin annoncée de la FM

Un élément technique est venu lui aussi conforter l’option de la web radio. L’utilisation des médias change dans le monde, et au Maroc cela arrive petit à petit. La Norvège a, par exemple, carrément supprimé les bandes FM depuis le début de l’année et incite les consommateurs à basculer vers le digital. D’autres pays suivront certainement, à l’instar de l’Angleterre qui a entamé la réflexion dans ce sens.

"Au Maroc, nous ne sommes pas encore à ce niveau mais nous avons remarqué que les grandes surfaces ne vendent plus de postes radios", constate Hakim Chagraoui. D’ailleurs, même les nouvelles voitures sont de plus en plus équipées d’un poste radio connecté et n’utilisent plus les bandes FM.

"Nous avons eu accès à différentes études réalisées notamment par l’Unesco ou encore des associations marocaines qui confirment aussi la baisse de l’audimat sur les ondes FM", développe Hakim Chagraoui. Autre argument important, les avantages des applis mobiles. La qualité du son, par exemple, qui est un point important, en plus des autres informations que l’auditeur pourrait avoir sur l’artiste ou sur l’album.

"Je devais prouver à NRJ que ce modèle pourrait marcher au Maroc, et j’avais assez d’éléments pour y arriver et j’ai eu la licence qui me permet d’utiliser le nom de NRJ pour la radio et pour les évènements", explique fièrement ce nouveau patron de radio. Il nous raconte aussi que l’étape préliminaire a duré près de 4 ans et les négociations avec NRJ ont pris 18 mois avant la conclusion.

Une charte à respecter

Une licence qui jusqu'à présent n'a rien coûté à Hakim Chagraoui. L’entreprise française ne détient non plus aucune participation dans le capital de l’entreprise marocaine. Le groupe NRJ touchera des royalties à la fin de chaque d’année sur le chiffre d’affaires qu’aura réalisé la web radio marocaine. "Je ne peux pas en dire plus sur ce que NRJ touchera, le contrat qui me l’interdit", répond catégoriquement ce jeune entrepreneur.

D’ailleurs, ce contrat est accompagné d’une charte d’utilisation relative à la programmation qu’il faut respecter à la lettre sinon il risque de perdre sa licence. Toutes les entreprises qui ont pu jouir de la marque NRJ de par de monde, à l’instar des USA, du Canada, du Liban ou encore en Russie ont eu les mêmes exigences.

Le respect de la charte va de la décoration du studio jusqu’à l’architecture du site et de l’application. "Sur les images que nous allons diffuser sur Internet, le spectateur ne saura pas forcément si ce sont les studios de Casablanca ou de Paris. C’est le principe", nous explique Hakim Chagraoui. 

150 web radios au lancement

Au Maroc, NRJ ne lancera pas seulement une seule radio, mais les auditeurs auront droit à 150 web radios thématiques disponibles sur l’application dès le premier jour. "Ce sont des web radios thématiques que les équipes de NRJ ont pré-programmées et qui diffusent dans les pays où la marque est présente. Pour ces radios thématiques, nous n’avons la main que sur le jingle publicité", explique Hakim Chagraoui. Dans un premier temps, le jeune patron espère récupérer 1,5 million d’auditeurs marocains qui écoutent NRJ France en moyenne par mois.

La chaîne consacrera 5 minutes chaque heure pour la publicité et là encore, NRJ se démarque. Grâce à un logiciel de la boîte et à l’enregistrement initial des utilisateurs via Facebook, la publicité peut être ciblée selon les besoins de l’annonceur. "Tous nos auditeurs n’auront pas les même spots publicitaires et l’annonceur touche facilement sa cible", précise Hakim Chagraoui.

Actuellement, les équipes s'activent pour trouver des partenaires qui vont accompagner NRJ Maroc dans ses évènements. "Ce sont des accords qui vont permettre à nos partenaires d’utiliser la marque NRJ dans leurs produits et nos auditeurs auront le droit à des cadeaux ou à des remises", explique notre interlocuteur.

Le modèle économique que veut instaurer Hakim se basera sur des partenariats sur le long terme et pas seulement des campagnes de communication ponctuelles. "Notre souhait, c’est de signer des contrats qui vont s’étaler sur 5 années", précise Hakim Chagraoui. Selon lui, avec deux grands partenaires son entreprises atteindra l’équilibre d’ici 4 ans. 

Si la chaîne sera lancée ce 25 mars, ce n’est qu’au mois de septembre que la grille des programmes sera étoffée et figée. Une période de pré-lancement qui permettra aux équipes de se familiariser avec les auditeurs et avec la charte de la boîte. "Quelques-unes de nos équipes sont en formation actuellement en France pour apprendre à maîtriser les logiciels mais aussi les contraintes de NRJ", explique Hakim Chagraoui. 

L’équipe entière sera composée de 16 personnes et sera complétée au fur et à mesure des besoins. D’ailleurs, quelques mois après le lancement, un studio mobile va sillonner le Maroc à la recherche de "l’animateur de demain" qui viendra un jour rejoindre les vrais studios casablancais.

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