La confirmation de l’adhésion du Maroc à la Cedeao ne sera finalement pas examinée au cours du sommet d’Abuja qui s’ouvre samedi 16 décembre. Elle fera probablement l’objet d’un sommet extraordinaire qui se tiendra au début de l’année 2018, en présence du Roi Mohammed VI, apprend Médias24 de source marocaine autorisée. Cette décision est prise en concertation étroite avec le Maroc.

La commission de la Cedeao envisageait de boucler l’étape juridique de cette adhésion au sommet d'Abuja. Mais techniquement, tout n’est pas prêt. Voici pourquoi.

Le 4 juin 2017 à Monrovia, le communiqué final actait l’accord de principe à la demande d’adhésion du Maroc et demandait l’élaboration d’une étude d’impact.

Le 28 août, le président de la Commission, Marcel de Souza, entamait une visite de plusieurs jours dans le Royaume (vidéo ci-dessous). Au cours de cette visite, il avait annoncé que le 52e sommet (ce 16 décembre) allait confirmer l’adhésion du Royaume.

Des groupes de travail mixtes ont été créés et l’élaboration de l’étude d’impact a été lancée début septembre. Cette étude n’a cependant été finalisée que le 7 décembre dernier, 9 jours avant le sommet d’Abuja.

Une étude de 70 pages qui est globalement positive

Notre source qui a pris connaissance de cette étude, nous en fournit quelques éléments:

-Juridiquement, rien dans les textes n'évoque cette adhésion ni ne l'empêche.

-Le Maroc n'est pas étranger à la zone. Il y dispose et a développé de nombreux liens humains, économiques et politiques.

-En termes de paix et de sécurité et en raison de son expérience, le Maroc est une valeur ajoutée pour cette région.

-Commercialement, le Maroc est le second partenaire africain de la Cedeao après l'Afrique du sud, sachant que ses échanges commerciaux sont concentrés sur certains secteurs et certains pays.

-Le tarif extérieur commun est différent de celui de la Cedeao et il faudra prévoir des modifications.

"Sachant que l'ordre du jour de ce sommet est "assez encombré", avec la crise chronique à Bissau, les attaques répétées au Mali et au Niger, les troubles au Congo ou au Libéria, sans compter les questions internes et statutaires, et après concertation avec le Maroc, l'idée s'est dirigée vers l'option d'un sommet extraordinaire en début d'année 2018", selon notre source. "Il aura pour seul point à l'ordre du jour, l'adhésion du Maroc, et se fera en présence du Roi Mohammed VI", ajoute t-elle.

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La commission de la Cedeao envisageait de boucler l’étape juridique de cette adhésion au sommet d'Abuja. Mais techniquement, tout n’est pas prêt. Voici pourquoi.

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Le 28 août, le président de la Commission, Marcel de Souza, entamait une visite de plusieurs jours dans le Royaume (vidéo ci-dessous). Au cours de cette visite, il avait annoncé que le 52e sommet (ce 16 décembre) allait confirmer l’adhésion du Royaume.

Des groupes de travail mixtes ont été créés et l’élaboration de l’étude d’impact a été lancée début septembre. Cette étude n’a cependant été finalisée que le 7 décembre dernier, 9 jours avant le sommet d’Abuja.

Une étude de 70 pages qui est globalement positive

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-Juridiquement, rien dans les textes n'évoque cette adhésion ni ne l'empêche.

-Le Maroc n'est pas étranger à la zone. Il y dispose et a développé de nombreux liens humains, économiques et politiques.

-En termes de paix et de sécurité et en raison de son expérience, le Maroc est une valeur ajoutée pour cette région.

-Commercialement, le Maroc est le second partenaire africain de la Cedeao après l'Afrique du sud, sachant que ses échanges commerciaux sont concentrés sur certains secteurs et certains pays.

-Le tarif extérieur commun est différent de celui de la Cedeao et il faudra prévoir des modifications.

"Sachant que l'ordre du jour de ce sommet est "assez encombré", avec la crise chronique à Bissau, les attaques répétées au Mali et au Niger, les troubles au Congo ou au Libéria, sans compter les questions internes et statutaires, et après concertation avec le Maroc, l'idée s'est dirigée vers l'option d'un sommet extraordinaire en début d'année 2018", selon notre source. "Il aura pour seul point à l'ordre du jour, l'adhésion du Maroc, et se fera en présence du Roi Mohammed VI", ajoute t-elle.

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