Chaouki Benayoub nommé Délégué interministériel aux droits de l'homme
Le Roi Mohammed VI a reçu jeudi 6 décembre 2018 au Palais Royal à Rabat, M. Ahmed Chaouki Benayoub, que le Souverain a nommé au poste de Délégué interministériel aux droits de l’Homme (DIDH), annonce un communiqué du cabinet royal relayé par l'agence MAP.
Lors de cette audience, le Souverain a mis l’accent sur le rôle de cette Délégation dans le suivi de la politique gouvernementale, notamment dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l’Homme, et de la coordination en la matière avec les départements ministériels et les établissements concernés, en plus du suivi de la mise en œuvre des conventions internationales y afférentes et l'élaboration et la présentation des rapports nationaux devant les mécanismes onusiens compétents.
Le Roi a appelé le nouveau Délégué interministériel à poursuivre les efforts pour la préservation des acquis réalisés, l’intégration de la culture des droits de l’Homme dans les politiques publiques nationales et le renforcement de la coopération avec les acteurs et les organisations concernés, gouvernementaux et non-gouvernementaux, conclut le communiqué.
Qui est Ahmed Chaouki Benayoub?
Ahmed Chaouki Benayoub, nouveau Délégué interministériel aux droits de l’Homme, est né en 1957 à Marrakech.
Titulaire d'une licence en droit public (1984), avocat auprès du barreau de Rabat, M. Benayoub est membre du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) depuis 2011.
Il a été membre de l'Instance Équité et Réconciliation (IER) et membre du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), où il avait présidé le groupe de travail chargé de la protection des droits de l'Homme, puis de celui en charge des études de législation et des politiques publiques.
M. Benayoub a été aussi vice-président de l'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH) et conseiller auprès de l'Observatoire national des droits de l'enfant, ayant notamment été chargé de l'encadrement des sessions du Parlement de l'enfant.
Expert et formateur en matière de mécanismes de protection et de promotion des droits de l'Homme, M. Benayoub œuvre comme conseiller auprès d'organismes régionaux et internationaux dans ce domaine.
Il est auteur de nombre d'études sur les questions juridiques humanitaires, dont un guide sur "La justice des mineurs", "Les garanties juridiques d'un procès équitable" et "La Commission d'arbitrage indépendante". Il a également contribué à des ouvrages collectifs tels que "Les droits de l'Homme et la transition démocratique au Maroc" (collectif, en langue arabe), "Le Maroc et les disparitions forcées" et "Le parlement de l'enfant".
Ahmed Chaouki Benayoub est marié et père d'un enfant.
La Délégation interministérielle aux droits de l'Homme
Créée en avril 2011 afin de renforcer l’action gouvernementale en matière des droits de l’Homme et la coordination entre les acteurs concernés, la Délégation interministérielle aux droits de l'Homme (DIDH) est aujourd’hui rattachée au Ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme.
«Le ministre d’Etat (M. Ramid) a l’autorité sur l’ensemble des structures» de la DIDH (décret en mai 2017).
Selon le décret portant sa création, la DIDH a pour missions de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière des droits de l’Homme, de coordonner l’action gouvernementale en matière de promotion de la culture des droits de l’Homme et de proposer les mesures nécessaires pour leur intégration dans les politiques publiques.
Elle est également chargée d'élaborer et présenter les rapports nationaux aux mécanismes des Nations Unies ainsi que de renforcer la participation du Maroc à la dynamique internationale dans le domaine des droits de l’Homme.
La DIDH travaille en collaboration avec les acteurs nationaux et internationaux concernés par les droits de l’Homme : départements ministériels, institutions et instances consultatives, société civile, institutions et organisations internationales.
à lire aussi
Article : Mines. Où se concentre la nouvelle richesse minière du Maroc ?
Porté par la flambée des cours des métaux et la mise en service de nouveaux sites miniers en 2025, le secteur minier marocain hors phosphates a accéléré sa cadence. Alors que le plan gouvernemental vise à atteindre 15 milliards de DH à l’horizon 2030, le secteur est d’ores et déjà en passe de franchir le cap historique du milliard de dollars de revenus dès cette année. Tour d'horizon complet.
Article : LabelVie-Retail Holding. Les dessous d’une fusion inédite qui veut redessiner le retail marocain
C’est une opération peu commune sur la place casablancaise : Label Vie, société cotée, doit être absorbée par Retail Holding, sa maison mère non cotée, appelée à devenir la nouvelle entité boursière du groupe. Derrière ce montage technique, l'ambition est plus large : transformer un ensemble d’enseignes en plateforme intégrée, capable de peser davantage au Maroc comme à l’international.
Article : Avec le Waldorf Astoria, Rabat veut changer de rang dans le tourisme haut de gamme (opérateurs)
L’arrivée du Waldorf Astoria marque un tournant dans le repositionnement touristique de la capitale, estiment la ministre de tutelle ainsi que les présidents, actuel et ancien, des CRT de Casablanca et de Rabat. Entre montée en gamme, attractivité accrue et effet d’entraînement sur l’ensemble du secteur, ce projet cristallise de fortes attentes chez les opérateurs concernés.
Article : Dans son bras de fer avec la BMCI, Abdelmalek Abroun obtient la suspension d’une saisie immobilière
Premier effet tangible du redressement personnel de Abdelmalek Abroun : le tribunal de commerce de Rabat a suspendu une vente aux enchères engagée par la BMCI sur un bien immobilier du dirigeant du groupe Abroun Gold TV Sat. Détails exclusifs.
Article : Au port de Casablanca, la congestion s’aggrave et inquiète toute la chaîne logistique
Au port de Casablanca, la congestion s’est installée dans la durée, entraînant une forte hausse des coûts pour les opérateurs et des temps d’attente particulièrement élevés pour les navires. Selon des sources jointes par nos soins, le phénomène est désormais visible à l’œil nu, avec des files qui débordent largement du périmètre portuaire. Le point.
Article : Football. La Ligue professionnelle et le casse-tête juridique de l'interdiction de déplacement des supporters
Après les incidents survenus en marge de plusieurs rencontres, la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) a décidé de restreindre les déplacements de supporters visiteurs lors des prochaines journées de Botola. Présentée comme une réponse sécuritaire à la recrudescence des violences, cette mesure soulève aussi une question juridique sensible : jusqu’où une instance sportive peut-elle limiter la liberté de circulation des citoyens ?