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Interview télévisée d'El Otmani: le verbatim

Et soudain, El Otmani communique. Et semble pressé de le faire. Après avoir convoqué à la hâte les chaînes de TV et deux titres de la presse digitale mercredi soir, le voici, sur les chapeaux de roues, qui organise une rencontre télévisée avec la presse.

Interview télévisée d'El Otmani: le verbatim
N. E.
Le 2 juillet 2017 à 12h00 | Modifié 11 avril 2021 à 2h42

Le chef du gouvernement est encore au stade de la construction de l’image et pour le moment, cet exercice ne lui réussit que modérément. Il apparaît un peu timoré, parfois langue de bois, diluant son discours dans de longues phrases et des généralités. En un mot, il n’est pas toujours convaincant.

Samedi 1er juillet soir, sur Al Aoula et 2M (pourquoi les deux?), l’émission avec El Otmani était très attendue et regardée. Elle n’a pas tenu toutes ses promesses. Verbatim.
 

>Moralisation de la vie publique

C'est l’une des questions les plus pertinentes de la rencontre, posée par Abdellah Tourabi (vidéo ci-après). Elle concerne les attentes de l’opinion publique en matière de moralisation de la vie publique et politique.

Tourabi cite deux exemples: la rumeur concernant la somme de 170 MDH dans le domicile d’un ex-parlementaire et le cas Saïd Chaou, accusé de trafic de drogue et d’activités criminelles alors qu’il est également un ex-parlementaire.

N’est-il pas temps de prendre des décisions fortes pour moraliser la vie politique? s’interroge notre confrère.

C’est une question de fond et c’est la question du jour. El Otmani ne saisit pas sa portée, ou botte en touche. En tous les cas, il répond à côté: "Les élus ne sont pas au-dessus des lois. Dans toutes les professions et tous les domaines, il y a eu des poursuites".

Il enchaîne sur l’affaire Chaou et le fait que les Pays Bas ont témoigné de leur confiance en la justice marocaine en l’arrêtant et acceptant le principe d’une extradition sous réserve des procédures légales.

En réalité, le problème est ailleurs.

L’info sur les 170 MDH s’est avérée fausse. Il suffisait d’ailleurs de la lire le premier jour pour s’en rendre compte: la supposée descente de la BNPJ n’était ni sourcée ni contextualisée. La date n’était pas indiquée, ni le pourquoi de cette descente (quelle enquête, quel ordre de quel parquet ou juge d’instruction, dans le cadre de quelle affaire…). Mais elle a buzzé d’une manière remarquable.

Ensuite, est venu le démenti de la DGSN qui n’a pas convaincu toute l’opinion, si l’on en juge par les innombrables commentaires sur les réseaux sociaux.

Cela prouve une seule chose: une partie de nos concitoyens voulaient y croire. Le démenti les a déçus. La vérité passe en arrière-plan. Ce qui compte, c’est d’y croire. Parce que de toutes les manières, on considère qu’une partie de la classe politique et plus généralement de ceux qui ont réussi "l’ont fait dans des conditions opaques ou douteuses".

Cette conviction existe. Elle reflète un besoin de moralisation de la vie publique et de lutte contre la corruption dans tous les domaines.

>Les tensions au sein du PJD et les relations avec Benkirane

"Les relations avec Benkirane sont bonnes. Le secrétaire général lui-même après la réunion du secrétariat général jeudi, l’a indiqué dans une déclaration très précise. Il a dit: nous nous sommes réunis, nous nous sommes chamaillés, nous avons trouvé un terrain d’entente".

Il confirme les informations de presse au sujet d’un élargissement du secrétariat général du PJD à quatre nouveaux noms. Benkirane a en effet proposé six noms, et suite à un vote à bulletins secrets, quatre ont été choisis. Les quatre sont des proches de Benkirane qui a estimé être trop minoritaire au sein de cette instance dominée par les ministres PJD.

>Al Hoceima. Les accusations de séparatisme

Là, El Otmani reconnaît que les déclarations de partis de la majorité stigmatisant la population d’Al Hoceima et les manifestants et les accusant de séparatisme, étaient infondées et n’auraient pas dû être faites.

>Al Hoceima, un chantier. Le rôle des partis en question

El Otmani reconnaît que les partis et les élus n’ont pas été audibles dans cette crise d’Al Hoceima. Il estime que la réponse est dans "la démocratie et l’indépendance des partis".
"L’Agence de développement du nord a lancé plus de 200 appels d’offres. La ville devient un chantier. Mais le développement a besoin de stabilité et de paix sociale. Nous sommes en contact avec des institutions pour investir dans la région", révèle El Otmani.

 

>La libération des détenus du "hirak"

Question de Samir Chaouki: "l’apaisement nécessite la libération des détenus".

Réponse: "Nous sommes entrés dans une ère d’indépendance totale de la Justice."

En réalité, jusqu’au 7 octobre, le parquet relève toujours du ministre de la Justice, donc du gouvernement.

 

Voici l’enregistrement intégral de l’émission


 

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N. E.
Le 2 juillet 2017 à 12h00

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