Après les décisions royales: la liste de ceux qui seront interdits de responsabilités officielles
Le Roi Mohammed VI a annoncé mardi 24 octobre, le limogeage de quatre ministres et d'un DG d'office, tous en activité. Concernant les anciens ministres dont la responsabilité dans les retards et dysfonctionnements du proramme d'Al Hoceima, le communiqué du cabinet royal indique qu'ils ne seront plus désignés à des responsabilités officielles.
Voici les passages concernés dans le communiqué:
(...)
"- Se basant sur les différents rapports soumis à la Haute appréciation du Souverain par l’Inspection générale de l’administration territoriale, l’Inspection générale des finances et la Cour des Comptes et après détermination des responsabilités, de manière claire et précise, prenant en considération le degré de manquement dans l’exercice de la responsabilité, SM le Roi, que Dieu L’assiste, a décidé un ensemble de mesures et sanctions à l’encontre de plusieurs ministres et hauts responsables.
"Dans ce cadre, et en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution, notamment dans son alinéa 3, et après consultation du chef du gouvernement, Sa Majesté le Roi a décidé de mettre fin aux fonctions de plusieurs responsables ministériels. Il s’agit de :
"- Mohamed Hassad, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en sa qualité de ministre de l’Intérieur dans le gouvernement précédent ;
"- Mohamed Nabil Benabdellah, ministre d’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, en sa qualité de ministre de l’Habitat et de la Politique de la ville dans le gouvernement précédent ;
"- El Houcine Louardi, ministre de la Santé, en sa qualité de ministre de la Santé dans le gouvernement précédent ;
"- Larbi Bencheikh, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, chargé de la formation professionnelle, en sa qualité d’ancien directeur général de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail ;
"Sa Majesté a décidé également de mettre fin aux fonctions de Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable.
"Pour ce qui est des autres responsables dans le gouvernement précédent également concernés par ces dysfonctionnements, Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, a décidé de leur notifier sa non satisfaction, pour n’avoir pas été à la hauteur de la confiance placée en eux par le Souverain et pour n’avoir pas assumé leurs responsabilités, affirmant qu’aucune fonction officielle ne leur sera confiée à l’avenir.
"Il s’agit de :
"Rachid Belmokhtar Benabdellah, en sa qualité d’ancien ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle ;
"Lahcen Haddad, en qualité d’ancien ministre du Tourisme ;
"Lahcen Sekkouri, en sa qualité d’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports ;
"Mohamed Amine Sbihi, en sa qualité d’ancien ministre de la Culture ;
"Hakima El Haiti, ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Environnement ;
"Par la suite, SM le Roi a chargé le chef du gouvernement de soumettre des propositions de nomination de nouveaux responsables dans les postes vacants.
"En ce qui concerne le reste des responsables administratifs au sujet desquels les rapports ont relevé des manquements et des dysfonctionnements dans l’exercice de leurs fonctions, et qui sont au nombre de 14, Sa Majesté le Roi a donné Ses Hautes Instructions au chef du gouvernement en vue de prendre les mesures nécessaires à leur encontre, et de soumettre un rapport à ce sujet à Sa Majesté". (...)
Pour la seconde liste, il est explicitement indique "qu’aucune fonction officielle ne leur sera confiée à l’avenir". Cette indication ne figure pas pour la première liste, celle des responsables en exercice: Hassad, Benbdellah, Louardi, Bencheikh et Fassi Fihri.
Selon des sources concordantes et bien informées, l'ensemble des noms qui figurent sur ces deux listes sont concernés et ne se verront plus accorder une responsabilité officielle. Au total, dix noms sont donc concernés, en attendant la liste des 14 responsables, qui exercent de hautes fonctions, sans être toutefois ni ministres ni à la tête d'entreprises publiques.
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