Saadeddine Elotmani, Mustapha Ramid et Jamaa Moâtassim, du PJD ont rendu visite le 13 septembre au secrétaire général du PPS Nabil Benabdellah à son domicile. Ce dernier était accompagné de Khalid Naciri et Abdelouahed Souhail.

Cette rencontre intervient à un moment où les tensions entre les deux partis sont au plus haut. Rien ne va plus entre les deux alliés depuis que le PJD a demandé et obtenu l’éviction de la secrétaire d’Etat Chrafat Afilal du gouvernement sans en informer le parti de cette dernière, le PPS.

S’en est suivie une colère sans précédent du PPS contre le parti de la Lampe. Les différentes sorties médiatiques du parti du Livre laissent entendre clairement que le parti n'exclut pas de quitter le navire gouvernemental.

A travers sa visite, Elotmani tente d’apaiser les tensions. Une source présente à la rencontre a assuré à Médias24, sans vouloir entrer dans les détails, que "la rencontre a eu lieu à la demande de Saadeddine Elotmani".

L’objectif était principalement de transmettre au PPS quelques messages importants. "Le regret du PJD à propos de l’incident qui s’est produit avec Chrafat Afilal, l’insistance très forte de leur part sur le fait que l’alliance avec le PPS persiste et subsiste et que ce dernier ne doit absolument pas quitter le navire gouvernemental", énumère notre source.

Comment le PPS a-t-il réagi aux propos du PJD et surtout est-ce qu’il a eu les explications demandées?

Interrogée, une source haut placée au PPS nous confie que son parti a écouté le message du PJD sans donner de réponse claire. "Nous leur avons dit que nous allions transmettre au Bureau politique le contenu de cet échange et que nous allions verser ces éléments dans la discussion qui a lieu en ce moment au sein du bureau politique du parti", nous confie-t-on.

Pour ce qui est des explications au sujet de l’éviction de Chrafat Afilal, notre source est catégorique: "dans tous les cas de figure, pour nous, aucune explication ne sera convaincante" car "le problème n’est plus à ce niveau-là aujourd’hui".

L’avenir de la majorité gouvernementale est aujourd’hui suspendu à la réunion du Comité central du PPS qui se tiendra le samedi 22 septembre 2018. Il sera question de décider si le PPS doit "sortir ou rester dans le gouvernement".

Selon nos informations, le parti n’a pas encore tranché cette question. Il semblerait que les camarades de Nabil Benabdellah n’ont pas tous le même avis. Ce qui donne à cette affaire une double dimension. La première d’ordre gouvernemental, car une éventuelle sortie du PPS risque de fragiliser un gouvernement déjà mis à mal depuis son installation.

La seconde d’ordre interne au parti du livre, car tout le challenge est de trouver un consensus entre les différents courants faute de quoi il y a risque de faire imploser le parti.

De son côté, le PJD réunira une session extraordinaire de son conseil national ce 15 septembre. Lors de l'annonce de cette session extraordinaire, le parti a assuré que l'objet est "l'évaluation de l'action du parti aux niveaux gouvernemental, parlementaire et territorial, ainsi que sur le plan interne lié à l'encadrement, la formation et la communication". Il n'est pas exclu que la crise entre le PPS et le PJD s'invite aux débats. 

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Saadeddine Elotmani, Mustapha Ramid et Jamaa Moâtassim, du PJD ont rendu visite le 13 septembre au secrétaire général du PPS Nabil Benabdellah à son domicile. Ce dernier était accompagné de Khalid Naciri et Abdelouahed Souhail.

Cette rencontre intervient à un moment où les tensions entre les deux partis sont au plus haut. Rien ne va plus entre les deux alliés depuis que le PJD a demandé et obtenu l’éviction de la secrétaire d’Etat Chrafat Afilal du gouvernement sans en informer le parti de cette dernière, le PPS.

S’en est suivie une colère sans précédent du PPS contre le parti de la Lampe. Les différentes sorties médiatiques du parti du Livre laissent entendre clairement que le parti n'exclut pas de quitter le navire gouvernemental.

A travers sa visite, Elotmani tente d’apaiser les tensions. Une source présente à la rencontre a assuré à Médias24, sans vouloir entrer dans les détails, que "la rencontre a eu lieu à la demande de Saadeddine Elotmani".

L’objectif était principalement de transmettre au PPS quelques messages importants. "Le regret du PJD à propos de l’incident qui s’est produit avec Chrafat Afilal, l’insistance très forte de leur part sur le fait que l’alliance avec le PPS persiste et subsiste et que ce dernier ne doit absolument pas quitter le navire gouvernemental", énumère notre source.

Comment le PPS a-t-il réagi aux propos du PJD et surtout est-ce qu’il a eu les explications demandées?

Interrogée, une source haut placée au PPS nous confie que son parti a écouté le message du PJD sans donner de réponse claire. "Nous leur avons dit que nous allions transmettre au Bureau politique le contenu de cet échange et que nous allions verser ces éléments dans la discussion qui a lieu en ce moment au sein du bureau politique du parti", nous confie-t-on.

Pour ce qui est des explications au sujet de l’éviction de Chrafat Afilal, notre source est catégorique: "dans tous les cas de figure, pour nous, aucune explication ne sera convaincante" car "le problème n’est plus à ce niveau-là aujourd’hui".

L’avenir de la majorité gouvernementale est aujourd’hui suspendu à la réunion du Comité central du PPS qui se tiendra le samedi 22 septembre 2018. Il sera question de décider si le PPS doit "sortir ou rester dans le gouvernement".

Selon nos informations, le parti n’a pas encore tranché cette question. Il semblerait que les camarades de Nabil Benabdellah n’ont pas tous le même avis. Ce qui donne à cette affaire une double dimension. La première d’ordre gouvernemental, car une éventuelle sortie du PPS risque de fragiliser un gouvernement déjà mis à mal depuis son installation.

La seconde d’ordre interne au parti du livre, car tout le challenge est de trouver un consensus entre les différents courants faute de quoi il y a risque de faire imploser le parti.

De son côté, le PJD réunira une session extraordinaire de son conseil national ce 15 septembre. Lors de l'annonce de cette session extraordinaire, le parti a assuré que l'objet est "l'évaluation de l'action du parti aux niveaux gouvernemental, parlementaire et territorial, ainsi que sur le plan interne lié à l'encadrement, la formation et la communication". Il n'est pas exclu que la crise entre le PPS et le PJD s'invite aux débats. 

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