img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
Quoi de neuf

Angela Merkel prépare sa sortie après un cinglant revers électoral

Angela Merkel prépare sa sortie après un cinglant revers électoral
Par
Le 29 octobre 2018 à 15h45 | Modifié 29 octobre 2018 à 15h45

Angela Merkel a posé lundi 29 octobre les jalons de son retrait du pouvoir en annonçant que son mandat de chancelière était le dernier, et en renonçant à la présidence de son parti, conséquences d'un cinglant revers électoral régional en Allemagne.

"Aujourd'hui il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre", a déclaré, visiblement émue, Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin, confirmant des informations qui avaient fuité auparavant.

Son mandat actuel de chancelière entamé en mars, le quatrième depuis son arrivée au pouvoir en 2005, sera "le dernier", a-t-elle dit. A l'échéance prévue en 2021, elle a dit aussi ne pas avoir l'ambition de commencer une carrière dans les institutions européennes, comme certains médias allemands lui en prêtaient l'intention.

En clair: elle mettra alors un terme à sa carrière politique de premier plan.

De même, en vue d'un congrès de la CDU prévu en décembre, elle a indiqué renoncer à se présenter à un renouvellement de son mandat de présidente du mouvement, qu'elle occupe depuis 18 ans. Une manière pour elle de préparer sa succession.

"Il n'est plus possible de faire comme si rien ne s'était passé" suite à l'élection régionale de dimanche en Hesse, qui avait valeur de test de popularité au plan national. Son parti démocrate-chrétien, bien qu'arrivé en tête avec 27%, y a perdu plus de onze points par rapport au précédent scrutin.

Il y a deux semaines le camp conservateur avait déjà enregistré un résultat très décevant lors d'une autre élection régionale, en Bavière, tandis que l'extrême droite anti-migrants d'une part et les écologistes d'autre part progressent fortement.

Angela Merkel est devenue la cible de critiques croissantes dans une partie de l'opinion, avec une popularité en déclin continu du fait notamment de sa décision d'ouvrir les portes du pays à plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015 et 2016.

Dans le même temps, elle a justifié son souhait d'aller au bout de son mandat actuel en 2021 par la nécessité de faire preuve de "responsabilité" à la tête du pays, dans un climat mondial et intérieur agité.

Cette fin de mandat risque toutefois d'être compliquée pour la dirigeante.

En annonçant son départ dans deux ans au plus tard, elle risque de souffrir d'une perte de crédibilité à l'international, en Europe notamment au moment où l'Union européenne traverse une crise.

Ce sera le cas aussi sur le plan intérieur avec l'arrivée prochaine d'une nouvelle personnalité à la tête de son propre parti, qui pourrait favoriser un cap politique différent.

Mme Merkel a indiqué à ce sujet qu'elle ne choisirait pas de successeur lors du congrès du parti de décembre. La compétition s'annonce du coup très rude entre partisans du maintien d'un cap modéré et ceux qui réclament un coup de barre conservateur face à la poussée de l'extrême droite anti-migrants.

(Avec AFP)

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 29 octobre 2018 à 15h45

à lire aussi

Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
DIPLOMATIE

Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides

Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.

FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Quoi de neuf

Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice

Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".

Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Les prévisions quotidiennes

Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026

Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]

Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
NATION

Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit

Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.

Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
Actu immobilier

Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca

À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.

Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
ECONOMIE

Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire

La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité