Le procureur général saoudien a mis, ce jeudi 15 novembre, totalement hors de cause le prince héritier Mohammed Ben Salmane (MBS) dans l’assassinat de Jamal Khashoggi. Il a également admis que le journaliste a été drogué et démembré au sein du consulat.

Le Procureur général saoudien a requis la peine de mort contre cinq personnes accusées d'avoir ordonné et commis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, annonce l'Agence saoudienne SPA Saudi.

"Le nombre des suspects placés en détention est de 21 personnes, après la convocation de trois nouveaux suspects par le ministère public saoudien", ajoute la même source.

L'AFP annonce également, citant le procureur général saoudien Shaalan Al-Shaalan, que "Mohammed Ben Salmane, surnommé MBS, n'avait aucune connaissance du dossier Jamal Khashoggi".

Selon ce dernier, "c'est le chef adjoint des services saoudiens, le général Ahmed Al-Assiri, qui a ordonné de ramener de gré ou de force Khashoggi, mais le chef de l'équipe de "négociateurs" dépêché sur place a donné l'ordre de le tuer".

Le procureur a également admis que le journaliste saoudien a été drogué et démembré au sein même de la mission diplomatique le 2 octobre. Les restes de l'éditorialiste ont ensuite été remis à un agent à l'extérieur du consulat.

Selon l'agence SPA, "le procureur saoudien demande aux autorités turques de signer un mécanisme de coopération spécifique à cette affaire, afin de leur communiquer les résultats de l'enquête, conformément à la loi saoudienne, et dans le but d'obtenir des preuves et des informations en possession des autorités turques". 

"On nous dit que (Khashoggi) a été tué parce qu'il se serait opposé à ce qu'on le ramène dans son pays. Mais en réalité, ce meurtre, comme nous l'avons déjà dit, a été planifié à l'avance", a déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu.

"Le dépeçage du corps n'était pas spontané. Ils avaient d'abord ramené les personnes et les outils nécessaires pour le faire", a-t-il ajouté, appelant à "révéler les vrais commanditaires".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a, plusieurs fois, affirmé que l'ordre de tuer Khashoggi avait été donné "aux plus hauts niveaux de l'Etat" saoudien. Il a écarté la responsabilité du roi Salmane, mais n'a pas absous, en revanche, son fils, le prince Mohammed, régulièrement mis en cause par des responsables et des médias turcs.

Avant de reconnaître la mort du journaliste, les autorités saoudiennes avaient démenti dans un premier temps la mort de Khashoggi, affirmant qu'il était entré au consulat et en était ressorti peu après.

Plus de deux semaines plus tard, face à la pression internationale grandissante, Ryad limogeait notamment M. Assiri et Saoud al-Qahtani, tous deux membres de la garde rapprochée du prince héritier.

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Le Procureur général saoudien a requis la peine de mort contre cinq personnes accusées d'avoir ordonné et commis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, annonce l'Agence saoudienne SPA Saudi.

"Le nombre des suspects placés en détention est de 21 personnes, après la convocation de trois nouveaux suspects par le ministère public saoudien", ajoute la même source.

L'AFP annonce également, citant le procureur général saoudien Shaalan Al-Shaalan, que "Mohammed Ben Salmane, surnommé MBS, n'avait aucune connaissance du dossier Jamal Khashoggi".

Selon ce dernier, "c'est le chef adjoint des services saoudiens, le général Ahmed Al-Assiri, qui a ordonné de ramener de gré ou de force Khashoggi, mais le chef de l'équipe de "négociateurs" dépêché sur place a donné l'ordre de le tuer".

Le procureur a également admis que le journaliste saoudien a été drogué et démembré au sein même de la mission diplomatique le 2 octobre. Les restes de l'éditorialiste ont ensuite été remis à un agent à l'extérieur du consulat.

Selon l'agence SPA, "le procureur saoudien demande aux autorités turques de signer un mécanisme de coopération spécifique à cette affaire, afin de leur communiquer les résultats de l'enquête, conformément à la loi saoudienne, et dans le but d'obtenir des preuves et des informations en possession des autorités turques". 

"On nous dit que (Khashoggi) a été tué parce qu'il se serait opposé à ce qu'on le ramène dans son pays. Mais en réalité, ce meurtre, comme nous l'avons déjà dit, a été planifié à l'avance", a déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu.

"Le dépeçage du corps n'était pas spontané. Ils avaient d'abord ramené les personnes et les outils nécessaires pour le faire", a-t-il ajouté, appelant à "révéler les vrais commanditaires".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a, plusieurs fois, affirmé que l'ordre de tuer Khashoggi avait été donné "aux plus hauts niveaux de l'Etat" saoudien. Il a écarté la responsabilité du roi Salmane, mais n'a pas absous, en revanche, son fils, le prince Mohammed, régulièrement mis en cause par des responsables et des médias turcs.

Avant de reconnaître la mort du journaliste, les autorités saoudiennes avaient démenti dans un premier temps la mort de Khashoggi, affirmant qu'il était entré au consulat et en était ressorti peu après.

Plus de deux semaines plus tard, face à la pression internationale grandissante, Ryad limogeait notamment M. Assiri et Saoud al-Qahtani, tous deux membres de la garde rapprochée du prince héritier.

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