Le conseil d'administration du constructeur Mitsubishi, présent dans l'alliance Renault-Nissan, a révoqué ce lundi 26 novembre Carlos Ghosn de ses fonctions, rapporte BFMTV.

Selon un bref communiqué, les administrateurs du groupe ont jugé "difficile" de maintenir en poste le puissant capitaine d'industrie qui a été arrêté il y a une semaine à Tokyo, ajoute la même source.

La réunion a démarré en milieu d'après-midi au siège du groupe (07H30 GMT). Sept membres étaient présents, dont le dirigeant exécutif Osamu Masuko et deux responsables de Nissan, son principal actionnaire avec 34% de capital.

Plus petit du trio avec 1,2 million de voitures vendues par an, Mitsubishi Motors s'est séparé de celui qui avait volé à sa rescousse à l'automne 2016 quand un scandale de falsification des données menaçait sa survie.

Salariés convoqués

A l'issue de cette réunion, Carlos Ghosn n'est officiellement plus que PDG de l'Alliance et du groupe automobile français Renault, où un audit a été lancé pour vérifier ses rémunérations, selon le gouvernement français.

"Tant qu'il n'y a pas de charges tangibles", M. Ghosn ne sera pas démis de sa fonction, a précisé le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire. La direction intérimaire est assurée par le numéro deux, Thierry Bolloré.

Nissan, de son côté, a tranché jeudi à l'unanimité, "en se basant sur l'abondance et la nature convaincante des preuves", selon les propos d'un porte-parole. Même les deux anciens de Renault, désormais à la retraite, Jean-Baptiste Duzan, et Bernard Rey, ont opté pour la révocation de l'ancien homme fort de la compagnie japonaise.

Hiroto Saikawa, l'actuel patron exécutif de Nissan, a adressé lundi matin un message aux salariés au cours d'une réunion au siège à Yokohama, en banlieue de Tokyo, et retransmise sur les autres sites du groupe.

Dans une lettre consultée par l'AFP, M. Saikawa a réaffirmé son attachement à l'alliance, qui se réunit cette semaine aux Pays-Bas. "En ces temps difficiles pour nous, nous devons collaborer de façon plus étroite, plus que jamais", a-t-il insisté, alors que les médias japonais se font l'écho de tensions et rancoeurs accumulées au fil des ans au sein de Nissan.

(Avec AFP) 

Lire aussi: Carlos Ghosn: un seul motif d'arrestation et de très nombreuses rumeurs

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Le conseil d'administration du constructeur Mitsubishi, présent dans l'alliance Renault-Nissan, a révoqué ce lundi 26 novembre Carlos Ghosn de ses fonctions, rapporte BFMTV.

Selon un bref communiqué, les administrateurs du groupe ont jugé "difficile" de maintenir en poste le puissant capitaine d'industrie qui a été arrêté il y a une semaine à Tokyo, ajoute la même source.

La réunion a démarré en milieu d'après-midi au siège du groupe (07H30 GMT). Sept membres étaient présents, dont le dirigeant exécutif Osamu Masuko et deux responsables de Nissan, son principal actionnaire avec 34% de capital.

Plus petit du trio avec 1,2 million de voitures vendues par an, Mitsubishi Motors s'est séparé de celui qui avait volé à sa rescousse à l'automne 2016 quand un scandale de falsification des données menaçait sa survie.

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A l'issue de cette réunion, Carlos Ghosn n'est officiellement plus que PDG de l'Alliance et du groupe automobile français Renault, où un audit a été lancé pour vérifier ses rémunérations, selon le gouvernement français.

"Tant qu'il n'y a pas de charges tangibles", M. Ghosn ne sera pas démis de sa fonction, a précisé le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire. La direction intérimaire est assurée par le numéro deux, Thierry Bolloré.

Nissan, de son côté, a tranché jeudi à l'unanimité, "en se basant sur l'abondance et la nature convaincante des preuves", selon les propos d'un porte-parole. Même les deux anciens de Renault, désormais à la retraite, Jean-Baptiste Duzan, et Bernard Rey, ont opté pour la révocation de l'ancien homme fort de la compagnie japonaise.

Hiroto Saikawa, l'actuel patron exécutif de Nissan, a adressé lundi matin un message aux salariés au cours d'une réunion au siège à Yokohama, en banlieue de Tokyo, et retransmise sur les autres sites du groupe.

Dans une lettre consultée par l'AFP, M. Saikawa a réaffirmé son attachement à l'alliance, qui se réunit cette semaine aux Pays-Bas. "En ces temps difficiles pour nous, nous devons collaborer de façon plus étroite, plus que jamais", a-t-il insisté, alors que les médias japonais se font l'écho de tensions et rancoeurs accumulées au fil des ans au sein de Nissan.

(Avec AFP) 

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