Prévue au début pour une fermeture avant le démarrage de la Cop22, la décharge de Mediouna sera finalement fermée pour le mois de janvier 2017.

C’est Mohammed Haddadi, le vice-président du Conseil de la ville, responsable du dossier de la décharge, qui nous l'annonce, en recevant Médias 24. Il s’agit donc d’une fermeture "de façade" pour la Cop22, de l’actuelle décharge sauvage:

"Le Conseil de la ville de Casablanca procèdera au lancement des travaux de la nouvelle décharge à partir du mois de novembre, mais la fermeture effective de l’actuelle décharge ne pourra pas se faire à cette date. Nous espérons la fermer définitivement en janvier 2017 et utiliser un hectare de la nouvelle décharge pour les déchets dès décembre».

S’il ne reste que 5 mois pour l’ouverture de la nouvelle décharge qui sera dotée d’un centre de tri des déchets, le comité chargé de son suivi ainsi que les ministères de l’Intérieur, de l’Economie et de l’Environnement, n’ont pas encore mis sur pied le plan d’investissement de la nouvelle décharge et du centre de tri.

"Nous sommes encore en phase de discussion. Nous organisons des réunions chaque lundi pour discuter des détails du plan d’investissement". Le vice-président n’en dira pas plus.

Le Conseil de la ville, nous confie M. Haddadi, prévoit d’exploiter la nouvelle décharge pour une durée de 16 ans, avec une application rigoureuse des clauses du contrat qui le lie àla société gestionnaire du site, Ecomed.

"Ecomed nous doit 46 MDH"

Au cours du mois de juin, la société Ecomed a déposé un recours devant le tribunal de commerce de Casablanca contre la ville de Casablanca dans lequel le gestionnaire accuse la ville de ne pas l’avoir payée depuis 8 mois, et d’avoir minoré les tonnages traités pour payer uniquement la moitié des sommes dues. Ecomed réclame 150 MDH à la Ville. Un montant que la ville refuse de payer:

"Ecomed est débitrice de 46 MDH selon les déclarations de la Cour des comptes. Le gestionnaire n’a pas respecté l’une des clauses du contrat qui consiste à réaliser le tri des déchets à 6,34 DH/tonne", explique M. Haddadi.

Les différends entre la Ville de Casablanca et Ecomed ne s’arrêtent pas là. En cause: le tarif proposé par la société pour la gestion de la nouvelle décharge. "Ecomed a proposé le prix de 120 DH pour chaque tonne de déchets traitée, alors que cette opération nous coûtait 42 DH. Elle a le devoir de respecter les mêmes clauses du contrat qui nous a liés pour l’ancienne décharge".

Et le ministère de l’Environnement, dans tout ça?

Selon notre interlocuteur, le ministère de l’Environnement a alloué une enveloppe financière de 70 MDH à la commune de Casablanca en tant que gestionnaire du projet, qui à son tour participera avec un montant de 20,4 MDH afin de financer le projet de réalisation d’un centre de tri des déchets ménagers et autres.

En outre, le ministère a participé dans la réalisation du centre de tri de Sidi Moumen, avec une enveloppe de 4 MDH. Il a également financé l’étude relative à la gestion des déchets ménagers au niveau de la préfecture de Casablanca, de la province de Mediouna et de Nouaceur à hauteur de 2,5 MDH.    

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"Le Conseil de la ville de Casablanca procèdera au lancement des travaux de la nouvelle décharge à partir du mois de novembre, mais la fermeture effective de l’actuelle décharge ne pourra pas se faire à cette date. Nous espérons la fermer définitivement en janvier 2017 et utiliser un hectare de la nouvelle décharge pour les déchets dès décembre».

S’il ne reste que 5 mois pour l’ouverture de la nouvelle décharge qui sera dotée d’un centre de tri des déchets, le comité chargé de son suivi ainsi que les ministères de l’Intérieur, de l’Economie et de l’Environnement, n’ont pas encore mis sur pied le plan d’investissement de la nouvelle décharge et du centre de tri.

"Nous sommes encore en phase de discussion. Nous organisons des réunions chaque lundi pour discuter des détails du plan d’investissement". Le vice-président n’en dira pas plus.

Le Conseil de la ville, nous confie M. Haddadi, prévoit d’exploiter la nouvelle décharge pour une durée de 16 ans, avec une application rigoureuse des clauses du contrat qui le lie àla société gestionnaire du site, Ecomed.

"Ecomed nous doit 46 MDH"

Au cours du mois de juin, la société Ecomed a déposé un recours devant le tribunal de commerce de Casablanca contre la ville de Casablanca dans lequel le gestionnaire accuse la ville de ne pas l’avoir payée depuis 8 mois, et d’avoir minoré les tonnages traités pour payer uniquement la moitié des sommes dues. Ecomed réclame 150 MDH à la Ville. Un montant que la ville refuse de payer:

"Ecomed est débitrice de 46 MDH selon les déclarations de la Cour des comptes. Le gestionnaire n’a pas respecté l’une des clauses du contrat qui consiste à réaliser le tri des déchets à 6,34 DH/tonne", explique M. Haddadi.

Les différends entre la Ville de Casablanca et Ecomed ne s’arrêtent pas là. En cause: le tarif proposé par la société pour la gestion de la nouvelle décharge. "Ecomed a proposé le prix de 120 DH pour chaque tonne de déchets traitée, alors que cette opération nous coûtait 42 DH. Elle a le devoir de respecter les mêmes clauses du contrat qui nous a liés pour l’ancienne décharge".

Et le ministère de l’Environnement, dans tout ça?

Selon notre interlocuteur, le ministère de l’Environnement a alloué une enveloppe financière de 70 MDH à la commune de Casablanca en tant que gestionnaire du projet, qui à son tour participera avec un montant de 20,4 MDH afin de financer le projet de réalisation d’un centre de tri des déchets ménagers et autres.

En outre, le ministère a participé dans la réalisation du centre de tri de Sidi Moumen, avec une enveloppe de 4 MDH. Il a également financé l’étude relative à la gestion des déchets ménagers au niveau de la préfecture de Casablanca, de la province de Mediouna et de Nouaceur à hauteur de 2,5 MDH.    

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