Comment la DGSN s'adapte aux nouvelles menaces criminelles
EXCLUSIF. Abdellatif Hammouchi a engagé une réforme en profondeur de la DGSN. Une transformation structurelle qui a pris effet en 2016 avec la création de plusieurs services spécialisés et se poursuivra en 2017 pour faire face aux nouvelles menaces contemporaines.
Dans un entretien de plus de deux heures, un membre du cabinet du directeur général de la sûreté nationale a répondu aux questions de Médias24 sur la nouvelle stratégie sécuritaire de la DGSN pour faire face à l’apparition du grand banditisme et au développement de la petite criminalité au Maroc.
Nommé le 15 mai 2015 pour diriger les services de police, Hammouchi avait lancé une audit de 7 mois pour identifier les attentes citoyennes avant de mettre en œuvre une feuille de route en 2016.
Par exemple, une cellule de veille a été créée à la DGSN pour analyser chaque vidéo relative à des actes de violence publiée sur les réseaux sociaux et y apporter une réponse sécuritaire. En d’autres termes, la police s’adapte au spectre criminel et tire profit des nouvelles formes de communication.
L’objectif étant de démanteler tous les nouveaux modus operandi qui apparaissent au Maroc et de moderniser les moyens d’anticipation et de répression.
Cette nouvelle stratégie s’inscrit dans un contexte géopolitique amplifiant les menaces du fait de la position géographique du Maroc qui constitue un pont continental pour le trafic de drogues dures.
Le Maroc, nouvelle route du trafic international de cocaïne
Le trafic de drogues dures est un sujet sensible: son développement importe de nouvelles formes de criminalité et menace de surcroît la santé des Marocains. Les trafiquants changent continuellement de tactiques. Il faut un suivi permanent pour s'y adapter et les déjouer.
Dans le passé, le commerce de cette drogue partait par voie maritime de l’Amérique du Sud vers l’Europe. Avec la multiplication des contrôles des gardes-côtes américains et européens, les trafiquants ont décidé d’abréger le long trajet en empruntant de nouvelles routes maritimes ou aériennes.
Les cargaisons de cocaïne ont commencé à être envoyées en Afrique de l’Est (Guinée Bissau, Sierra Leone, Bénin, Côte d’Ivoire, …) pour profiter des contrôles douaniers moins efficaces.
Afin d’exporter leur marchandise vers le marché européen, ils ont choisi d’utiliser le Maroc comme étape en s’appropriant la logistique en place du trafic international de haschich. Les tonnes de cocaïne ont commencé à remonter par voie terrestre vers le nord du pays pour être ensuite acheminées en Europe par les embarcations (go-fast) des anciens passeurs de haschich reconvertis.
Non seulement une partie des cargaisons qui restait sur place pour alimenter la consommation nationale, mais la DGSN s’est également aperçue que ce trafic engendrait l’importation de nouveaux risques sécuritaires propres au milieu du crime organisé (meurtres, kidnapping, demandes de rançon entre trafiquants volés, …).
Avec l’ouverture du Maroc sur le continent africain, les trafiquants sud-américains ont décidé d’exploiter la récente ligne aérienne Casablanca-Sao Paolo de la RAM pour faire transiter leur marchandise à destination du Maroc, puis vers les 30 destinations que dessert la compagnie nationale.
Dans un premier temps, ils ont utilisé des mules d’origine subsaharienne avant de se tourner vers de nouveaux profils pour déjouer les contrôles renforcés des douaniers casablancais. Face aux nombreuses interpellations, ils ont utilisé des passeurs d’origine européenne transitant par Madrid ou Lisbonne, puis par Marrakech ou Casablanca, avant de rejoindre des capitales d’Afrique de l’Est.
Ces passeurs transportaient un maximum de 10 kg de cocaïne mais les cartels ont continué à envoyer en parallèle, par voie maritime, plusieurs tonnes de drogues. Deux Péruviens ont, par exemple, été interpelés après avoir reçu au port de Casablanca une cargaison de bois cachant plusieurs tonnes de matière première pour fabriquer de l’ecstasy dans un laboratoire à la frontière maroco-algérienne.
"Un comprimé saisi, c'est un crime de moins à résoudre"
Questionné sur cette drogue qui prend la forme de cristaux solubles (MDMA) ou de comprimés (ecstasy) et qui inonde le Maroc, notre source affirme qu’elle vient de Hollande via la port de Melilia.
Eu égard à l’explosion des chiffres des saisies opérées en 2016, il apparaît que la DGSN prend très au sérieux les menaces liées au développement de la disponibilité de ces drogues.
"Pour la première fois de notre histoire, nous avons saisi 134 tonnes de haschich en 2016 contre 60 en 2015. Concernant les psychotropes (valium, rivotril, ecstasy, …), nous sommes passés à 1,34 million de comprimés saisis contre à peine 260.152 en 2015 (+415%)", se félicite notre source.
Selon elle, l’explosion des saisies ne s’explique pas par celle de l’offre, mais plutôt par le crédo de la nouvelle hiérarchie qui considère "qu’un comprimé saisi constitue un crime de moins à résoudre".
"L’essentiel de la criminalité violente vient de l’utilisation de ces substances car les consommateurs de psychotropes deviennent très violents et peuvent même violer leur propre mère. Depuis peu, nous partageons le travail d’enquête entre la DGSN et DGST, ce qui donne d’excellents résultats et désormais, nous arrivons à intercepter des cargaisons de 100.000 comprimés", précise-t-elle.
Psychotropes: la majorité des comprimés saisis provient d'Algérie
Interrogé sur l’origine du rivotril (Boula lhamra) à l’origine de la majorité des agressions sur la voie publique, l’officier déclare qu’une partie infime du trafic est alimentée par les pharmacies marocaines et que l’essentiel vient d’Algérie.
"La plupart des saisies se font soit à Oujda, soit dans les gares routières et ferroviaires à Rabat. Ces comprimés viennent d’une usine pharmaceutique située dans la ville frontalière algérienne de Maghnia".
Sur la consommation d’héroïne qui fait des ravages dans le nord, notre source l’attribue à la perte de vitesse des réseaux traditionnels de haschich qui se reconvertissent dans le commerce de cette drogue qui arrive au Maroc par le biais des contrebandiers de Sebta ou de passeurs subsahariens.
Grâce à la multiplication des descentes ordonnées par Hammouchi, la DGSN a saisi 16,7 kg en 2016 contre 2,9 kilos l’année précédente.
Même si la progression peut sembler inquiétante, les quantités d’héroïne saisies montrent que cette drogue n’inonde pas tout le Maroc et reste localisée dans les villes frontalières de Tanger et Tétouan.
Contre le grand banditisme, les nouvelles brigades régionales d'intervention
Afin d’adapter sa réponse à ces nouvelles menaces, la DGSN a créé des brigades régionales d’intervention (BRI) dédiées aux interventions liées au grand banditisme dont le trafic international de drogues.
Les sept groupes d’élite créés en 2016 (national, Casablanca, Rabat, Fès, aéroport Mohammed V, Marrakech et Agadir) verront leur nombre augmenter progressivement en 2017 pour couvrir les 19 commandements de police judiciaire (13 préfectures et 6 sûretés) que compte le Maroc.
Simulation de libération d'otages par les nouvelles BRI, Brigades régionales d'intervention
Chaque brigade est composée de négociateurs chargés de raisonner les suspects et de 50 policiers spécialisés dans les assauts, prises d’otage et la lutte contre les réseaux internationaux de drogue.
Selon notre interlocuteur, ces unités constitueront la première brigade d’élite de la DGSN car auparavant, seuls le BCIJ et la gendarmerie disposaient d’effectifs spécialisés en grand banditisme.
"La grande criminalité se joue des frontières. Les nouveaux criminels auxquels nous faisons face considèrent la planète comme un terrain de jeu diversifié pour accomplir leurs forfaits. Certains bandits passent à l’action dans un pays, blanchissent leur argent dans un autre, puis se réfugient ailleurs".
Le braquage de Tanger, un acte isolé
En dehors du trafic de drogue dirigé par des mafias marocaines ou étrangères, il apparaît que le Maroc est très peu touché par le grand banditisme qui s’attaque aux fourgons blindés ou banques.
D’après notre interlocuteur, le braquage à Tanger (2015) d’un fourgon de transport de fonds qui avait défrayé la chronique et fait penser aux gangs de braqueurs étrangers n’était qu’un acte isolé.
Cette affaire avait fait couler beaucoup d’encre du fait qu’elle impliquait pour la première fois de l’histoire criminelle du Maroc, l’utilisation d’armes à feu.
"Contrairement à ce qui a été dit, ce n’étaient pas des armes de guerre de type Kalachnikov, mais des shot-gun avec lesquels les braqueurs ont tiré des rafales dans l’espace public. Cette équipe était composée d’anciens braqueurs binationaux, de trafiquants internationaux de drogues et même d’extrémistes religieux. Au final, cette affaire qui a pris une grande ampleur n’était qu’un acte isolé", tient à préciser notre officier supérieur.
La DGSN date le début des attaques (artisanales) de banques à 2007 qui a été l’année de la bancarisation massive du Maroc avec la multiplication des ouvertures d’agences bancaires. C’est à partir de là que les banques ont ouvert des agences un peu partout dans des endroits peu sécurisés.
"Ce n’étaient pas des hold-up à l’américaine mais plutôt des vols de caisse effectués à l’aide d’armes blanches. Sachant qu’ils étaient assurés pour les sommes volées, les banquiers s’en souciaient peu. Nous avons donc écrit au ministère de l’Intérieur et à Bank Al Maghrib pour qu’ils adoptent un cahier des charges mettant l’accent sur la sécurisation de leurs établissements (vigiles, caméras, alarmes, ...)".
Les chiffres de la DGSN montrent qu’à partir de 2008, il y a eu une baisse sensible des vols et qu’en 2016, la seule agence ciblée l’a été par une personne (interpelée depuis) qui a percé de nuit un mur d’une banque pour voler 140.000 DH.
Face au renforcement de leur sécurité, les agences bancaires sont devenues des forteresses risquées à attaquer mais certains petits criminels équipés d’armes blanches, disposant d’informateurs, se sont mis à détrousser dans la rue des clients faisant de gros dépôts ou retraits de liquide (recettes de pompes à essence par exemple, …).
Ce phénomène récent et récurrent des agressions à l’arme blanche inquiète de plus en plus les citoyens qui peuvent être dépouillés n’importe où et à n’importe quelle heure de la journée.
La réponse à la petite criminalité qui empoisonne le quotidien des Marocains
Hormis l’avènement des BRI, les services de Hammouchi vont s’attaquer à la criminalité de rue grâce à la création d’unités de soutien aux effectifs traditionnels de la police dans les villes de Salé et de Fès.
En 2016, la DGSN a créé deux groupes de recherche et d’intervention (GRI) dont la vocation est de soutenir les policiers qui opèrent sur la voie publique et les enquêteurs de la police judiciaire. Ainsi quand la DGSN voudra interpeler des suspects dangereux recherchés pour des affaires liées à la consommation de psychotropes, elle fera appel aux GRI qui interviendront sur le terrain.
Composés de jeunes recrues entraînées aux arts martiaux et équipées (gilet pare-balles, gants anti-couteaux, …), les GRI sont localisés dans les locaux des sûretés des deux villes les plus criminogènes du Maroc. Tout comme les BRI, ils seront composés de 50 policiers qui interviendront par groupe de dix.
Pour s’adapter à l’augmentation de la criminalité féminine, la DGSN a inclus des femmes pour intervenir et perquisitionner.
Créés en 2016, les deux GRI devraient également s’étendre à terme aux 19 commandements du Maroc, même si pour l’instant, ils sont affectés là où les besoins sécuritaires sont les plus flagrants.
Interrogé sur l’absence de brigades anti-criminalité patrouillant jour et nuit dans les quartiers pour rassurer les citoyens, notre source rappelle l’expérience avortée de 2003 pour manque d’effectifs.
Abdellatif Hammouchi a lancé en un temps record, une profonde transformation de l'organisation, des méthodes et des équipements de la police.
"Nous sommes en train de renouveler l’ensemble de notre parc automobile pour développer la mobilité des effectifs dans les endroits criminogènes. La DGSN qui cible surtout les porteurs d’armes blanches a demandé au ministère de la Justice d’aggraver les peines de prison à leur encontre. De plus, nos services essaient d’enrayer leur prolifération, grâce à la mise en place d’une traçabilité des armes destinées aux arts martiaux ou aux boucheries qui sont importées ou fabriquées sur place".
Afin d’être plus efficients contre ces menaces qui empoisonnent le quotidien des citoyens, la DGSN va tester l’efficacité des armes alternatives (flash-ball à billes, taser électrique, …) pour immobiliser les voyous des quartiers sans utiliser d’armes à feu.
Afin d’exploiter au mieux les données relatives aux menaces criminelles, la DGSN vient de créer 19 cellules régionales d’analyse des statistiques. Chaque service de police judiciaire possède désormais un groupe capable de suivre l’évolution de la criminalité grâce à l’identification des modus operandi, des nouvelles tendances criminelles et à une cartographie des foyers les plus criminogènes.
En dehors des GRI qui s’occupent de petite criminalité et les BRI d’affaires de grand banditisme, la DGSN veut se réorganise pour contrer efficacement les nouveaux crimes financiers et économiques.
La DGSN et la criminalité en col blanc
Courant 2016, quatre brigades régionales ont été créées pour lutter contre les crimes économiques et financiers qui auparavant étaient du seul ressort de la BNPJ (brigade nationale de police judiciaire).
S’inscrivant dans la nouvelle stratégie étatique qui a multiplié les outils de lutte (Cour des comptes, tribunaux financiers, …) contre cette menace, la DGSN s’est adjoint les services de policiers spécialisés en intelligence économique.
Ces quatre nouvelles brigades sont présentes sur l’ensemble du territoire national avec une qui couvre la région de Fès jusqu’à l’Oriental, une à Rabat qui s’étend jusqu’à la région du nord, celle de Casablanca qui va jusqu’à Béni Mellal et la brigade de Marrakech qui opère jusqu’aux provinces du sud.
En fonction des régions, elles seront constituées de 12 à 18 enquêteurs spécialisés en finance, économie, comptabilité et techniques de communication. Placés sous l’autorité d’un commissaire principal, ces éléments recevront des indemnités conséquentes pour éviter toute tentation.
Cybercriminalité et traces numériques
Dans le passé récent, il n’existait qu’un seul service spécialisé au sein de la BNPJ pour faire face au phénomène de la cybercriminalité qui ne cesse de se développer au Maroc.
La DGSN a donc créé 5 laboratoires dont un central à Rabat, un à Marrakech, un à Fès, un à Casablanca, un autre à Guelmim sans compter celui de la BNPJ qui a été modernisé.
Les plaintes pour attaque cybercriminelle sont le plus souvent liées à des affaires de sextorsion (extorsion de fonds à l’aide de chantages sexuels) et/ou de diffamation sur Internet.
Dans le premier cas, les cybercriminels cherchent leurs victimes au Maroc ou à l’étranger en se faisant passer pour des femmes en quête d’aventures sexuelles devant la caméra d’un ordinateur. Les escrocs n’ont plus qu’à filmer leurs victimes invitées à se dénuder pour ensuite les faire chanter.
Les services spécialisés ont dénombré 160 affaires en 2016 contre 200 en 2015, mais même si le nombre de dossiers a baissé, celui des arrestations a plus que doublé (175 en 2015 et 360 l’année suivante) surtout dans la ville d'Oued Zem qui remporte la palme des sextorsions.
Les attaques diffamatoires, motivées par des règlements de compte, se font grâce à la création de faux comptes Facebook avec le nom et la photo de la victime et/ou des commentaires insultants.
Les autres attaques cybercriminelles recensées concernent les escroqueries sur le net comme les fausses annonces de vente, de recrutement avec des frais, ou la contrefaçon de cartes de crédit (fishing).
Pour améliorer le taux d’élucidation des affaires criminelles, plusieurs laboratoires dédiés à la recherche des traces numériques ont également été créés. Ils servent à exploiter les données des scènes de crime (meurtres, vols, …) qui ont été en contact avec des téléphones portables ou des ordinateurs.
Avant 2016, il n’en existait que cinq (Fès, Laâyoune, Marrakech, Rabat, Casablanca), mais la nouvelle stratégie de la DGSN les a étendus aux 19 commandements de police judiciaire du Royaume.
Concernant les laboratoires de police scientifique et technique qui sont au nombre de deux (Casablanca et Rabat), notre interlocuteur nous apprend que les bâtiments de la BNPJ qui abritent l'un des deux seront détruits en mars prochain pour laisser la place courant 2018 à des locaux flambants neufs.
Le siège exigu de la DGSN avec des directions éparpillées déménagera bientôt sur un complexe d’une superficie de 20 hectares rassemblant toutes les directions centrales à Hay Riyad (Rabat).
En conclusion, notre source tient à déclarer qu’en 20 ans de métier, il n’avait jamais vu un tel chambardement et restructuration à la DGSN et que les criminels n’avaient plus qu’à bien se tenir.
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