img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
SOCIETE

Réseau des bus à Casablanca. Ce qui se prépare d'ici 2019

Fin 2017, on saura si la ville renouvellera l’expérience de l’exploitant unique comme ce fut le cas avec Mdina Bus ou si la contractualisation se fera avec plusieurs exploitants. 

Réseau des bus à Casablanca. Ce qui se prépare d'ici 2019
Nabila Fathi
Le 10 août 2017 à 17h34 | Modifié 11 avril 2021 à 2h42

Le 1er novembre 2019 est la date à laquelle le ou les nouveaux exploitants entreront en fonction, en remplacement de Mdina Bus, officiellement seul transporteur par bus à Casablanca depuis aout 2004.

Mais le processus est déjà bien lancé depuis que l’Etablissement de coopération intercommunal (EIC) a mandaté, en février 2017, Casa Transport pour la préparation et le lancement de l’appel d’offres. Contrepartie financière: 6 millions de DH que l’EIC s’engage à verser à la SDL, selon la convention signée entre les deux parties et dont nous détenons une copie.

La SDL procédera également à l’élaboration d’un diagnostic fouillé de la situation actuelle, se penchera sur la restructuration du réseau bus pour "assurer une complémentarité avec le réseau de transport en commun en site propre –TCSP- sur un territoire plus large (18 communes au lieu de 11)", nous indique une source autorisée à Casa Transport.

TCSP désigne tout le réseau qui a une voie dédiée:  les 4 lignes du tramway qui seront opérationnelles en 2022, ainsi que les deux lignes de bus à haut niveau de service qui le seront en 2020. Le tout géré par RATP Dév pour 4,78 MMDH de 2017 à 2029.

Les appels d’offres seront lancés vers la mi-2018, après validation fin 2017 des scénarios d’exploitation par l’ECI. Cette dernière est une sorte de groupement des communes urbaines en charge du suivi des grands chantiers intercommunaux.

Casa Transport ne s’occupera pas seulement de la partie contractualisation, mais à partir de fin 2017, des missions complémentaires lui incomberont. Parmi lesquelles, lancer le processus d’acquisition du matériel roulant, élaborer la nouvelle politique tarifaire et la stratégie de changement.

Ce dernier point n’est pas une mince affaire. Il faudra se pencher sur le cas des 3.800 salariés de Mdina Bus, gérer la problématique du transport informel, maintes fois soulevé par le gestionnaire actuel et préparer l’infrastructure de soutien.

Depuis 2009, d’autres transporteurs –Lux par exemple- ont investi la ville occasionnant un manque à gagner pour l’entreprise censée avoir le monopole en vertu du contrat conclu avec la commune.

Dans un audit réalisé par KPMG couvrant la période 2004-2016, il a été clairement démontré que le délégataire faisait fi des clauses du contrat. L’âge des véhicules en circulation:alors qu’il ne doit pas dépasser 7 ans selon les clauses du contrat, la moyenne d’âge des 650 bus en circulation est de 17 ans

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Nabila Fathi
Le 10 août 2017 à 17h34

à lire aussi

T1 2026 : le chômage à 10,8% selon la définition stricte, mais 22,5% quand on mesure la sous-utilisation réelle du travail
ECONOMIE

Article : T1 2026 : le chômage à 10,8% selon la définition stricte, mais 22,5% quand on mesure la sous-utilisation réelle du travail

La situation du marché du travail au T1 2026 publiée par le HCP ne ressemble pas aux notes précédentes. Elle marque une rupture de forme et de fond avec l’Enquête nationale sur l’emploi. Le nouveau dispositif, baptisé Enquête sur la main-d’œuvre (EMO2026), s’aligne sur les normes internationales récentes et redéfinit plusieurs concepts du marché du travail.

Avenue Royale. Ce que les documents officiels révèlent sur le chantier le plus sensible de Casablanca
SOCIETE

Article : Avenue Royale. Ce que les documents officiels révèlent sur le chantier le plus sensible de Casablanca

À Casablanca, le projet de l’avenue Royale franchit une nouvelle étape, marquée par l’accélération des démolitions dans l’ancienne médina. Si les opérations avancent sur le terrain, le projet reste entouré d’un flou persistant, notamment sur sa configuration finale et son calendrier. Consultés par Médias24, les marchés publics permettent toutefois d’en éclairer plusieurs volets. Le point sur l’avancement du projet.

Bourse. Le pourquoi de la décision de Sothema de diviser ses actions par cinq, l'intérêt pour les investisseurs
Actus

Article : Bourse. Le pourquoi de la décision de Sothema de diviser ses actions par cinq, l'intérêt pour les investisseurs

À compter du 5 mai 2026, le titre Sothema changera de format à la Bourse de Casablanca. Derrière cette opération technique, des enjeux de liquidité, d’accessibilité du titre et d’attractivité auprès des investisseurs particuliers. Décryptage.

African Lion 2026 : à Cap Drâa, les drones FPV s'invitent sur le théâtre d’exercice
Defense

Article : African Lion 2026 : à Cap Drâa, les drones FPV s'invitent sur le théâtre d’exercice

Une précision chirurgicale pour quelques centaines de dollars : le drone FPV a brisé les codes de la guerre conventionnelle. Face à ce prédateur qui impose un stress permanent aux troupes au sol, les Forces armées royales ripostent.

Du jamais vu. Flambée de la viande ovine qui frôle les 200 DH/kg
ECONOMIE

Article : Du jamais vu. Flambée de la viande ovine qui frôle les 200 DH/kg

À l’approche de Aïd al-Adha, la viande ovine atteint jusqu’à 170 DH le kilo chez le boucher. Pour les morceaux les plus demandés, les prix grimpent à 190, voire 200 DH le kilo. Ces niveaux sont inédits au Maroc par leur ampleur, mais aussi par la rapidité avec laquelle ils se sont imposés.

“Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd
CULTURE

Article : “Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd

ENTRETIEN. Dans un contexte de transformation accélérée des infrastructures de la capitale, le ministre de la Culture évoque pour Médias24 les leviers qui doivent faire de Rabat un pôle culturel majeur à l’international. Entre modernisation, développement de la formation et démocratisation de l’accès à la culture, Mehdi Bensaid défend une vision globale à long terme.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité