La province de Tata veut recruter des médecins sénégalais pour combler les postes vacants
Le 23 novembre dernier, un appel à candidature a été publié par l’Ordre national des médecins du Sénégal (ONMS), invitant les spécialistes en gynécologie et en chirurgie intéressés par l'exercice dans des centres ruraux au Maroc, à déposer leurs dossiers.
En effet, sur cet appel à candidature (photo ci-dessous), "une association non gouvernementale à caractère social" veut recruter des médecins sénégalais dans les centres ruraux au Maroc.
L’organisation invite ainsi les personnes ayant "un diplôme d’études spécialisées en gynécologie ou tout autre spécialité médicale, chirurgicale ou biologique", à déposer leurs dossiers de candidature, et ce, jusqu'au 5 décembre prochain.
Contactée par Médias 24, une source au sein de la délégation de Santé à Tata nous confirme l’information.
"En effet, il y a des négociations entre le conseil provincial de Tata et une association non gouvernementale au Sénégal pour le recrutement de médecins sénégalais dans la province de Tata", explique-t-elle.
"Pour l'instant, il n'y a aucun document officiel. Il faut d’abord que des médecins sénégalais se manifestent et acceptent de venir exercer ici".
Le cas échéant, "des conventions seront signées. C’est un projet à long terme qui prendra du temps".
Notre source nous déclare également que "le vice-président de l’ONMS, Joseph Mendy, a déjà effectué une visite à Tata pour discuter de ce projet".
Joint au téléphone, M. Mendy refuse de parler de ce projet.
Pourquoi des médecins sénégalais?
Notre interlocuteur à Tata nous indique que "la priorité a été accordée aux médecins marocains".
Le ministère marocain de la Santé appelle régulièrement les médecins marocains à combler les postes vacants à Tata, mais ces derniers refusent d’exercer dans certaines régions du pays, (peut-être à cause de l’éloignement géographique ou de la dureté des conditions climatiques…, Ndlr).
"Les habitants de la province doivent être soignés. Nous devons donc trouver une solution".
Le conseil provincial a choisi de faire des négociations avec le Sénégal "puisqu’il existe une convention d’établissement signée entre les deux pays en 1964". Celle-ci a été publiée dans le bulletin officiel du 23 décembre 1965.
"Le gouvernement du Sénégal et le gouvernement du Royaume du Maroc, désireux d’assurer à leurs nationaux respectifs un statut particulier conforme aux rapports spécifiques existant entre les deux pays, inspirés par l’amitié qui les unit et propre à encourager et à développer les rapports entre leurs deux peuples. Sont convenus de ce qui suit:
> Article premier. Sans préjudice des conventions intervenues ou à intervenir entre les deux parties contractantes, les nationaux de chacune des parties pourront accéder aux emplois publics dans l’autre Etat dans les conditions déterminées par la légalisation de cet Etat".
Le ministère de la santé déclare pour sa part n'avoir aucune information à ce sujet.
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