Décharge de Médiouna: les autorités s’engagent à construire 2 unités de recyclage pour 2 MMDH
Les membres du Collectif pour la protection de l’environnement, créé par un groupe d'habitants de Casablanca, ont été reçus ce jeudi par le wali directeur des collectivités locales. Il leur a annoncé la construction d’une plateforme de stockage en juin 2018, la fermeture de l’ancienne décharge de Médiouna en décembre et la construction de 2 nouvelles unités de recyclage à Mohammédia et Berrechid, pour un coût global de 2 MMDH.
Les habitants de Casablanca et de la ville verte de Bouskoura vont enfin pouvoir respirer un peu, surtout ceux qui résident à proximité de la décharge.
Réunis sous la bannière du Collectif pour la protection de l’environnement (CPE), ils ont pu obtenir des engagements fermes de la part des autorités, lors d’une réunion tenue ce jeudi 25 janvier avec Khalid Safir - wali directeur de la DGCL (Direction générale des collectivités locales), aux côtés de Mustapha El Habti - gouverneur directeur des Eaux et de l’Assainissement à la DGCL.
Une réunion qui a été favorablement accueillie par les membres du CPE, selon Hanane Bouzil, présidente du Collectif: « Les représentants des autorités ont été à l’écoute de nos doléances tout en s’engageant à mettre en place des solutions au problème que pose la décharge, qu’ils ont qualifiée de ‘’bombe écologique’’».
Les informations recueillies par Médias24 font état d’un plan d’action en deux phases, qui viendra mettre fin au cauchemar environnemental qu'est la décharge de Médiouna.
"Dans un premier temps, les autorités se sont engagées à mettre en place – d’ici juin 2018, une plateforme de stockage des déchets de 35 ha, équipée d’un dispositif d’incinération. Ce n’est pas la solution idéale mais elle permettra au moins de remédier à la diffusion des odeurs nauséabondes", explique Hanane Bouzil, présidente du CPE.
L’ancienne décharge sera quant à elle fermée pour réhabilitation en décembre 2018. Le site sera recouvert de terre végétale et doté de trous d’évacuation des gaz toxiques, qui seront récupérés en vue de leur recyclage.
A moyen terme – précisément à l’horizon 2022, la région abritera la construction de 2 unités de traitement des déchets, précisément dans les villes de Mohammédia et Berrechid. Présentées comme ‘’répondant aux meilleures normes environnementales’’, chacune de ces nouvelles décharges sera réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé, moyennant un investissement de l’ordre de 1 MMDH par unité.
Un appel d’offres sera d’ailleurs prochainement lancé afin d’identifier le prestataire chargé de leur construction, et ce, dès que l’étude de faisabilité arrivera à son terme.
Serait-ce pour autant la fin du calvaire des habitants de Bouskoura ? Sans remettre en doute la volonté des autorités à trouver une solution, force est de constater qu’un retard est d’ores et déjà accusé dans la réalisation de ce projet.
Contacté en octobre 2017 par Médias 24, Mohamed Haddadi - adjoint au maire de Casablanca chargé du nettoiement, avait confirmé la fermeture de la décharge de Médiouna sous un délai de 4 à 5 mois. L’étude de faisabilité des nouvelles unités de traitement de déchets devait quant à elle aboutir fin 2017, en prévision du lancement d’un appel d’offres international pour la partie construction.
Un premier bilan d’étape réunira, début février, les représentants des autorités et les acteurs locaux, dont les membres du CPE. Ces derniers ne comptent pas en rester là. Les militants associatifs du CPE ont l’intention de présenter une pétition au chef de gouvernement. Sur les 5.000 signatures légales nécessaires à la mise en œuvre de ce mécanisme de démocratie participative, les membres du CPE en ont déjà recueilli 4.500!
La réhabilitation de la décharge de Médiouna soulève également l’épineuse question du volet social. Selon Hanane Bouzil, pas moins de 800 chiffonniers font ‘’vivre’’ leurs familles de la décharge. Un plan d’intégration a-t-il été prévu dans le cadre du projet de réhabilitation ? Ces chiffonniers bénéficieront-ils de mesures sociales spécifiques ? L’avenir nous le dira…
à lire aussi
Article : Tanger Med Port Authority s’apprête à prendre le contrôle conjoint de Portnet aux côtés de l’ANP
La société Tanger Med Port Authority SA (TMPA) prévoit d’acquérir 44,07% du capital de Portnet SA, gestionnaire du guichet unique national des procédures du commerce extérieur.
Article : Vague de chaleur à partir du 28 juin au Maroc : les explications de la météorologie nationale
La vague de chaleur attendue à partir du 28 juin est liée à la remontée de masses d'air sahariennes, dans un contexte marqué par un dôme de chaleur sur l'Europe, explique a Direction générale de la météorologie (DGM). Les températures pourraient atteindre localement 45°C dans plusieurs régions du Royaume.
Article : Festival Gnaoua : une première soirée entre traditions, fusions et ferveur populaire
À Essaouira, la première journée du Festival Gnaoua a rappelé pourquoi des milliers de festivaliers prennent la route chaque année vers la cité des Alizés. Entre parade des maâlems et créations musicales inédites, la ville a vibré au rythme des traditions, des fusions et d'une ferveur populaire intacte.
Article : OCP Nutricrops renouvelle son partenariat avec le Bangladesh pour l'approvisionner en engrais phosphatés
OCP Nutricrops, filiale du groupe OCP spécialisée dans le développement de solutions de nutrition des sols et des plantes, et la Bangladesh Agricultural Development Corporation (BADC), organisme public rattaché au ministère de l’Agriculture du Bangladesh, ont officialisé le renouvellement de leur accord d’approvisionnement annuel.
Article : Vague de chaleur dès dimanche 28 juin, jusqu’à 45°C dans plusieurs provinces
De fortes chaleurs sont attendues du 28 juin au 1er juillet, avec des températures oscillant entre 38 et 45°C selon les régions. Plusieurs provinces seront placées en vigilance orange.
Article : Bourse : après un repli de 5% depuis le début de l'année, où en est le secteur agroalimentaire ?
Le secteur agroalimentaire coté à la Bourse de Casablanca recule de près de 5% depuis le début de l'année, une contre-performance légèrement supérieure à celle du MASI (-4,2%). Derrière cette évolution se cachent toutefois des trajectoires contrastées. Si Mutandis tente de tourner la page d'une année 2025 difficile, Cosumar traverse une phase de transition avant un rebond attendu, et Lesieur Cristal cherche à restaurer durablement ses marges.