Grèves: Les médecins du public tempèrent en attente d'actions concrètes
Une nouvelle série de grèves sera-t-elle enclenchée par le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (Simsp)? C'est ce que laisse entendre un des membres, contacté par Médias 24.
Le dossier des médecins du public traine depuis 2004. Les revendications sont les mêmes, et jusqu'à présent aucune action concrète n'a été engagée pour y répondre.
En 2018, pas moins de huit grèves ont été tenues, soit deux grèves de 24 heures par mois.
Une dernière série de grèves a pris fin jeudi 26 avril, avec un taux de participation de 76% au niveau national, selon le syndicat. Ce taux varie entre les villes, atteignant les 100% à Ouarzazate, Boulmane, Oujda, Souss...
Les réunions des 7 et 11 avril tenues entre le nouveau ministre de la Santé Anass Doukkali et le Simsp ne semblent pas porter leurs fruits puisque les médecins ont maintenu la grève du 26 avril.
Des membres du Syndicat se disent optimistes pour la suite mais nous expliquent toutefois qu'il n'y a eu aucune promesse de la part de M. Doukkali lors de ces réunions.
"Les discussions étaient positives, encourageantes, mais nous attendons des actions concrètes, et nous espérons qu'elles seront entamées au plus tard le mois prochain", nous confie l'un d'eux.
"Dans le cas contraire, le Syndicat appellera à de nouvelles grèves" pour dénoncer les conditions de travail catastrophiques dans le secteur et améliorer la situation salariale du corps médical.
"Le fait qu'il ait accueilli le Simsp à deux reprises en peu de temps est déjà un bon signe", conclut-il.
Rappelons que les médecins réclament, entre autres, l'application de l'accord du 21 décembre 2015, avec toutes ses composantes, notamment l'augmentation des salaires et des indemnités, ainsi que l'équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat d'Etat des autres filières, une mesure qui leur permettrait d'avoir des salaires selon l'indice 509, au lieu de l'indice 336 (salaire équivalent au niveau du master).
Parmi les revendications figure également l'autorisation de l'exercice dans le privé.
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