Un “nanosatellite” marocain sera envoyé dans l'espace fin 2019
Fin 2019, le Maroc lancera un troisième satellite, mais rien de comparable avec les deux satellites Mohammed VI A et B. Celui-ci sera un “nano satellite“, le plus petit format dans ce domaine. Le format de prédilection des universités.
Ce sont justement les universités de Fès (chef de file), d’Al Akhawayn et d’Oujda qui sont impliquées dans cette première marocaine.
A l’université de Dhar El Mahraz à Fès, l’équipe travaille sous la direction du professeur Mohamed Karim, directeur du laboratoire d'intégration des systèmes et des technologies avancées. Au menu : conception et fabrication du 1er nanosatellite marocain.
Ce dernier est un simple cube qui tient dans la paume d’une main, dont le volume est de 10 cm3, l’équivalent d’une boîte de craie. Le poids sera de … 960 grammes, dans la limite inférieure des satellites de cette catégorie. A comparer aux 1.100 kg des satellites Mohammed VI.
Ce projet est financé par le ministère de l’Enseignement supérieur.
Ce petit cube noir qui ne paie pas de mine, est capable de rester jusqu'à deux années en orbite autour de la Terre et d'envoyer des mesures au sol
Pour ce qui concerne les données techniques, le nanosatellite aura une puissance de 1 watt. Il se présente comme un cube dont 5 faces sont recouvertes d’une plaque solaire. La 6e face porte l’antenne d’émission-réception et qui permet de communiquer avec la station au sol. Les deux “stations“ au sol sont à Fès et à Ifrane.
L’une des cinq faces comprend une plaque solaire expérimentale et qui sera testée dans l’espace. Cette plaque expérimentale constitue la mission utile universitaire. Les mesures relatives à ce test seront envoyées par le nanosatellite aux “stations“ au sol marocaines. Notre nanosatellite portera également une caméra miniature.
Ce nanosatellite sera lancé probablement à la fin de l’année 2019. Il ne s’agit pas d’un vol spécialement organisé : les nanosatellites voyagent comme des passagers secondaires lors d’un “vrai“ lancement.
Le Pr Mohamed Karim
Malgré cela, il y a un coût, qui est environ de 10.000 euros.
Ce nanosatellite réalisé avec des composants standards. Sa durée de vie varie entre 6 mois et deux ans. Son altitude sera basse, vers 650 km.
Actuellement, le nan satellite marocain, le premier du genre, est en phase d’achèvement de l’intégration des composants. Les tests suivront.
Pourquoi un deuxième satellite Mohammed VI
Lorsqu’il évoque les satellites Mohammed VI, Mohamed Karim est enthousiaste : c’est une acquisition de souveraineté, qui rend le Maroc autonome dans son imagerie satellitaire, pour toutes sortes d’usages, à commencer par la cartographie, l’agriculture, l’urbanisme ou la lutte contre la désertification et la sécheresse.
"Le satellite Mohammed VI B vient appuyer et renforcer le satellite Mohammed VI A. La valeur ajoutée est notamment une réduction importante du temps de revisite (passage) ce qui permettra d’assurer une couverture plus rapide des zones d’intérêt.
"Une fois le satellite Mohammed VI B opérationnel, les deux satellites, qui sont identiques, vont opérer en parfaite constellation sur la même orbite à 180° l’un de l’autre dont l’objectif est de fournir des images de très haute résolution dans un temps record avec une capacité de revisite quotidienne, soit 8 à 10 passages par jour au dessus de la station marocaine", explique notre interlocuteur.
"Dans cette dynamique, nous considérons qu’il est impératif que l’université marocaine développe une recherche scientifique de pointe et une formation de qualité dans les domaines liés aux satellites pour accompagner ce projet de grande envergure ayant des retombées importantes pour le pays", conclut-il.
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