Un logiciel d'espionnage cible des utilisateurs iOS et Android dans 45 pays, dont le Maroc
Un logiciel espion pouvant être déployé sur iOS et Android, repéré en 2016, a été utilisé pour cibler les utilisateurs de smartphones dans 45 pays à travers le monde, dont le Maroc, annonce le nouveau rapport du centre de recherche canadien Citizen Lab.
Le logiciel s'appelle Pegasus. Il a été conçu par la société israélienne de sécurité informatique NSO groupe.
Selon le rapport, ce logiciel permet à l’attaquant de récupérer un grand volume de données telles que les mots de passe, listes de contacts, événements sur le calendrier, SMS, e-mails, messages WhatsApp, et la position GPS de l'utilisateur. Il peut également déclencher la caméra et le son du smartphone à l'insu de son utilisateur.

Au total, 174 cas d’espionnage via Pegasus ont été détectés par Citizen Lab.
Des traces d’infection ont été repérées dans 45 pays: Algérie, Bahreïn, Bangladesh, Brésil, Canada, Côte d'Ivoire, Egypte, France, Grèce, Inde, Irak, Israël, Jordanie, Kazakhstan, Afrique du sud, Kenya, Koweït, Kirghizistan, Lettonie, Liban, Libye, Mexique, Maroc, Pays-Bas, Oman, Pakistan, Palestine, Pologne, Qatar, Rwanda, Arabie saoudite, Singapour, Suisse, Tadjikistan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Émirats arabes unis, Ouganda, Royaume-Uni, Etats-Unis, Ouzbékistan, Yémen et Zambie.
Le rapport estime que ces opérations d'espionnage ont été menées par 36 opérateurs.
Par ailleurs, dans un communiqué, NSO a réagi, suite à la publication de ce rapport. La société explique que l'utilisation du logiciel Pegasus est encadrée par les différents gouvernements et organismes, dans le seul but d'enquêter et de prévenir le crime.
"Nos produits ont sauvé la vie des milliers de personnes. Ils ont empêché des attentats terroristes, aidé à condamner des trafiquants de drogue, et facilité les enquêtes criminelles complexes...", précise le communiqué.
NSO ajoute également qu'elle n'avait pas vendu sa solution dans la plupart des 45 pays listés par Citizen Lab.
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