Le Maroc en retard pour les m-payment et m-banking

M-payment et m-banking, deux tendances numériques qui sont appelés à s’éclore dans les années à venir au Maroc. Le paiement mobile est un levier de croissance économique pour plusieurs acteurs du marché à l’international. Mais il reste sous-exploité au Maroc, malgré la digitalisation progressive.

Le m-payment (paiement mobile) et m-banking (banque mobile) sont les deux thèmes qui ont été discutés lors de 2e édition du Mobile Monday Maroc 2014 organisée par Maroc Numeric Cluster au Technopark de Casablanca. Une centaine de professionnels se sont retrouvés pour échanger sur les opportunités qui s’offrent dans ce domaine.

La recrudescence d’utilisation des terminaux mobiles offre la possibilité d’améliorer le parcours client. Les usagers veulent "pouvoir communiquer rapidement avec leur environnement extérieur à travers des flux internet, mobile, etc. tant ils apprécient la proximité, la mobilité, le gain du temps et plus d’offres et choix", nous explique Samira Gourroum, business développement manager à Maroc Telecommerce.

Ces tendances "sont confirmées par une croissance d’usage de l’internet, du mobile et leurs applications comme les réseaux sociaux, e/m-commerce, e/m-banking ou le e-gouvernement", constate-t-elle. Ainsi, tous les acteurs –entreprises commerciales, créanciers, administrations, banques- "ont recours de préférence au canal internet et mobile permettant une dématérialisation de bout en bout des processus, et une interaction améliorée avec les clients".

De son côté, Bilal Atoui, expert Mobilité chez Octo Technology Maroc, cabinet de conseil en système d'information considère que l'adoption du m-paiement est déjà en marche. Il rappelle qu’aujourd'hui, les sites e-commerce ou m-commerce se multiplient, et les solutions de paiement deviennent de plus en plus sécurisées et simples. "Avec la démocratisation des smartphones, on ne peut qu'espérer une évolution soutenue de ce mode de paiement", pronostique-t-il, dans une déclaration à Médias 24.

Avec plus de 42 millions de mobile au Maroc et 17 millions d’internautes, le secteur de paiement mobile devrait connaître un sérieux décollage. En ce sens, Bilal Atoui souligne que les "smartphones ainsi que les technologies qui s’appuient dessus, ont acquis une vraie maturité ce qui permet la mise en place de solutions sécurisées et performantes".

Les acteurs de paiement au Maroc, notamment les banques, sont "appelés à imaginer de nouveaux usages, qui vont dans le sens des attentes des utilisateurs. L'innovation ne réside pas dans le support mais dans le cas d'usage que l'on propose", conseille l’expert IT.

La banque à distance

Le nombre de consommateur fréquentant les agences bancaires physiques diminue, celles-ci sont majoritairement utilisées aujourd’hui pour des opérations de moindre valeur ajoutée comme le dépôt ou le retrait d’argent.

C’est ce que constate Samira Gourroum, qui affirme que les agences physiques sont en train de muter en canal de soutien des ventes et du conseil. Alors que les tâches effectuées via le e/m banking convergent plus vers "les tâches à forte valeur ajoutée comme la recherche et l'achat de produits bancaires". Raison pour laquelle la diversification de la gestion de la relation client à travers l’investissement dans les services de banque à distance en l’occurrence le e-banking et m-banking marque déjà les politiques bancaires, dit-elle.

Optimiste quand à l’évolution du secteur, la business développement manager de MTC peint un tableau favorable du contexte tendanciel  du Multicanal dans le domaine Bancaire. Outre le nombre élevé des internautes et des usagers équipés de smartphone, elle souligne "l’émergence d’une nouvelle génération  familiarisée avec internet et le mobile, la croissance des communautés virtuelles, l’effet mode du m/e-commerce et du m/e-gov, l’arrivée de consommateurs étrangers et la difficulté de déplacement à l’intérieur des villes et d’accès aux points des agences ou des bureaux". Les jeunes sont d’ailleurs considérés comme “un segment de clientèle stratégique" pour les banques qui surfent dans cet air nouveau.  

A titre d’illustration, Fatourati conçu par MTC permet l’enrichissement des services m-banking et e-banking par des services de paiement de factures ou de transactions commerciales, au profit des usagers ainsi que des entreprises. 

L’e-banking demeure néanmoins très prédominant, comparativement au m-banking. D’ailleurs, Bilal Atoui constate que le Maroc est nettement en retard dans le secteur du M-Banking. "Les banques ne voient pas l'intérêt de se positionner sur ce canal qui reste un réel levier de transformation pour les entreprises, et proposent, pour certaines, des solutions encore basiques qui ne permettent que la consultation des comptes sans prendre en compte l'aspect temps réel des transactions jugé important pour les utilisateurs", commente-t-il.

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Le m-payment (paiement mobile) et m-banking (banque mobile) sont les deux thèmes qui ont été discutés lors de 2e édition du Mobile Monday Maroc 2014 organisée par Maroc Numeric Cluster au Technopark de Casablanca. Une centaine de professionnels se sont retrouvés pour échanger sur les opportunités qui s’offrent dans ce domaine.

La recrudescence d’utilisation des terminaux mobiles offre la possibilité d’améliorer le parcours client. Les usagers veulent "pouvoir communiquer rapidement avec leur environnement extérieur à travers des flux internet, mobile, etc. tant ils apprécient la proximité, la mobilité, le gain du temps et plus d’offres et choix", nous explique Samira Gourroum, business développement manager à Maroc Telecommerce.

Ces tendances "sont confirmées par une croissance d’usage de l’internet, du mobile et leurs applications comme les réseaux sociaux, e/m-commerce, e/m-banking ou le e-gouvernement", constate-t-elle. Ainsi, tous les acteurs –entreprises commerciales, créanciers, administrations, banques- "ont recours de préférence au canal internet et mobile permettant une dématérialisation de bout en bout des processus, et une interaction améliorée avec les clients".

De son côté, Bilal Atoui, expert Mobilité chez Octo Technology Maroc, cabinet de conseil en système d'information considère que l'adoption du m-paiement est déjà en marche. Il rappelle qu’aujourd'hui, les sites e-commerce ou m-commerce se multiplient, et les solutions de paiement deviennent de plus en plus sécurisées et simples. "Avec la démocratisation des smartphones, on ne peut qu'espérer une évolution soutenue de ce mode de paiement", pronostique-t-il, dans une déclaration à Médias 24.

Avec plus de 42 millions de mobile au Maroc et 17 millions d’internautes, le secteur de paiement mobile devrait connaître un sérieux décollage. En ce sens, Bilal Atoui souligne que les "smartphones ainsi que les technologies qui s’appuient dessus, ont acquis une vraie maturité ce qui permet la mise en place de solutions sécurisées et performantes".

Les acteurs de paiement au Maroc, notamment les banques, sont "appelés à imaginer de nouveaux usages, qui vont dans le sens des attentes des utilisateurs. L'innovation ne réside pas dans le support mais dans le cas d'usage que l'on propose", conseille l’expert IT.

La banque à distance

Le nombre de consommateur fréquentant les agences bancaires physiques diminue, celles-ci sont majoritairement utilisées aujourd’hui pour des opérations de moindre valeur ajoutée comme le dépôt ou le retrait d’argent.

C’est ce que constate Samira Gourroum, qui affirme que les agences physiques sont en train de muter en canal de soutien des ventes et du conseil. Alors que les tâches effectuées via le e/m banking convergent plus vers "les tâches à forte valeur ajoutée comme la recherche et l'achat de produits bancaires". Raison pour laquelle la diversification de la gestion de la relation client à travers l’investissement dans les services de banque à distance en l’occurrence le e-banking et m-banking marque déjà les politiques bancaires, dit-elle.

Optimiste quand à l’évolution du secteur, la business développement manager de MTC peint un tableau favorable du contexte tendanciel  du Multicanal dans le domaine Bancaire. Outre le nombre élevé des internautes et des usagers équipés de smartphone, elle souligne "l’émergence d’une nouvelle génération  familiarisée avec internet et le mobile, la croissance des communautés virtuelles, l’effet mode du m/e-commerce et du m/e-gov, l’arrivée de consommateurs étrangers et la difficulté de déplacement à l’intérieur des villes et d’accès aux points des agences ou des bureaux". Les jeunes sont d’ailleurs considérés comme “un segment de clientèle stratégique" pour les banques qui surfent dans cet air nouveau.  

A titre d’illustration, Fatourati conçu par MTC permet l’enrichissement des services m-banking et e-banking par des services de paiement de factures ou de transactions commerciales, au profit des usagers ainsi que des entreprises. 

L’e-banking demeure néanmoins très prédominant, comparativement au m-banking. D’ailleurs, Bilal Atoui constate que le Maroc est nettement en retard dans le secteur du M-Banking. "Les banques ne voient pas l'intérêt de se positionner sur ce canal qui reste un réel levier de transformation pour les entreprises, et proposent, pour certaines, des solutions encore basiques qui ne permettent que la consultation des comptes sans prendre en compte l'aspect temps réel des transactions jugé important pour les utilisateurs", commente-t-il.

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