Le mur ou ceinture de sécurité est un édifice militaire qui a changé la face des opérations militaires au Sahara, en sécurisant plus de 80% du territoire contre les incursions du polisario (et parfois de l’armée algérienne comme à Amgala). Deux vidéos du forum FAR Maroc apportent un intéressant éclairage.

Auparavant, les différentes tactiques expérimentées par les FAR n’avaient pas permis de sécurisation totale.

Au départ, à partir de 1976, les garnisons pouvaient être attaquées à tout moment. Il y a eu même une attaque de Tan Tan.

Ensuite, le Roi Hassan II avait créé des groupements lourdement armés mais très mobiles qui effectuaient des ratissages: les groupements Ouhoud et Zallaqa ont réussi de belles opérations. Mais là encore, la sécurisation totale n’était pas au rendez-vous: il s’agissait d’une guerre asymétrique où les colonnes polisariennes, à partir de leur sanctuaire algérien, avaient l’avantage de la surprise et de l’initiative.

En novembre 1979, eut lieu une bataille qui a provoqué un déclic.

Le Maroc exploitait déjà à cette époque, les gisements de phosphates de Boucraa. Contrairement à une opinion largement répandue dans les médias internationaux (y compris dans la seconde vidéo ci-dessous), l’exploitation de ces phosphates avait été un choix politique et social et en aucun cas un choix économique.

Les gisements du Maroc incontesté représentent près des trois quarts des réserves mondiales de phosphates et les gisements de Boucraâ ont de surcroît une teneur plus faible en phosphates, avec un coût d’extraction plus élevé.

Economiquement, le Maroc pouvait s’en passer. C’était même recommandé. Son intérêt était de vendre du phosphate à plus haute valeur ajoutée, celui de Benguérir ou du Gantour par exemple. Vendre du phosphate de Boucraa, c'était en vendre moins à partir des gisements des autres régions. Le marché international n'était pas extensible.

En réalité, le Maroc avait choisi d’exploiter ces phosphates du Sahara pour intégrer et développer ces provinces auparavant colonisées et pour créer des emplois sur place.

Donc, en novembre 1979, le polisario mène une grosse attaque contre Boucraa. Le Roi Hassan II annonce ci dessous cette bataille qui fut une victoire éclatante des FAR, la colonne des agresseurs ayant été littéralement décimée et leur matériel détruit ou capturé.

 

Cette attaque a toutefois créé un déclic: les ingénieurs d’OCP et les officiers du 4ème RIM (régiment d’infanterie motorisée) ont pensé et conçu ce mur de sécurité, dont le principe est simple, ceinturer les provinces sahariennes par un mur de sable surmonté de caméras, sensors, et autres matériels de détection. Ce mur, bien marocain, créé par le génie marocain, a changé la face de la guerre.

Cet édifice s'est prolongé depuis 1979, dès la fin de la bataille de Boucraa à 1989 pour s’étendre aujourd'hui sur plus de 2.100 km mettant ainsi 80% du territoire du Sahara sous contrôle national.

Le mur abrite plus de 100.000 soldats marocains et les principales colonnes blindées et les groupements d'artillerie des FAR qui veillent jour et nuit et dans une mobilisation protégeant ce territoire contre toute infiltration du polisario ou des groupes jihadistes de Sahel. Le mur marocain est une bonne leçon de protection d’un territoire dans une région désertique. Il contribue à sanctuariser notre pays contre les jihadistes.

Ici, un reportage d’une télévision française, montrant d’importants détails sur le mur, même si le commentaire est émaillé de clichés:

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Auparavant, les différentes tactiques expérimentées par les FAR n’avaient pas permis de sécurisation totale.

Au départ, à partir de 1976, les garnisons pouvaient être attaquées à tout moment. Il y a eu même une attaque de Tan Tan.

Ensuite, le Roi Hassan II avait créé des groupements lourdement armés mais très mobiles qui effectuaient des ratissages: les groupements Ouhoud et Zallaqa ont réussi de belles opérations. Mais là encore, la sécurisation totale n’était pas au rendez-vous: il s’agissait d’une guerre asymétrique où les colonnes polisariennes, à partir de leur sanctuaire algérien, avaient l’avantage de la surprise et de l’initiative.

En novembre 1979, eut lieu une bataille qui a provoqué un déclic.

Le Maroc exploitait déjà à cette époque, les gisements de phosphates de Boucraa. Contrairement à une opinion largement répandue dans les médias internationaux (y compris dans la seconde vidéo ci-dessous), l’exploitation de ces phosphates avait été un choix politique et social et en aucun cas un choix économique.

Les gisements du Maroc incontesté représentent près des trois quarts des réserves mondiales de phosphates et les gisements de Boucraâ ont de surcroît une teneur plus faible en phosphates, avec un coût d’extraction plus élevé.

Economiquement, le Maroc pouvait s’en passer. C’était même recommandé. Son intérêt était de vendre du phosphate à plus haute valeur ajoutée, celui de Benguérir ou du Gantour par exemple. Vendre du phosphate de Boucraa, c'était en vendre moins à partir des gisements des autres régions. Le marché international n'était pas extensible.

En réalité, le Maroc avait choisi d’exploiter ces phosphates du Sahara pour intégrer et développer ces provinces auparavant colonisées et pour créer des emplois sur place.

Donc, en novembre 1979, le polisario mène une grosse attaque contre Boucraa. Le Roi Hassan II annonce ci dessous cette bataille qui fut une victoire éclatante des FAR, la colonne des agresseurs ayant été littéralement décimée et leur matériel détruit ou capturé.

 

Cette attaque a toutefois créé un déclic: les ingénieurs d’OCP et les officiers du 4ème RIM (régiment d’infanterie motorisée) ont pensé et conçu ce mur de sécurité, dont le principe est simple, ceinturer les provinces sahariennes par un mur de sable surmonté de caméras, sensors, et autres matériels de détection. Ce mur, bien marocain, créé par le génie marocain, a changé la face de la guerre.

Cet édifice s'est prolongé depuis 1979, dès la fin de la bataille de Boucraa à 1989 pour s’étendre aujourd'hui sur plus de 2.100 km mettant ainsi 80% du territoire du Sahara sous contrôle national.

Le mur abrite plus de 100.000 soldats marocains et les principales colonnes blindées et les groupements d'artillerie des FAR qui veillent jour et nuit et dans une mobilisation protégeant ce territoire contre toute infiltration du polisario ou des groupes jihadistes de Sahel. Le mur marocain est une bonne leçon de protection d’un territoire dans une région désertique. Il contribue à sanctuariser notre pays contre les jihadistes.

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