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Le Maroc a suspendu toutes ses relations avec la Délégation européenne de Rabat 

Lundi 18 janvier 2016 à 16h13
Le Maroc a suspendu toutes ses relations avec la Délégation européenne de Rabat
 

Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération a enjoint aux ministères marocains de cesser leur coopération avec les institutions européennes basées à Rabat. Il s'agit d'une mesure de rétorsion contre l’arrêt récent de la Cour de justice de l’Union européenne.

Révélée par notre confrère Souhail Karam, célèbre journaliste marocain qui travaille à l'international, cette information a été démentie par Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication, lors de son dernier point de presse gouvernemental.

Si la délégation européenne de Rabat n’a reçu aucun courrier officiel formalisant le gel de ses relations avec ses interlocuteurs ministérielles marocains, dans les faits, c’est le blocage. Médias 24 a recoupé l'info et a pu la confirmer: le Maroc a bel et bien suspendu toute communication avec la Délégation européenne.

 

Selon une source sûre, une circulaire de la ministre déléguée aux Affaires étrangères et à la coopération a été envoyée aux ministères marocains pour suspendre leur coopération avec les institutions européennes.

Les instructions de Mbarka Bouaida énoncent que tous les ministères doivent cesser tout contact de coopération ou de coordination avec les institutions européennes basées au Maroc, selon des sources sûres.

Ils doivent s’abstenir de tous échanges d’information et de toute participation à des réunions communes.

 

Concrètement, cette suspension se traduit par le boycott total des experts ou consultants européens. Ceux qui se rendent au Maroc pour remplir leur mission de coopération voient leur rendez-vous annulés ou ne trouvent plus leur interlocuteur habituel au bout du fil.

La délégation européenne de Rabat n’a pas encore réagi, malgré "sa surprise et son incompréhension", selon notre source.

 

"Nous ne savons pas pourquoi cette décision a été prise alors que les 28 ministres européens des Affaires étrangères ont fait appel de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Ce boycott est incompréhensible, car l’appel est en soi un acte de soutien des intérêts du Royaume dans les provinces du sud», selon notre source.

Le Conseil européen (chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union) et la Commission européenne ont en effet déposé le 14 décembre dernier un appel contre cet arrêt.

Notre source poursuit que le fait d’arrêter les relations n’aura aucune incidence sur la future décision en appel de la CJUE, qui est indépendante du pouvoir exécutif européen.

«Ce gel des échanges n’aboutira pas au même résultat qu’avec la Suède, car tous les Etats membres affiliés à la CJUE rendront une décision judiciaire collégiale et pas nationale. De plus, il faudra au moins 18 mois pour rejuger l’affaire. Si cette suspension de la communication dure un an et demi, ça sera catastrophique pour les échanges entre le Maroc et les institutions européennes».

Ce boycott vient après l’annulation partielle par la CJUE (10/12/2015) de l’accord commercial (2012) entre le Maroc et l’Union Européenne portant sur les produits agricoles.

C'est une décision en faveur du "polisario", qui demandait l’annulation des réductions de droits de douane accordés aux fruits, légumes et produits de pêche en provenance des provinces du Sud. 

Nos nombreuses tentatives de joindre la ministre déléguée aux Affaires étrangères et à la coopération sont restées sans réponse. 

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