Missions francophones au Maroc: les tarifs pour la rentrée
Les tarifs pratiqués par les établissements scolaires étrangers atteignent des sommes élevées, souvent plus de 30.000 DH rien que pour les frais de scolarité. La nouvelle école belge de Dar Bouazza n’échappe pas à la règle.
Les établissements étrangers au Maroc sont sélectifs d’un point de vue académique, avec des tests d’entrée pour plusieurs catégories d’élèves, mais aussi d’un point de vue financier. Rien que pour les frais de scolarité, il faut compter au moins 25.000 DH (pour un enfant français) ou 32.000 DH (pour un enfant marocain).
Mais le note s’avère en réalité beaucoup plus salée lorsqu’on ajoute les droits de première inscription (pour entrer dans un réseau d’établissements), les droits d’inscription annuels et les fournitures. A titre d’exemple, pour un lycéen scolarisé à Massignon (tarif 2013-2014), il faut débourser rien qu’en frais de scolarité 52.434 DH. A Lyautey, pour un lycéen marocain nouveau à l’AEFE, il faut compter 63.180 la première année, 43.180 DH les années suivantes.
Les écoles françaises de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), les plus « abordables », pratiquent des tarifs à partir de 25.350 DH pour les Français (et jusqu’à 32.020 DH en fonction du niveau) et à partir de 33.630 DH jusqu’à 43.180 DH pour les Marocains. Les étrangers tiers subissent un tarif encore plus élevé, de 43.530 DH à 56.950 DH ! A ces frais, s’ajoutent des droits de première inscription (DPI) entre 14.000 DH à 23.000 DH selon la catégorie (à payer une seule fois par élève lors de l’entrée dans le système AEFE). La grille tarifaire est valable pour toutes les écoles AEFE du Maroc.
Celles de l’Osui (Mission laïque française), qui ne bénéficient d’aucune aide de la France, présentent des tarifs plus élevés. Pour l’année passée 2013-2014, à titre d’exemple, les frais de scolarité s’échelonnaient de 32.829 DH à 53.673 en fonction de l’établissement et du niveau. Les tarifs ne varient pas selon la nationalité. Ces établissements ajoutent des frais annules d’inscription qu’ils déterminent.
Les francophones de Casablanca ont aussi une nouvelle possibilité avec l’école belge qui ouvre ses portes en septembre à Dar Bouzza, sous l’égide de la Fédération Wallonie Bruxelles (mais sans subvention). C’est une réplique du système scolaire belge, avec une place plus importante donnée à l’arabe, Maroc oblige. Les tarifs particulièrement élevés varient en fonction de la nationalité (belge, marocaine ou tiers) et du niveau. Outre un DPI fixé à 35.000 DH pour les non Belges, il faut ajouter des frais de scolarité entre 33.000 et 73.700 DH par an. Sachant que c’est la première année, toutes les familles non-belges s’acquitteront au minimum de 82.000 DH pour l’année 2014-2015, tarif pour une entrée en maternelle.
à lire aussi
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.
Article : Animation : Swinga relance sa série sur le Maroc et l'Algérie, dans les coulisses d’un retour très attendu
Trois ans après son premier succès, la série Maroc-Algérie d’Aji-Tfham repart avec un nouvel épisode. Un projet à 1,5 million de dirhams, financé en partie par le public et porté par une équipe en reconstruction. Détails.
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.


