Violences faites aux femmes: des associations font pression
L’association Amal El Hajeb pour la femme et le développement présente ce mardi 23 septembre à son siège un plaidoyer pour une loi contre les violences faites aux femmes, qu’elle va présenter au Parlement. Le projet de loi, retiré par le gouvernement le 7 novembre 2013, se fait toujours attendre.
Presque une année après le retrait, par le gouvernement, du projet de loi sur les violences faites aux femmes, les associations se mobilisent pour faire pression sur le gouvernement.
L’association Amal a travaillé pendant six ans avec dix associations régionales des droits des femmes sur l’élaboration d’un projet de loi, en collaboration avec l’ONG Global Rights.
"Les associations de protection des droits des femmes déplorent le retard accusé par la révision du projet de loi", nous déclare Fatiha Oudra, responsable de projet de l’association Amal.
"15 sur les 35 recommandations signées par le Maroc à ce sujet appellent à l’impératif de promulguer une loi spécifique aux violences faites aux femmes", ajoute-t-elle.
"De la rue au législateur, pas de protection contre les violences faites aux femmes sans une loi spécifique qui criminalise les violences basées sur le genre». C’est le thème de la caravane, organisée par l’association Amal, du 3 au 13 septembre dans la région de Fès et Meknès. Les résultats de cette caravane seront présentés ce mardi. Ils devront servir dans l’élaboration d’une stratégie de plaidoyer pour la loi spécifique contre les violences faites aux femmes.
La caravane avait pour objectif de mobiliser l’opinion publique contre les violences faites aux femmes, sensibiliser et responsabiliser les autorités locales sur toutes les formes de violences dont les femmes dans la région sont victimes.
Autre objectif de la caravane, recueillir des signatures pour présenter une pétition pour la promulgation d’une loi spécifique avec la participation des avocats, des ONG, des acteurs locaux et des activistes, avant de la présenter au Parlement et aux responsables.
Un comité composé de représentants de 10 associations activistes dans la région est en charge du processus de la pétition.
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