Zakat al mal s’applique à partir de 22.950 DH
Pour ceux qui n’ont pas versé zakat al mal à la fin de l’année 1434 de l’hégire, il est possible de le faire à l’occasion du début de 2014. Selon le conseil des Oulémas, le taux de l’aumône est de 2,5% au-delà du seuil de 22.950 DH.
Zakat al mal (impôt sur l’épargne) est une aumône annuelle obligatoire que tout musulman devrait verser. Toute personne (physique et morale), possédant pendant une année lunaire (ou solaire) la valeur du nissab (seuil), doit s’acquitter de 2,5% du montant total de ses biens. Un petit guide pour celles et ceux qui ne savent pas comment le calculer.
Le nissab est la fortune minimale au-delà de laquelle l'acquittement de la zakat est obligatoire. Le nissab est indexé sur le cours de l’or. Concrètement, il correspond à la valeur monétaire de 85 grammes d’or. Le calcul du nissab est très simple. Il suffit d’appliquer la règle suivante :
Nissab = 85 x cours d’un gramme d’or
En janvier 2014, le gramme d’or coûte au Maroc près de 270 DH (en décembre 2013, il coûtait 320 DH). Ainsi, en appliquant la règle précitée, le nissab est de 22.950 DH.
Comment calculer la zakat ?
Pour calculer le montant de la zakat, il suffit d’appliquer un taux de 2.5% à l’épargne et les avoirs en notre possession depuis une année sans égard quant aux mouvements financiers durant l’année (entrées et sorties).
Pour rappel, sont soumis à la zakat les avoirs/biens et fortune (espèces, métaux précieux, carnets d’épargne ou dépôts en banque), les titres bancaires (actions, bons du trésor, fonds de placement), les récoltes et le bétail, les revenus divers (location de biens immobiliers par exemple), les héritages, etc.
Par ailleurs, les terrains, immeubles et bâtiments non soumis à la vente, les maisons privées principale ou secondaire, les mobiliers, vêtements, voitures, etc, ne sont pas soumis à la zakat.
Quand payer la zakat ?
Généralement, la zakat est l’épargne d’une année lunaire. Mais cela n’empêche pas de la calculer en tenant compte de l’année grégorienne selon le bureau d’El Fida (Casablanca) du conseil des Oulémas. L’objectif reste le même : aider les pauvres et réduire les écarts sociaux.
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