Accusé de viol sur une enfant de 6 ans, un quadragénaire en liberté provisoire

Une affaire de viol de mineure secoue la ville de Tata. L'accusé libéré provisoirement sous caution. Le père de l'enfant retire sa plainte puis se rétracte.

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Accusé de viol sur une enfant de 6 ans, un quadragénaire en liberté provisoire

Le 09 juin 2020 à 17:38

Modifié le 10 juin 2020 à 12:53

L’information émeut mais ne surprend malheureusement pas : Soupçonné d’agression sexuelle sur une enfant de six ans, un quadragénaire s’est vu accorder, samedi 6 juin, la liberté provisoire par le juge d'instruction près la Chambre criminelle d’Agadir.

L’affaire a été révélée le 7 juin par le Forum Iffous pour la démocratie et les droits de l’homme, ONG locale. Elle a secoué les réseaux sociaux, où une pétition a été lancée il y a 13 heures. Au moment où nous rédigions ces lignes, elle en était déjà à plus de 53.000 signatures. « Nous demandons justice pour Ikram », réclament les pétitionnaires.

Nous en savons peu sur les faits qui ont eu lieu à Fam El Hisn, une province de Tata. Le dossier concerne « un attentant à la pudeur » couplé à un « viol » sur mineure.

« Le mis en cause, un quadragénaire, a été relâché 12 heures après son arrestation. Le juge d'instruction lui a accordé la liberté provisoire, après un retrait de plainte de la part du père de la victime », rapporte Mbarek Amakhlouf, membre du bureau exécutif du Forum. 

Cette association suit de près le dossier. Elle est actuellement en contact avec un avocat pour gérer la suite. « Pour l’heure, il n’y a pas eu de procès. Le père a exprimé sa volonté de retirer son désistement de plainte », ajoute notre interlocuteur. Et il l'a effectivement retiré ce mardi 9 mai. La première audience se tiendra demain. En attendant, l’accusé demeure en état de liberté », explique Mbarek Amakhlouf.

La liberté provisoire a été accordée le 6 juin contre une caution. Le mis en cause avait été préalablement placé en garde à vue. Dressé à l’hôpital provincial de Tata, un rapport médical a été versé au dossier.

Ce mardi 9 juin, un sit-in a été tenu devant la Bachaouia de Fam El Hisn en soutien à l’enfant. Dans cette petite localité, l’affaire a provoqué une onde de choc. « Le phénomène n'est pas rare. Des affaires similaires aboutissent de la même manière après retrait de plainte. Il y a eu une succession de dossiers, notamment en période de confinement », estime M. Amakhlouf. « La pratique questionne le législateur, la justice et nous, en tant que société ».

Comme un air de déjà vu ! En janvier 2019, un ressortissant étranger (24 ans) avait bénéficié de la liberté provisoire dans un dossier où il était accusé de viol commis sur une enfant de 14 ans. Une décision qui lui a permis de quitter le territoire, alors même que son procès était en cours. Le mis en cause n’est pas extradable. Un dossier qui avait soulevé l’indignation de l’opinion, mais qui tombe aujourd’hui dans l’oubli, tant ces affaires sont courantes.

>>Lire aussi :

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Accusé de viol sur une enfant de 6 ans, un quadragénaire en liberté provisoire

Le 09 juin 2020 à17:39

Modifié le 10 juin 2020 à 12:53

Une affaire de viol de mineure secoue la ville de Tata. L'accusé libéré provisoirement sous caution. Le père de l'enfant retire sa plainte puis se rétracte.

L’information émeut mais ne surprend malheureusement pas : Soupçonné d’agression sexuelle sur une enfant de six ans, un quadragénaire s’est vu accorder, samedi 6 juin, la liberté provisoire par le juge d'instruction près la Chambre criminelle d’Agadir.

L’affaire a été révélée le 7 juin par le Forum Iffous pour la démocratie et les droits de l’homme, ONG locale. Elle a secoué les réseaux sociaux, où une pétition a été lancée il y a 13 heures. Au moment où nous rédigions ces lignes, elle en était déjà à plus de 53.000 signatures. « Nous demandons justice pour Ikram », réclament les pétitionnaires.

Nous en savons peu sur les faits qui ont eu lieu à Fam El Hisn, une province de Tata. Le dossier concerne « un attentant à la pudeur » couplé à un « viol » sur mineure.

« Le mis en cause, un quadragénaire, a été relâché 12 heures après son arrestation. Le juge d'instruction lui a accordé la liberté provisoire, après un retrait de plainte de la part du père de la victime », rapporte Mbarek Amakhlouf, membre du bureau exécutif du Forum. 

Cette association suit de près le dossier. Elle est actuellement en contact avec un avocat pour gérer la suite. « Pour l’heure, il n’y a pas eu de procès. Le père a exprimé sa volonté de retirer son désistement de plainte », ajoute notre interlocuteur. Et il l'a effectivement retiré ce mardi 9 mai. La première audience se tiendra demain. En attendant, l’accusé demeure en état de liberté », explique Mbarek Amakhlouf.

La liberté provisoire a été accordée le 6 juin contre une caution. Le mis en cause avait été préalablement placé en garde à vue. Dressé à l’hôpital provincial de Tata, un rapport médical a été versé au dossier.

Ce mardi 9 juin, un sit-in a été tenu devant la Bachaouia de Fam El Hisn en soutien à l’enfant. Dans cette petite localité, l’affaire a provoqué une onde de choc. « Le phénomène n'est pas rare. Des affaires similaires aboutissent de la même manière après retrait de plainte. Il y a eu une succession de dossiers, notamment en période de confinement », estime M. Amakhlouf. « La pratique questionne le législateur, la justice et nous, en tant que société ».

Comme un air de déjà vu ! En janvier 2019, un ressortissant étranger (24 ans) avait bénéficié de la liberté provisoire dans un dossier où il était accusé de viol commis sur une enfant de 14 ans. Une décision qui lui a permis de quitter le territoire, alors même que son procès était en cours. Le mis en cause n’est pas extradable. Un dossier qui avait soulevé l’indignation de l’opinion, mais qui tombe aujourd’hui dans l’oubli, tant ces affaires sont courantes.

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