CAN 2019. Romain Saiss: "Le Maroc a une équipe compétitive"

Romain Saiss est l'une des pièces maîtresses de l'effectif du technicien français Hervé Renard. Il est le joueur le plus utilisé en défense centrale et a toujours donné satisfaction. Dans cette interview accordée à Médias24, le sociétaire de Wolverhampton (D1 anglaise) revient sur plusieurs sujets, dont les chances des Lions de l'Atlas de remporter la CAN 2019 sur les terres égyptiennes.

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CAN 2019. Romain Saiss:

Le 06 mai 2019 à 15:56

Modifié le 06 mai 2019 à 17:40

- Médias24: Quelles sont vos impressions sur le tirage au sort de la CAN qui a placé le Maroc dans un groupe relevé avec la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et la Namibie ?

- Romain Saiss: Tout d'abord, nous allons encore nous confronter à la Côte d'Ivoire. On doit s'attendre à un match difficile face à cette équipe comme d'habitude. Les Ivoiriens ont une revanche à prendre au vu des derniers matchs que nous avons joués contre eux, que ce soit en phase de poules de la CAN 2017 ou lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

Après, l'Afrique du Sud n'est pas un adversaire facile à jouer. De toute façon, nous savons très bien que dans cette CAN, toutes les équipes sont difficiles à battre. Il va falloir être très rigoureux et concentré comme nous avons l'habitude de le faire. Nous avons les qualités nécessaires et une équipe capable de terminer en tête de ce groupe.

- Le fait que les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les 8èmes de finale constitue-t-il un avantage pour vous, sur le plan moral ?

- Non, pas plus que ça. Nous concernant, on va tout faire pour terminer premiers de la poule. D'un autre côté, comme il va y avoir des troisièmes qui peuvent se qualifier pour le tour suivant, c'est sûr que toutes les équipes vont se donner à fond jusqu'à la fin pour pouvoir terminer, au pire, troisième.

Donc, ce sera plus engagé que lors des éditions précédentes. Un des meilleurs exemples, c'est le Portugal qui a terminé à la troisième place de son groupe à l'Euro 2016 avant d'être sacré champion. Ce sera une compétition très difficile, mais depuis quelques années et surtout après l'arrivée d'Hervé Renard, nous montrons que nous avons une équipe compétitive. À nous d'être sérieux pour pouvoir passer le premier tour.

- Les médias sportifs comme France Football et les experts du football africain à l'image de Claude Le Roy vous voient comme favoris pour le titre avec le Sénégal. Partagez-vous leur opinion?

- Favoris, je ne sais pas si on l'est. Par contre, nous avons fait de belles choses ces derniers temps. À l'instar du Sénégal, nous sommes allés à la Coupe du monde et nous avons réalisé une bonne Coupe d'Afrique, au Gabon, mais ce n'est pas pour autant qu'on va être les ultra-favoris.

Cela n'empêche pas que nous avons une carte à jouer. Il y a aussi de très belles équipes comme la Côte d'Ivoire, l'Égypte qui joue à domicile et l'Algérie aussi qui revient bien. Je pense que la CAN est une compétition très ouverte, et au Gabon, personne ne s'attendait à ce que le Cameroun remporte le tournoi.

- Le sélectionneur du Nigéria, Gernot Rohr, nous a déclaré récemment qu'il y avait une possibilité d'organiser un match amical entre les Lions de l'Atlas et les Super Eagles. Pensez-vous que ce serait une bonne chose pour vous de vous mesurer à un gros calibre avant d'entrer dans le vif du sujet ?

- Oui, bien sûr. Vu que maintenant les groupes sont connus, chaque sélectionneur va pouvoir concocter un programme de préparation adéquat pour son équipe, parce qu'à l'avance, nous ne pouvons pas savoir contre qui nous allons jouer et qui nous pouvons croiser en 8èmes de finale.

C'est sûr que ce serait bien d'affronter de bonnes équipes en amical comme le Nigéria, qui est fort en Afrique et qui le prouve souvent. Le fait aussi de jouer au mois de juin permet aux équipes de trouver de bons sparring-partners, alors que ce n'est pas le cas au mois de janvier, car il n'y a que les équipes qui sont concernées par la Coupe d'Afrique qui sont disponibles. Après, peu importe qui nous allons affronter en amical, parce que le plus important, c'est d'être prêt le jour J.

-Vous entre joueurs, est-ce que vous auriez préféré jouer cette édition de la CAN 2019 en Afrique du Sud au lieu de l'Égypte ? Comme tout le monde le sait, la compétition se déroulera dans des conditions climatiques qui seront difficiles.

- Je pense que la plupart des pays africains ont des avantages et des inconvénients. Nous avons joué au Gabon dans des conditions qui n'étaient pas faciles non plus. Il y avait beaucoup de chaleur, même le soir très tard. Nous sommes habitués à ces conditions, parce que nous avons presque tous (NDLR: les joueurs) joué aux quatre coins de l'Afrique. Maintenant, le plus important sera de vite s'habituer à ces conditions climatiques pour être performant dans chaque match.

- Lors du dernier match face à l'Argentine, Hervé Renard avait mis en place son système de jeu fétiche en 3-4-3. Que préféreriez-vous : évoluer dans une défense à 3 ou à 4 ? Sachant que cette saison, vous avez déjà joué à la fois à droite et à gauche en défense centrale avec votre club.

-Je commence à être habitué à jouer dans une défense à 3 ou à 4. Dans mon club, nous jouons à 3 derrière, et en sélection aussi, nous avons évolué quelques fois à 3, notamment pendant la CAN 2017.

Quand on joue à 3, on retrouve vite nos repères, que ce soit moi, Medhi Benatia et Marouane Da Costa. Et puis c'est le coach qui décide et choisit le meilleur système possible pour chaque match. Nous les défenseurs, nous avons cette faculté de vite nous adapter qu'on soit à 2 ou à 3 dans l'axe, sachant aussi que Medhi a déjà joué dans une défense à 3 à la Juventus Turin. Aujourd'hui, ça ne nous pose pas de problèmes, et l'essentiel, c'est d'être costaud.

- Quel était le discours d'Hervé Renard après cette défaite devant l'Albiceleste ?

- C'était impossible pour lui de tirer des conclusions d'un match comme on a pu le faire. Les conditions climatiques ne permettaient pas de jouer au football à cause du vent. Le ballon changeait de trajectoire tout seul et c'était donc très compliqué de pratiquer du beau jeu. C'est un match qui ne restera pas dans les mémoires de tout le monde. C'est dommage parce que c'était une belle affiche, mais malgré tout, on était dans le même état d'esprit que celui des autres rencontres.

CAN 2019. Romain Saiss: "Le Maroc a une équipe compétitive"

Le 06 mai 2019 à15:56

Modifié le 06 mai 2019 à 17:40

Romain Saiss est l'une des pièces maîtresses de l'effectif du technicien français Hervé Renard. Il est le joueur le plus utilisé en défense centrale et a toujours donné satisfaction. Dans cette interview accordée à Médias24, le sociétaire de Wolverhampton (D1 anglaise) revient sur plusieurs sujets, dont les chances des Lions de l'Atlas de remporter la CAN 2019 sur les terres égyptiennes.

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- Médias24: Quelles sont vos impressions sur le tirage au sort de la CAN qui a placé le Maroc dans un groupe relevé avec la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et la Namibie ?

- Romain Saiss: Tout d'abord, nous allons encore nous confronter à la Côte d'Ivoire. On doit s'attendre à un match difficile face à cette équipe comme d'habitude. Les Ivoiriens ont une revanche à prendre au vu des derniers matchs que nous avons joués contre eux, que ce soit en phase de poules de la CAN 2017 ou lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

Après, l'Afrique du Sud n'est pas un adversaire facile à jouer. De toute façon, nous savons très bien que dans cette CAN, toutes les équipes sont difficiles à battre. Il va falloir être très rigoureux et concentré comme nous avons l'habitude de le faire. Nous avons les qualités nécessaires et une équipe capable de terminer en tête de ce groupe.

- Le fait que les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les 8èmes de finale constitue-t-il un avantage pour vous, sur le plan moral ?

- Non, pas plus que ça. Nous concernant, on va tout faire pour terminer premiers de la poule. D'un autre côté, comme il va y avoir des troisièmes qui peuvent se qualifier pour le tour suivant, c'est sûr que toutes les équipes vont se donner à fond jusqu'à la fin pour pouvoir terminer, au pire, troisième.

Donc, ce sera plus engagé que lors des éditions précédentes. Un des meilleurs exemples, c'est le Portugal qui a terminé à la troisième place de son groupe à l'Euro 2016 avant d'être sacré champion. Ce sera une compétition très difficile, mais depuis quelques années et surtout après l'arrivée d'Hervé Renard, nous montrons que nous avons une équipe compétitive. À nous d'être sérieux pour pouvoir passer le premier tour.

- Les médias sportifs comme France Football et les experts du football africain à l'image de Claude Le Roy vous voient comme favoris pour le titre avec le Sénégal. Partagez-vous leur opinion?

- Favoris, je ne sais pas si on l'est. Par contre, nous avons fait de belles choses ces derniers temps. À l'instar du Sénégal, nous sommes allés à la Coupe du monde et nous avons réalisé une bonne Coupe d'Afrique, au Gabon, mais ce n'est pas pour autant qu'on va être les ultra-favoris.

Cela n'empêche pas que nous avons une carte à jouer. Il y a aussi de très belles équipes comme la Côte d'Ivoire, l'Égypte qui joue à domicile et l'Algérie aussi qui revient bien. Je pense que la CAN est une compétition très ouverte, et au Gabon, personne ne s'attendait à ce que le Cameroun remporte le tournoi.

- Le sélectionneur du Nigéria, Gernot Rohr, nous a déclaré récemment qu'il y avait une possibilité d'organiser un match amical entre les Lions de l'Atlas et les Super Eagles. Pensez-vous que ce serait une bonne chose pour vous de vous mesurer à un gros calibre avant d'entrer dans le vif du sujet ?

- Oui, bien sûr. Vu que maintenant les groupes sont connus, chaque sélectionneur va pouvoir concocter un programme de préparation adéquat pour son équipe, parce qu'à l'avance, nous ne pouvons pas savoir contre qui nous allons jouer et qui nous pouvons croiser en 8èmes de finale.

C'est sûr que ce serait bien d'affronter de bonnes équipes en amical comme le Nigéria, qui est fort en Afrique et qui le prouve souvent. Le fait aussi de jouer au mois de juin permet aux équipes de trouver de bons sparring-partners, alors que ce n'est pas le cas au mois de janvier, car il n'y a que les équipes qui sont concernées par la Coupe d'Afrique qui sont disponibles. Après, peu importe qui nous allons affronter en amical, parce que le plus important, c'est d'être prêt le jour J.

-Vous entre joueurs, est-ce que vous auriez préféré jouer cette édition de la CAN 2019 en Afrique du Sud au lieu de l'Égypte ? Comme tout le monde le sait, la compétition se déroulera dans des conditions climatiques qui seront difficiles.

- Je pense que la plupart des pays africains ont des avantages et des inconvénients. Nous avons joué au Gabon dans des conditions qui n'étaient pas faciles non plus. Il y avait beaucoup de chaleur, même le soir très tard. Nous sommes habitués à ces conditions, parce que nous avons presque tous (NDLR: les joueurs) joué aux quatre coins de l'Afrique. Maintenant, le plus important sera de vite s'habituer à ces conditions climatiques pour être performant dans chaque match.

- Lors du dernier match face à l'Argentine, Hervé Renard avait mis en place son système de jeu fétiche en 3-4-3. Que préféreriez-vous : évoluer dans une défense à 3 ou à 4 ? Sachant que cette saison, vous avez déjà joué à la fois à droite et à gauche en défense centrale avec votre club.

-Je commence à être habitué à jouer dans une défense à 3 ou à 4. Dans mon club, nous jouons à 3 derrière, et en sélection aussi, nous avons évolué quelques fois à 3, notamment pendant la CAN 2017.

Quand on joue à 3, on retrouve vite nos repères, que ce soit moi, Medhi Benatia et Marouane Da Costa. Et puis c'est le coach qui décide et choisit le meilleur système possible pour chaque match. Nous les défenseurs, nous avons cette faculté de vite nous adapter qu'on soit à 2 ou à 3 dans l'axe, sachant aussi que Medhi a déjà joué dans une défense à 3 à la Juventus Turin. Aujourd'hui, ça ne nous pose pas de problèmes, et l'essentiel, c'est d'être costaud.

- Quel était le discours d'Hervé Renard après cette défaite devant l'Albiceleste ?

- C'était impossible pour lui de tirer des conclusions d'un match comme on a pu le faire. Les conditions climatiques ne permettaient pas de jouer au football à cause du vent. Le ballon changeait de trajectoire tout seul et c'était donc très compliqué de pratiquer du beau jeu. C'est un match qui ne restera pas dans les mémoires de tout le monde. C'est dommage parce que c'était une belle affiche, mais malgré tout, on était dans le même état d'esprit que celui des autres rencontres.

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