Cnops: le bilan de 14 ans d'activité
De 2005 à 2018, la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale a traité, en concertation avec les mutuelles, 57 millions de dossiers de maladie, soit une moyenne annuelle de plus de 5 millions de dossiers.
On en sait un peu plus sur l'activité de la Cnops durant les 13 dernières années. La Cnops s'apprête à laisser place à la Caisse marocaine de l'assurance maladie (CMAM).
De 2005 à 2018, la Cnops a payé 46 milliards de DH, dont 21 milliards aux producteurs de soins dans le cadre du tiers payant, et 25 milliards en tant que remboursements directs aux assurés, indique un communiqué de l'organisme, à l'issue de son 19e conseil d'administration tenu mercredi 20 février.
La Cnops a mobilisé 2,3 MMDH au profit de plus de 170.000 personnes porteuses d’affections de longue durée, dont 660 MDH affectés au traitement des cancers, 507 millions à la dialyse et 570 millions au traitement du diabète et de l’hypertension artérielle aigüe.
Nouvelle structure
Le conseil d'administration a décidé de regrouper les budgets de fonctionnement et d’investissement de l’AMO-secteur public et celle des étudiants pour en optimiser l’exécution.
Il a aussi décidé d'adopter des mesures de maîtrise médicalisée des dépenses de soins de santé en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’ANAM, en vue de sauvegarder les équilibres budgétaires de l’AMO et la pérennité des prestations garanties.
Cette 19e session intervient après un siècle d’expérience mutualiste et l’adoption du décret-loi portant création de la Caisse marocaine de l’assurance maladie (CMAM) qui succède à la CNOPS dans ses missions de gestionnaire de l'assurance maladie obligatoire et celle des étudiants.
"Une situation financière saine"
Le directeur de la CNOPS Abdelaziz Adnane a présenté les indicateurs clés de l’AMO (secteur public) dont les faits saillants sont le nombre de bénéficiaires qui a atteint 3.030.448 personnes en 2017, les cotisations qui ont totalisé 4.852 MDH et les paiements qui ont atteint 5.037 MDH, dont 31% consacrés aux médicaments, 16% aux hospitalisations, 10% aux soins dentaires et 9% aux analyses biologiques.
Il a également affirmé que la CMAM hérite d’une situation financière saine et de réserves qui lui permettent d’honorer ses engagements à l’égard des assurés et des producteurs de soins durant plusieurs années et de mettre en place les mesures nécessaires pour sauvegarder les équilibres financiers de l’AMO (secteur public) marqué, depuis 2016, par la baisse des résultats financiers en raison de l’incidence négative de plusieurs facteurs.
Selon la même source, les facteurs impactant les équilibres de la CNOPS ont trait au faible taux de cotisations et leur plafonnement, le vieillissement de la population, l’accueil de nouvelles populations concernées par l’article 114 de la loi 65-00, ainsi que la cherté des analyses biologiques et l’envolée des dépenses des médicaments et des dispositifs médicaux remboursables, sans oublier l’évolution inquiétante du poste dentaire puisqu’il est passé de 76 MDH en 2006 à 561 millions en 2016, soit un bond de 640%.
(Avec MAP)
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