La CIMR lance le report des échéances et la suspension des adhésions
La Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) a annoncé, lundi 18 mai, la mise en place de mesures visant à soutenir ses adhérents qui souffrent des conséquences de la crise du Covid-19.
"Le Conseil d'Administration de la CIMR, réuni le 12 mai, a exprimé son soutien aux adhérents de la Caisse qui souffrent des conséquences de la crise du Covid-19 et a décidé des mesures pour les aider à dépasser cette crise", indique la CIMR dans un communiqué.
Ces mesures portent premièrement sur le report du règlement des échéances et leur étalement.
Ainsi, les adhérents dont le chiffre d’affaires (CA) trimestriel sur 1, 2, 3 ou 4 trimestres consécutifs de l’exercice 2020 baisse de plus de 25% par rapport au même trimestre de l’exercice précédent, peuvent reporter le paiement des contributions relatives à ces trimestres et l’étaler sur une période égale au double de la période de baisse, commençant le 4ème mois après la fin de cette période.
Le premier trimestre 2020 sera concerné par le report, même si son CA n’a pas baissé de plus de 25% dans le cas où le CA du second aura baissé de plus de 50%, note la CIMR.
La justification de la baisse du CA sera effectuée par la production d’une attestation du commissaire aux comptes ou de l’expert-comptable de l’adhérent selon le modèle fourni par la CIMR.
La CIMR précise à cet égard que si l’adhérent procède au règlement des échéances reportées sur une période inférieure ou égale à la moitié de la période d’étalement autorisée, il n’aura pas à supporter, à titre exceptionnel, les intérêts de retard prévus à l’article 7 du Règlement général de retraite.
Par ailleurs, si l’adhérent procède au règlement des échéances reportées sur une période supérieure à la moitié de la période d’étalement autorisée, il supportera sur toute cette période, à titre exceptionnel, un taux d’intérêt de retard réduit, de 5% l’an au lieu de 12%.
Nonobstant le report du règlement, les déclarations des salaires relatives aux trimestres objets du report du règlement devront être faites dans le respect des délais fixés à l’article 7 du Règlement général de retraite, ajoute le communiqué, notant que la déclaration et le règlement relatifs aux autres trimestres devront se faire dans les délais fixés au même article.
En cas d'une baisse de 60%
Concernant le deuxième axe des mesures portant sur la suspension d'adhésion, la CIMR indique que les adhérents dont le CA trimestriel sur 1, 2, 3 ou 4 trimestres consécutifs de l’exercice 2020 baisse de plus de de 60% par rapport au même trimestre de l’exercice précédent, peuvent demander la suspension de leur adhésion sur le ou les trimestres concernés conformément aux dispositions de l’article 7 des statuts.
La justification de la baisse du CA sera effectuée par la production d’une attestation du commissaire aux comptes ou de l’expert-comptable de l’adhérent selon le modèle fourni par la CIMR.
La suspension ne devient effective qu’après accord du Conseil d’Administration de la CIMR, conformément aux dispositions de l’article 7 de ses statuts, ajoute le document.
La déclaration et le règlement relatifs aux autres trimestres devront se faire dans les délais fixés à l’article 7 du Règlement général de retraite.
Les adhérents ayant bénéficié d’une suspension peuvent s’ils le souhaitent, procéder à un rappel total ou partiel des contributions sur la période de suspension, en bénéficiant d’un taux d’intérêt de retard réduit de 5%, si ce rappel est réglé avant le 31 décembre 2025.
Ces mesures ne s’appliquent pas aux adhérents exerçant dans les secteurs et sous-secteurs cités à l’article 4 du décret n°2-20-331 afférent à la loi n°25-20, fixant la liste des secteurs et sous-secteurs n’ayant pas souffert des effets de la crise du Covid-19, conclut le communiqué.
Pour rappel, la CIMR compte près de 7.000 entreprises adhérentes pour plus de 360.000 actifs cotisants.
À découvrir
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026. Les éclairages de Mohamed Ouahbi
Un brin fataliste puis agacé par la tournure que prenait la conférence de presse organisée ce mardi 14 juillet au Complexe Mohammed VI de Salé, Mohamed Ouahbi a tenté d’apporter sa version des faits à des questions auxquelles il n’avait pas toujours les réponses. Mais le sélectionneur a tout de même affiché une foi inébranlable en l’avenir après l’élimination en quart du Mondial 2026.
Article : Pour responsabiliser les livreurs, Glovo va numéroter ses sacs
Dès le second semestre 2026, 10.000 équipements dotés d’un identifiant visible seront progressivement déployés au Maroc.
Article : Al Haouz : un avion militaire léger s'écrase après une panne moteur, le pilote indemne
L'ancien pilote de Mirage F1, qui était aux commandes de l’appareil, a été contraint de tenter un atterrissage d’urgence dans un douar proche de Marrakech.
Article : Après les crues de 2026, un barrage à 1,145 milliard de DH pour protéger Ksar El Kébir
Implanté sur l’oued Loukkos, en amont d’Oued El Makhazine, le futur ouvrage pourra retenir jusqu’à 400 millions de m³ et devrait entrer en service à l’horizon 2030.
Article : La station de dessalement de Casablanca sera opérationnelle en février 2027, annonce Nizar Baraka
D’une capacité initiale de 200 millions de mètres cubes par an, portée ensuite à 300 Mm³, l’infrastructure doit renforcer la sécurité hydrique du Grand Casablanca.
Article : Reprise de la guerre au Moyen-Orient : quel impact pour le Maroc ?
Le répit aura été bref. Moins d’un mois après l’accord entre Washington et Téhéran, les frappes ont repris et le Brent a bondi de 77 à 87 dollars en vingt-quatre heures. Pour un pays qui importe près de 90% de ses besoins énergétiques, l’enjeu dépasse largement le prix à la pompe. Transport, industrie, inflation et budget de l’État pourraient rapidement subir le contrecoup d’un conflit qui menace aussi les routes maritimes.