Covid. Le Maroc instaure les tests sérologiques rapides dans les dispensaires

C'est un changement dans la stratégie. Le Maroc instaure en effet les tests sérologiques rapides dans les dispensaires de quartier (centres de soin de santé primaires), pour pouvoir tester rapidement les personnes à risques ou qui sont adressées par les médecins ou les pharmaciens d'officine. Si le test est positif, un test PCR est réalisé et en attendant son résultat, la personne concernée doit se placer en isolement.

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Covid. Le Maroc instaure les tests sérologiques rapides dans les dispensaires (Photo MAP)

Le 13 août 2020 à 18:34

Modifié le 15 août 2020 à 12:21

C'est un changement qui est censé réduire les délais et baisser fortement la durée au cours de laquelle des cas non diagnostiqués et contagieux circulent au sein de la population. La question qui demeure en suspens concerne la pertinence du choix de tests sérologiques plutôt que PCR.

Jusqu'à présent et sous la poussée de la hausse des cas confirmés et des cas contacts, les délais entre l'identification d'un cas contact ou d'un cas suspect et le début du traitement, varient en moyenne entre 7 et 9 jours selon des sources médicales informées.

Maintenant, un test sérologique (prélèvement de sang, résultat rapide entre 15 et 30 mn) permettra de se faire une première opinion et d'isoler le cas suspect en attendant la confirmation PCR.

Cette décision avait été annoncée laconiquement par le ministre de la Santé au cours d'un webinaire organisé mardi 11 aout par la Société Marocaine des sciences médicales. Khalid Ait Taleb a concrétisé rapidement l'annonce qu'il a faite.

Cette décision a fait l'objet de la circulaire 64 DHSA du 13 aout 2020, adressée par le ministre aux directeurs régionaux de la Santé.

"Les établissements de soins de santé primaires ESSP sont appelés à réaliser les tests rapides sérologiques pour la population à risque et les cas suspects référés par les médecins du secteur privé (et du travail en principe, ndlr), les pharmaciens d'officine et ceux détectés au niveau du centre de santé", écrit le ministre dans la circulaire.

Les personnes à risque sont celles âgées de 65 ans ou plus, avec des maladies chroniques telles que le diabète et/ou l'hypertension artérielle.

Les patients à IGM positives (présence d'anticorps témoignant d'une infection récente au coronavirus) sont orientés vers les structures hospitalières en consultation externe pour un test PCR et un bilan complémentaire. En attendant le résultat du test PCR, les personnes éligibles à la prise en charge à domicile seront confinées chez elles.

Si le résultat PCR est négatif, le centre de santé prend contact avec le malade, l'informe et lui recommande de rester auto-confiné dans le respect des gestes barrière.

Si la PCR est positive, le patient asymptomatique éligible, restera à domicile où il sera suivi. Sinon, il sera hospitalisé.

Les directions régionales de la santé sont responsables de la disponibilité des tests sérologiques et des traitements au niveau des ESSP.

Cette décision rompt avec la stratégie de centralisation qui avait prévalu mais qui a montré ses limites lorsque le nombre de cas et de tests ont augmenté. Maintenant, les tests sérologiques vont se faire dans les quartiers et se rapprocher de la population. Le circuit deviendra plus rapide et en tous les cas, la population mieux protégée puisqu'en attendant les résultats des PCR, les personnes à sérologie positive seront isolées.

Ces mesures se feront avec l'appui de l'administration territoriale, avait annoncé le ministre de la Santé le mardi 11 aout.

Sur Twitter, l'expert marocain Youssef Oulhote a fortement critiqué le choix du test sérologique:

-ce tests sérologique ne permet pas de briser la chaîne de transmission. Les tests sérologiques détectent les anticorps en moyenne 7 à 10 jours après les symptômes. On va probablement détecter des gens qui ne sont pas contagieux.

-Il ne faut jamais utiliser les tests sérologiques pour des décisions individuelles. Ce test ne sert à rien, ni à identfier les gens infectieux pour les isoler, ni à estimer l'incidence cumulée de la maladie.

-au mieux, ce sera un gaspillage d'efforts et de moyens. Au pire, cela va engorger les services.

(Photo MAP)

Covid. Le Maroc instaure les tests sérologiques rapides dans les dispensaires

Le 13 août 2020 à18:50

Modifié le 15 août 2020 à 12:21

C'est un changement dans la stratégie. Le Maroc instaure en effet les tests sérologiques rapides dans les dispensaires de quartier (centres de soin de santé primaires), pour pouvoir tester rapidement les personnes à risques ou qui sont adressées par les médecins ou les pharmaciens d'officine. Si le test est positif, un test PCR est réalisé et en attendant son résultat, la personne concernée doit se placer en isolement.

C'est un changement qui est censé réduire les délais et baisser fortement la durée au cours de laquelle des cas non diagnostiqués et contagieux circulent au sein de la population. La question qui demeure en suspens concerne la pertinence du choix de tests sérologiques plutôt que PCR.

Jusqu'à présent et sous la poussée de la hausse des cas confirmés et des cas contacts, les délais entre l'identification d'un cas contact ou d'un cas suspect et le début du traitement, varient en moyenne entre 7 et 9 jours selon des sources médicales informées.

Maintenant, un test sérologique (prélèvement de sang, résultat rapide entre 15 et 30 mn) permettra de se faire une première opinion et d'isoler le cas suspect en attendant la confirmation PCR.

Cette décision avait été annoncée laconiquement par le ministre de la Santé au cours d'un webinaire organisé mardi 11 aout par la Société Marocaine des sciences médicales. Khalid Ait Taleb a concrétisé rapidement l'annonce qu'il a faite.

Cette décision a fait l'objet de la circulaire 64 DHSA du 13 aout 2020, adressée par le ministre aux directeurs régionaux de la Santé.

"Les établissements de soins de santé primaires ESSP sont appelés à réaliser les tests rapides sérologiques pour la population à risque et les cas suspects référés par les médecins du secteur privé (et du travail en principe, ndlr), les pharmaciens d'officine et ceux détectés au niveau du centre de santé", écrit le ministre dans la circulaire.

Les personnes à risque sont celles âgées de 65 ans ou plus, avec des maladies chroniques telles que le diabète et/ou l'hypertension artérielle.

Les patients à IGM positives (présence d'anticorps témoignant d'une infection récente au coronavirus) sont orientés vers les structures hospitalières en consultation externe pour un test PCR et un bilan complémentaire. En attendant le résultat du test PCR, les personnes éligibles à la prise en charge à domicile seront confinées chez elles.

Si le résultat PCR est négatif, le centre de santé prend contact avec le malade, l'informe et lui recommande de rester auto-confiné dans le respect des gestes barrière.

Si la PCR est positive, le patient asymptomatique éligible, restera à domicile où il sera suivi. Sinon, il sera hospitalisé.

Les directions régionales de la santé sont responsables de la disponibilité des tests sérologiques et des traitements au niveau des ESSP.

Cette décision rompt avec la stratégie de centralisation qui avait prévalu mais qui a montré ses limites lorsque le nombre de cas et de tests ont augmenté. Maintenant, les tests sérologiques vont se faire dans les quartiers et se rapprocher de la population. Le circuit deviendra plus rapide et en tous les cas, la population mieux protégée puisqu'en attendant les résultats des PCR, les personnes à sérologie positive seront isolées.

Ces mesures se feront avec l'appui de l'administration territoriale, avait annoncé le ministre de la Santé le mardi 11 aout.

Sur Twitter, l'expert marocain Youssef Oulhote a fortement critiqué le choix du test sérologique:

-ce tests sérologique ne permet pas de briser la chaîne de transmission. Les tests sérologiques détectent les anticorps en moyenne 7 à 10 jours après les symptômes. On va probablement détecter des gens qui ne sont pas contagieux.

-Il ne faut jamais utiliser les tests sérologiques pour des décisions individuelles. Ce test ne sert à rien, ni à identfier les gens infectieux pour les isoler, ni à estimer l'incidence cumulée de la maladie.

-au mieux, ce sera un gaspillage d'efforts et de moyens. Au pire, cela va engorger les services.

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