Belhanda: "Renard peut encore apporter beaucoup à l'équipe nationale"

Exclusif. Elément important au sein de l'équipe nationale, Younès Belhanda va disputer sa deuxième compétition internationale sous la houlette d'Hervé Renard l'été prochain en Egypte. Dans une interview exclusive accordée à Médias24, le meneur de jeu de Galatasaray (D1 turque) n'a pas caché son souhait de voir les Lions de l'Atlas remporter la CAN 2019.

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Exclusif. Belhanda:

Le 12 mai 2019 à 17:59

Modifié le 13 mai 2019 à 19:09

Il s'est également exprimé sur l'avenir du technicien français à la tête du Onze national qui est tenté par une nouvelle aventure selon le journal français "l'Equipe", toujours bien informé.

 Médias24: Comment avez-vous accueilli le tirage au sort de la CAN?

Younès Belhanda: Ça se répète un peu. On a l'habitude maintenant de tomber contre la Côte d'Ivoire et, donc, ce n'était pas une surprise pour nous. Après, le groupe est assez relevé. On sait très bien que dans la Coupe d'Afrique ou dans n'importe quelle autre compétition, le plus dur, c'est de sortir des poules. Malgré cela, je pense que nous sommes capables de terminer premiers de notre groupe. Il va falloir se donner les moyens d'atteindre cet objectif et être serein.

- Contrairement à l'édition précédente, vous allez croiser le fer avec une équipe ivoirienne très technique, avec des joueurs à fort potentiel, notamment Nicolas Pépé et Maxwel Cornet. N'auriez-vous pas voulu l'affronter à un stade avancé de la compétition?

- Non, pas du tout, car nous savions que nous pourrions les retrouver après le premier tour et que nous étions obligés de tomber sur une grande équipe. Les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les 8es de finale, alors les équipes ont plus de chance de passer la phase de poules.

- Le Maroc n'a plus battu l'Afrique du Sud en match officiel depuis 2002. Vous a déjà joué un match contre cette équipe en 2013. Quel souvenir en gardez-vous?

- Nous avons affronté une très bonne équipe qui pratiquait du beau jeu et qui se projetait vers l'avant. J'ai un très bon souvenir de leur équipe, ça m'avait surpris qu'elle joue aussi bien au football. C'est une équipe dure à jouer et, comme vous venez de le dire, ça fait longtemps que le Maroc n'a pas réussi à la battre. Ainsi, en Coupe d'Afrique, il faudra montrer que les choses changent. Nous l'avons prouvé contre le Cameroun en novembre 2018, car comme tout le monde le sait, les Lions Indomptables nous ont souvent battus depuis 1981.

- Au vu de l'effectif actuel, pensez-vous que vous faites partie des favoris? Sur le papier, le Sénégal et le Nigéria restent les meilleurs en Afrique.

- Le Sénégal fait naturellement partie des favoris, mais nous aussi, nous avons à cœur de remporter le titre. Après, il y a aussi le Nigéria ainsi que l'Égypte qui évoluera à domicile. Nous avons une génération de joueurs magnifiques, dont certains disputeront certainement leur dernière compétition internationale. Nous avons aussi un excellent entraîneur et nous ferons tout pour être champions d'Afrique inch'Allah.

- En parlant des conditions climatiques, pensez-vous que ce sera difficile pour quelques joueurs de l'équipe nationale qui n'ont toujours pas participé à une phase finale de la CAN ? En ce qui vous concerne, vous êtes devenu international marocain en novembre 2010 et vous avez joué dans plusieurs pays africains...

- Bien sûr que ça va être compliqué. Nous avons tous une idée sur les conditions climatiques en Afrique. Déjà notre premier match va se dérouler à 16h en pleine chaleur. Je me rappelle très bien qu'au Gabon, il faisait chaud et humide même le soir. Beaucoup d'entre nous ont l'habitude de jouer dans ces conditions, et concernant les nouveaux joueurs, nous les aiderons à s'y acclimater. Après, la chaleur est pour tout le monde. Si elle est bénéfique ou moins bénéfique pour nous, ce sera aussi le cas pour les joueurs des autres équipes. Ça se jouera dans la tête.

- Revenons au dernier match face à l'Argentine, pourquoi étiez-vous si tendus ? Est-ce que qu'il y a eu des provocations verbales de la part des Argentins après le coup d'envoi ?

- À chaque fois qu'il y avait la moindre faute, ils venaient tous pour essayer d'embrouiller et d'intimider l'arbitre pour qu'il distribue des cartons jaunes, et ça, ça nous avait énervés beaucoup. Il y a avait aussi beaucoup de duels dans les airs. Franchement, il n'y avait pas de match de football ce jour-là à Tanger.

- Hervé Renard laisse toujours planer le doute sur son avenir. Quel que soit le résultat à la CAN, doit-il rester à la tête des Lions de l'Atlas ?

- Pour moi, il restera le coach qui m'a le plus marqué en équipe nationale. Il a réussi à l'emmener en Coupe du monde après 20 ans d'absence. Il a également fait de belles choses, notamment en la qualifiant pour le deuxième tour de la CAN 2017, alors que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas atteint ce stade de la compétition. Tous les joueurs ont confiance en lui. C'est quelqu'un qui a beaucoup apporté à l'équipe nationale et qui peut encore lui apporter beaucoup. Après, c'est lui qui décide s'il doit rester ou partir. Nous lui avons dit après la Coupe du monde qu'il fallait qu'il reste et que nous étions contents avec lui. Inch'Allah qu'il restera pour le bien de la sélection marocaine.

Belhanda: "Renard peut encore apporter beaucoup à l'équipe nationale"

Le 12 mai 2019 à18:11

Modifié le 13 mai 2019 à 19:09

Exclusif. Elément important au sein de l'équipe nationale, Younès Belhanda va disputer sa deuxième compétition internationale sous la houlette d'Hervé Renard l'été prochain en Egypte. Dans une interview exclusive accordée à Médias24, le meneur de jeu de Galatasaray (D1 turque) n'a pas caché son souhait de voir les Lions de l'Atlas remporter la CAN 2019.

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Il s'est également exprimé sur l'avenir du technicien français à la tête du Onze national qui est tenté par une nouvelle aventure selon le journal français "l'Equipe", toujours bien informé.

 Médias24: Comment avez-vous accueilli le tirage au sort de la CAN?

Younès Belhanda: Ça se répète un peu. On a l'habitude maintenant de tomber contre la Côte d'Ivoire et, donc, ce n'était pas une surprise pour nous. Après, le groupe est assez relevé. On sait très bien que dans la Coupe d'Afrique ou dans n'importe quelle autre compétition, le plus dur, c'est de sortir des poules. Malgré cela, je pense que nous sommes capables de terminer premiers de notre groupe. Il va falloir se donner les moyens d'atteindre cet objectif et être serein.

- Contrairement à l'édition précédente, vous allez croiser le fer avec une équipe ivoirienne très technique, avec des joueurs à fort potentiel, notamment Nicolas Pépé et Maxwel Cornet. N'auriez-vous pas voulu l'affronter à un stade avancé de la compétition?

- Non, pas du tout, car nous savions que nous pourrions les retrouver après le premier tour et que nous étions obligés de tomber sur une grande équipe. Les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les 8es de finale, alors les équipes ont plus de chance de passer la phase de poules.

- Le Maroc n'a plus battu l'Afrique du Sud en match officiel depuis 2002. Vous a déjà joué un match contre cette équipe en 2013. Quel souvenir en gardez-vous?

- Nous avons affronté une très bonne équipe qui pratiquait du beau jeu et qui se projetait vers l'avant. J'ai un très bon souvenir de leur équipe, ça m'avait surpris qu'elle joue aussi bien au football. C'est une équipe dure à jouer et, comme vous venez de le dire, ça fait longtemps que le Maroc n'a pas réussi à la battre. Ainsi, en Coupe d'Afrique, il faudra montrer que les choses changent. Nous l'avons prouvé contre le Cameroun en novembre 2018, car comme tout le monde le sait, les Lions Indomptables nous ont souvent battus depuis 1981.

- Au vu de l'effectif actuel, pensez-vous que vous faites partie des favoris? Sur le papier, le Sénégal et le Nigéria restent les meilleurs en Afrique.

- Le Sénégal fait naturellement partie des favoris, mais nous aussi, nous avons à cœur de remporter le titre. Après, il y a aussi le Nigéria ainsi que l'Égypte qui évoluera à domicile. Nous avons une génération de joueurs magnifiques, dont certains disputeront certainement leur dernière compétition internationale. Nous avons aussi un excellent entraîneur et nous ferons tout pour être champions d'Afrique inch'Allah.

- En parlant des conditions climatiques, pensez-vous que ce sera difficile pour quelques joueurs de l'équipe nationale qui n'ont toujours pas participé à une phase finale de la CAN ? En ce qui vous concerne, vous êtes devenu international marocain en novembre 2010 et vous avez joué dans plusieurs pays africains...

- Bien sûr que ça va être compliqué. Nous avons tous une idée sur les conditions climatiques en Afrique. Déjà notre premier match va se dérouler à 16h en pleine chaleur. Je me rappelle très bien qu'au Gabon, il faisait chaud et humide même le soir. Beaucoup d'entre nous ont l'habitude de jouer dans ces conditions, et concernant les nouveaux joueurs, nous les aiderons à s'y acclimater. Après, la chaleur est pour tout le monde. Si elle est bénéfique ou moins bénéfique pour nous, ce sera aussi le cas pour les joueurs des autres équipes. Ça se jouera dans la tête.

- Revenons au dernier match face à l'Argentine, pourquoi étiez-vous si tendus ? Est-ce que qu'il y a eu des provocations verbales de la part des Argentins après le coup d'envoi ?

- À chaque fois qu'il y avait la moindre faute, ils venaient tous pour essayer d'embrouiller et d'intimider l'arbitre pour qu'il distribue des cartons jaunes, et ça, ça nous avait énervés beaucoup. Il y a avait aussi beaucoup de duels dans les airs. Franchement, il n'y avait pas de match de football ce jour-là à Tanger.

- Hervé Renard laisse toujours planer le doute sur son avenir. Quel que soit le résultat à la CAN, doit-il rester à la tête des Lions de l'Atlas ?

- Pour moi, il restera le coach qui m'a le plus marqué en équipe nationale. Il a réussi à l'emmener en Coupe du monde après 20 ans d'absence. Il a également fait de belles choses, notamment en la qualifiant pour le deuxième tour de la CAN 2017, alors que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas atteint ce stade de la compétition. Tous les joueurs ont confiance en lui. C'est quelqu'un qui a beaucoup apporté à l'équipe nationale et qui peut encore lui apporter beaucoup. Après, c'est lui qui décide s'il doit rester ou partir. Nous lui avons dit après la Coupe du monde qu'il fallait qu'il reste et que nous étions contents avec lui. Inch'Allah qu'il restera pour le bien de la sélection marocaine.

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