EXCLUSIF. L'Etat marocain veut louer les capacités de stockage de la Samir

L'Etat compte louer des citernes de la Samir. L'objectif est de reconstituer les stocks stratégiques du pays en carburants dans un contexte de prix très bas à l'international.

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EXCLUSIF. L'Etat marocain veut louer les capacités de stockage de la Samir

Le 12 mai 2020 à 20:54

Modifié le 14 mai 2020 à 13:23

L’Etat marocain voudrait louer les capacités de stockage de la Samir, apprend Médias24 de différentes sources informées. Une demande en ce sens est en cours d'examen. Elle a été déposée auprès de Abderrafii Bouhamria, juge-commissaire chargé de la liquidation du raffineur.

Il s’agit d’une proposition sous forme de contrat de bail. Médias24 n’a pas pu en établir les termes (durée, montants, etc.). Selon nos informations, ces détails seront négociés une fois la requête déposée.

Cette décision est un tournant historique dans une affaire qui dure depuis 2015 et qui a fait perdre au Maroc du temps, de l'argent et de l'énergie. Il s'agit d'une reconnaissance de l'existence d'un patrimoine qui s'appelle Samir et qui vient au secours de la collectivité par les temps qui courent.

Pour le Maroc, l’objectif est de constituer d’importantes réserves en carburants à l’heure où les prix internationaux affichent une baisse historique. En fait, le pays a déjà perdu un temps précieux depuis le début de la crise ainsi que plusieurs opportunités sur le marché international du pétrole.

Le stock stratégique du pays est actuellement en dessous du minimum requis de 60 jours de consommation. A elle seule, la Samir dispose d’une capacité de stockage de 2 millions de m3, l'équivalent de près de 60 jours.

Il ne s’agira pas d’une proposition d’acquisition, mais d’une location qui est par définition temporaire. Le bail, s’il est accepté par le juge-commissaire, portera uniquement sur les capacités de stockage, et non sur l’activité du raffinage. La relance de cette activité reste, elle, tributaire du dossier de cession, ouvert depuis janvier 2017 et qui bute encore sur l’absence d’offre sérieuse.

Le 18 février 2020, le juge-commissaire avait autorisé le syndic (Abdelkbir Safadi) à recevoir des offres de location-gérance, tout en préservant l'option de la cession globale. La future demande de l’Etat ne s’inscrit ni dans la première ni dans la deuxième option. Le Maroc entend louer et se retirer une fois l’une ou l’autre option levée par un investisseur.

La Samir est à l’arrêt depuis août 2015. Avec les conséquences naturelles que cela implique sur les installations. Il s’agira donc de valoriser une partie de ces installations, tout en assurant un revenu à l’entreprise en liquidation et ce, dans la perspective -on l'espère- d’un

EXCLUSIF. L'Etat marocain veut louer les capacités de stockage de la Samir

Le 12 mai 2020 à20:47

Modifié le 14 mai 2020 à 13:23

L'Etat compte louer des citernes de la Samir. L'objectif est de reconstituer les stocks stratégiques du pays en carburants dans un contexte de prix très bas à l'international.

L’Etat marocain voudrait louer les capacités de stockage de la Samir, apprend Médias24 de différentes sources informées. Une demande en ce sens est en cours d'examen. Elle a été déposée auprès de Abderrafii Bouhamria, juge-commissaire chargé de la liquidation du raffineur.

Il s’agit d’une proposition sous forme de contrat de bail. Médias24 n’a pas pu en établir les termes (durée, montants, etc.). Selon nos informations, ces détails seront négociés une fois la requête déposée.

Cette décision est un tournant historique dans une affaire qui dure depuis 2015 et qui a fait perdre au Maroc du temps, de l'argent et de l'énergie. Il s'agit d'une reconnaissance de l'existence d'un patrimoine qui s'appelle Samir et qui vient au secours de la collectivité par les temps qui courent.

Pour le Maroc, l’objectif est de constituer d’importantes réserves en carburants à l’heure où les prix internationaux affichent une baisse historique. En fait, le pays a déjà perdu un temps précieux depuis le début de la crise ainsi que plusieurs opportunités sur le marché international du pétrole.

Le stock stratégique du pays est actuellement en dessous du minimum requis de 60 jours de consommation. A elle seule, la Samir dispose d’une capacité de stockage de 2 millions de m3, l'équivalent de près de 60 jours.

Il ne s’agira pas d’une proposition d’acquisition, mais d’une location qui est par définition temporaire. Le bail, s’il est accepté par le juge-commissaire, portera uniquement sur les capacités de stockage, et non sur l’activité du raffinage. La relance de cette activité reste, elle, tributaire du dossier de cession, ouvert depuis janvier 2017 et qui bute encore sur l’absence d’offre sérieuse.

Le 18 février 2020, le juge-commissaire avait autorisé le syndic (Abdelkbir Safadi) à recevoir des offres de location-gérance, tout en préservant l'option de la cession globale. La future demande de l’Etat ne s’inscrit ni dans la première ni dans la deuxième option. Le Maroc entend louer et se retirer une fois l’une ou l’autre option levée par un investisseur.

La Samir est à l’arrêt depuis août 2015. Avec les conséquences naturelles que cela implique sur les installations. Il s’agira donc de valoriser une partie de ces installations, tout en assurant un revenu à l’entreprise en liquidation et ce, dans la perspective -on l'espère- d’un

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