La BAD prévoit une croissance du PIB de 3,7% en 2020 au Maroc

Selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD), la croissance du PIB réel au Maroc devrait s'établir à 3,7% en 2020 et à 3,9% à partir de 2021.

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La BAD prévoit une croissance du PIB de 3,7% en 2020 au Maroc

Le 31 janvier 2020 à 10:57

Modifié le 02 février 2020 à 10:41

Selon le rapport annuel sur "les perspectives économiques en Afrique", présenté jeudi 30 janvier, la banque indique que depuis 2013, l'élan de diversification des exportations dans les chaines de valeur des métiers mondiaux s'est consolidé au Maroc à: +13% pour l'automobile, +8,2% pour l'agroalimentaire, +10,1% pour l'aéronautique et +6% pour l'électronique.

En parallèle, le poids du secteur secondaire dans le PIB national est resté quasi constant à 26,1% en moyenne. Le poids de l'agriculture dans le PIB a également stagné à 12,1% en moyenne.

Le déficit budgétaire, financé par le marché domestique, est tombé à 3,6% du PIB en 2019 et devrait atteindre 3,3% en 2021 grâce à de meilleures performances fiscales et un meilleur contrôle des dépenses.

De sa part, la dette du trésor, estimée à 65,3% du PIB en 2018, devrait baisser à 65,1% en 2019, puis à 63,1% en 2021, sous l'effet d'une croissance du PIB réel plus robuste.

Quant au déficit du compte courant, il représente 5,5% du PIB en 2018, en raison de la facture pétrolière et des importations de biens d'équipement. Selon les prévisions de la BAD, il devrait passer de 4,6% en 2019 à 3,9% en 2020, puis à 3,7% en 2021.

Concernant l'inflation, la BAD estime qu'elle devrait être autour de 1% sur les périodes 2019-2021.

Les grands défis

Par ailleurs, la BAD relève que la position géographique stratégique du Maroc peut servir de hub de projection pour les entreprises étrangères désireuses d'opérer ou de s'établir en Afrique. Elle souligne également que l'amendement de la loi sur les PPP (partenariat public-privé) et la politique de régionalisation avancée offrent des opportunités d'investissements au secteur privé.

Toutefois, elle indique que "la forte dépendance de l'agriculture au climat pourrait constituer un frein à la croissance".

Dans son rapport, la banque affiche que le Maroc fait face à trois grands défis structurels: 
- Le développement du capital humain, à travers l’éducation et la formation, doit être plus en lien avec les besoins du secteur privé. 
- Le système de protection sociale, qui coûte 3% du PIB (contre 2% dans les pays à revenu intermédiaire), doit être optimisé et rationalisé.
- Les rigidités du marché du travail doivent être réduites, afin de diminuer le chômage des jeunes.
Ainsi, l’ouverture au secteur privé des activités et des services, toujours opérés par les établissements et entreprises publiques, stimulerait la compétitivité et induirait un regain de productivité des facteurs travail et capital. Enfin, un renforcement de la gouvernance accroîtrait l’efficacité de l’action publique et réduirait les disparités géographiques, selon le même rapport.

La BAD prévoit une croissance du PIB de 3,7% en 2020 au Maroc

Le 31 janvier 2020 à15:28

Modifié le 02 février 2020 à 10:41

Selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD), la croissance du PIB réel au Maroc devrait s'établir à 3,7% en 2020 et à 3,9% à partir de 2021.

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Selon le rapport annuel sur "les perspectives économiques en Afrique", présenté jeudi 30 janvier, la banque indique que depuis 2013, l'élan de diversification des exportations dans les chaines de valeur des métiers mondiaux s'est consolidé au Maroc à: +13% pour l'automobile, +8,2% pour l'agroalimentaire, +10,1% pour l'aéronautique et +6% pour l'électronique.

En parallèle, le poids du secteur secondaire dans le PIB national est resté quasi constant à 26,1% en moyenne. Le poids de l'agriculture dans le PIB a également stagné à 12,1% en moyenne.

Le déficit budgétaire, financé par le marché domestique, est tombé à 3,6% du PIB en 2019 et devrait atteindre 3,3% en 2021 grâce à de meilleures performances fiscales et un meilleur contrôle des dépenses.

De sa part, la dette du trésor, estimée à 65,3% du PIB en 2018, devrait baisser à 65,1% en 2019, puis à 63,1% en 2021, sous l'effet d'une croissance du PIB réel plus robuste.

Quant au déficit du compte courant, il représente 5,5% du PIB en 2018, en raison de la facture pétrolière et des importations de biens d'équipement. Selon les prévisions de la BAD, il devrait passer de 4,6% en 2019 à 3,9% en 2020, puis à 3,7% en 2021.

Concernant l'inflation, la BAD estime qu'elle devrait être autour de 1% sur les périodes 2019-2021.

Les grands défis

Par ailleurs, la BAD relève que la position géographique stratégique du Maroc peut servir de hub de projection pour les entreprises étrangères désireuses d'opérer ou de s'établir en Afrique. Elle souligne également que l'amendement de la loi sur les PPP (partenariat public-privé) et la politique de régionalisation avancée offrent des opportunités d'investissements au secteur privé.

Toutefois, elle indique que "la forte dépendance de l'agriculture au climat pourrait constituer un frein à la croissance".

Dans son rapport, la banque affiche que le Maroc fait face à trois grands défis structurels: 
- Le développement du capital humain, à travers l’éducation et la formation, doit être plus en lien avec les besoins du secteur privé. 
- Le système de protection sociale, qui coûte 3% du PIB (contre 2% dans les pays à revenu intermédiaire), doit être optimisé et rationalisé.
- Les rigidités du marché du travail doivent être réduites, afin de diminuer le chômage des jeunes.
Ainsi, l’ouverture au secteur privé des activités et des services, toujours opérés par les établissements et entreprises publiques, stimulerait la compétitivité et induirait un regain de productivité des facteurs travail et capital. Enfin, un renforcement de la gouvernance accroîtrait l’efficacité de l’action publique et réduirait les disparités géographiques, selon le même rapport.

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