La Bourse de Casablanca garde son attractivité malgré deux journées noires

L'attention des acteurs du marché boursier se porte sur la journée du mardi 10 mars 2020, après un lundi et un vendredi noirs et inédits ayant vu des baisses historiques du MASI. Après la clôture de la séance de ce lundi, le marché restait vendeur. Mais rien n'indique qu'il en sera de même pendant les prochains jours. Voici pourquoi, selon différentes éléments d'analyse recueillis par Médias24 sur la place.

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La Bourse de Casablanca garde son attractivité malgré deux journées noires

Le 09 mars 2020 à 20:51

Modifié le 09 mars 2020 à 22:17

La forte baisse du MASI, suite à un vend de panique lié au Coronavirus, rend la Bourse de Casablanca encore plus attractive que par le passé. Le marché traite désormais à 18x les résultats, son rendement de dividende est supérieur à 3,5 % et les résultats nets des entreprises cotées, ceux qui ont été publiés jusqu'à cette date, ont été globalement résilients en 2019.

L'arbitrage pour le marché Actions est encore plus favorable que par le passé. Les bons du Trésor, avec leurs taux très bas, ne tiennent pas la comparaison avec ses rendements moyens.

La matinée du lundi 9 mars 2020 avait commencé sous des signes favorables, avec la baisse historique des cours du pétrole. Une baisse qui arrangera, le temps qu'elle durera, les affaires du Maroc au plan macro-économique, notamment pour les déficits jumeaux et les réserves de change.

Pourquoi alors y a-t-il eu ce mini-krach boursier? Les points de vue diffèrent même si tous les interlocuteurs estiment cette panique injustifiée.

La dynamique qui a été créée est certainement multifactorielle. Si l'on considère que le marché obligataire a connu en 2019 une baisse des taux des bons du Trésor qui a renforcé l'attractivité du marché actions. Que celui-ci a en définitive augmenté de près de 12% en 2019 en intégrant les dividendes. On eut alors penser qu'il y a eu un mouvement de prise de bénéfice après une année de hausse à deux chiffres. Mais pour qu'il y ait vente, il faut qu'il y ait des acheteurs. Selon nos sources, des investisseurs institutionnels, à horizon de placement long terme, ont profité des niveaux actuels (non observés depuis fin 2016) pour renforcer leurs positions sur le marché actions. Ce lundi en fin de journée, le Masi était en effet à son niveau de fin 2016.

Selon des sources sur le marché, le mouvement baissier de vendredi et lundi trouve son origine dans la recherche de liquidité chez certains opérateurs et notamment des OPCVM diversifiées ou actions suite aux mouvements de rachat des souscripteurs qui sont nombreux à avoir paniqué par la crise du coronavirus.

Du côté des acheteurs, il y a avait un attentisme nourri par un contexte international délétère marqué par des baisses généralisées des bourses internationales suite à des craintes liées au coronavirus. Pour le contexte national, on a constaté un état d'esprit d'attentisme à connotation négative depuis le début de l’année suite à l’amende reçue par Maroc Telecom, première capitalisation de la place.

Partant de ce qui précède, l'attractivité du marché actions, qui s'est améliorée, devrait au cours des prochains jours, prendre le pas sur le mouvement baissier. Le retour acheteur devrait être au rendez-vous.

La Bourse de Casablanca garde son attractivité malgré deux journées noires

Le 09 mars 2020 à21:46

Modifié le 09 mars 2020 à 22:17

L'attention des acteurs du marché boursier se porte sur la journée du mardi 10 mars 2020, après un lundi et un vendredi noirs et inédits ayant vu des baisses historiques du MASI. Après la clôture de la séance de ce lundi, le marché restait vendeur. Mais rien n'indique qu'il en sera de même pendant les prochains jours. Voici pourquoi, selon différentes éléments d'analyse recueillis par Médias24 sur la place.

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La forte baisse du MASI, suite à un vend de panique lié au Coronavirus, rend la Bourse de Casablanca encore plus attractive que par le passé. Le marché traite désormais à 18x les résultats, son rendement de dividende est supérieur à 3,5 % et les résultats nets des entreprises cotées, ceux qui ont été publiés jusqu'à cette date, ont été globalement résilients en 2019.

L'arbitrage pour le marché Actions est encore plus favorable que par le passé. Les bons du Trésor, avec leurs taux très bas, ne tiennent pas la comparaison avec ses rendements moyens.

La matinée du lundi 9 mars 2020 avait commencé sous des signes favorables, avec la baisse historique des cours du pétrole. Une baisse qui arrangera, le temps qu'elle durera, les affaires du Maroc au plan macro-économique, notamment pour les déficits jumeaux et les réserves de change.

Pourquoi alors y a-t-il eu ce mini-krach boursier? Les points de vue diffèrent même si tous les interlocuteurs estiment cette panique injustifiée.

La dynamique qui a été créée est certainement multifactorielle. Si l'on considère que le marché obligataire a connu en 2019 une baisse des taux des bons du Trésor qui a renforcé l'attractivité du marché actions. Que celui-ci a en définitive augmenté de près de 12% en 2019 en intégrant les dividendes. On eut alors penser qu'il y a eu un mouvement de prise de bénéfice après une année de hausse à deux chiffres. Mais pour qu'il y ait vente, il faut qu'il y ait des acheteurs. Selon nos sources, des investisseurs institutionnels, à horizon de placement long terme, ont profité des niveaux actuels (non observés depuis fin 2016) pour renforcer leurs positions sur le marché actions. Ce lundi en fin de journée, le Masi était en effet à son niveau de fin 2016.

Selon des sources sur le marché, le mouvement baissier de vendredi et lundi trouve son origine dans la recherche de liquidité chez certains opérateurs et notamment des OPCVM diversifiées ou actions suite aux mouvements de rachat des souscripteurs qui sont nombreux à avoir paniqué par la crise du coronavirus.

Du côté des acheteurs, il y a avait un attentisme nourri par un contexte international délétère marqué par des baisses généralisées des bourses internationales suite à des craintes liées au coronavirus. Pour le contexte national, on a constaté un état d'esprit d'attentisme à connotation négative depuis le début de l’année suite à l’amende reçue par Maroc Telecom, première capitalisation de la place.

Partant de ce qui précède, l'attractivité du marché actions, qui s'est améliorée, devrait au cours des prochains jours, prendre le pas sur le mouvement baissier. Le retour acheteur devrait être au rendez-vous.

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