La production nationale de fruits rouges en forte hausse
La filière des fruits rouges génère près de 10,4 millions de journées de travail dont la moitié au niveau de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Elle réalise annuellement un chiffre d’affaires national estimé à 3,76 milliards de DH.
Le ministre de l'Agriculture, Aziz Akhannouch, a inauguré ce mercredi 27 mars 2019 à Kénitra, la 3e édition du festival national des fruits rouges. L'occasion de s'arrêter sur la performance de cette filière au Maroc.
La filière des fruits rouges constitue un fleuron de la zone nord du Maroc, dont les périmètres du Loukkos et du Gharb concentrent 88% de la production nationale. Kénitra fait partie du plus grand bassin de production des fruits rouges, qui occupent dans la région de Rabat-Salé-Kénitra une superficie de 4.329 ha, dont 2.633 ha de fraisier, 1.036 ha de myrtille, 620 ha de framboisier et 40 ha de baies de goji. La production totale des fruits rouges dans cette province est de 127.350 tonnes annuellement (65% de la production nationale).
La superficie totale des fruits rouges au niveau national est passée d’environ 3.035 ha en 2009-2010 à 8.400 ha en 2018-2019, soit une augmentation de 176%. La production suit la même tendance en passant de 107.000 T en 2009-2010 à 197.000 T estimées en 2018-2019, soit une augmentation de 84%.
Au cours de la campagne 2018-2019, la superficie de cette culture a atteint environ 3.500 Ha dont 79% sont localisées au niveau de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (Loukkos).
Le nombre total des exploitations agricoles de fraisier est de 593 exploitations dont la superficie varie de 0,2 à 70 ha. Quant à la production des fraises, elle a atteint au cours de la campagne 2018-2019, 140.000 T, dont presque la moitié est destinée à l’exportation à l’état frais ou surgelé.
Par ailleurs, au cours de la la même campagne, la superficie globale de la framboise s’est élevée à 2.400 Ha et a engendré une production d’environ 21.890 T, destinée essentiellement à l’exportation. Quant à la culture des myrtilles, elle a occupé une superficie de 2.300 Ha et a généré une production de près de 19.655 T.
Un marché qui croît à l'export
Les exportations des fruits rouges sont passées de 66.332 T en 2010-2011 à 115.442 T en 2017-2018. Au niveau des trois principales zones de production en l’occurrence, le Gharb , le Loukkos et le Souss Massa, le volume exporté des fruits rouges représente en moyenne 60 à 70% de la production totale des fraises, 90 à 95% des framboises et plus de 95% des myrtilles.
Les marchés d’exportation sont très diversifiés, avec 41 pays destinataires dans les cinq continents mais la destination principale reste l’Union Européenne.
Au titre de la campagne 2017-2018, les exportations sont destinées à hauteur de 90% aux marchés européens, 5% pour l’Asie, 1,5% pour les pays du Golf et 4,5% pour les pays de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA), d’Afrique, d’Amérique du sud, des pays de l'Europe centrale et orientale (PECO) et l’Océanie.
Plus de 10 millions de journées de travail
La filière des fruits rouges réalise annuellement un chiffre d’affaires national estimé à 3,76 milliards de DH dont 3,3 milliards par l’export (88%). Elle génère également près de 10,4 millions de journées de travail dont environ 51% au niveau de la Région de Rabat-Salé-Kénitra.
Sur le plan économique, les exportations des fruits rouges en frais et surgelés/congelés représentent une moyenne de plus de 3,4 milliards de DH par an.
Cette filière connait un élan remarquable au niveau national et au niveau du Gharb-loukkos principalement, grâce aux conditions édapho-climatiques favorables au développement des fruits rouges, l’existence d’une importante infrastructure de valorisation et d’exportation, la proximité de l’Europe, la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée et l’importance des interventions en matière d’encadrement et d’organisation assurées par l’interprofession.
À découvrir
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.