La situation en Libye confirme les craintes du Maroc

Les armes se déversent en Libye, au profit des deux camps rivaux. La situation humanitaire et les combats, les destructions à Tripoli, le nombre de morts et de blessés, tout cela confirme malheureusement les craintes du Maroc. Le risque de guerre civile, de chaos, de résurgence des forces terroristes, est très élevé.

La situation en Libye confirme les craintes du Maroc

Le 21 mai 2019 à 15:50

Modifié le 21 mai 2019 à 15:59

Malgré un embargo de l'ONU, les armes continuent d'affluer vers les deux camps rivaux en Libye, où l'assaut des troupes du maréchal Khalifa Haftar sur Tripoli risque plus que jamais de virer à la guerre par procuration entre puissances régionales.

M. Haftar, l'homme fort de la province orientale, est soutenu notamment par les Emirats arabes unis et l'Egypte. A l'inverse, la Turquie et le Qatar lui sont hostiles et appuient les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli.

Le 4 avril, après avoir gagné des positions dans le sud libyen, Khalifa Haftar a lancé un assaut en direction de Tripoli, avec l'espoir d'une conquête rapide de la capitale. Mais ses troupes se sont heurtées à une résistance plus farouche que prévue des forces pro-GNA, aidées par divers groupes armés de l'Ouest.

Depuis, les positions militaires sont figées aux portes de la capitale, où des combats d'intensité modérée persistent en banlieue sud.

Dans le même temps, les renforts humains continuent d'arriver des deux côtés, de même que les livraisons d'armes. Celles-ci se font d'habitude discrètes, en raison de l'embargo sur les armes imposé par l'ONU depuis la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi.

Mais les forces du GNA ont brisé un tabou samedi 18 mai en annonçant avoir reçu des "blindés, des munitions et des armes qualitatives".

Si elles n'ont pas précisé le pays d'origine, elles ont publié des photos de dizaines de blindés turcs BMC Kirpi sur le quai du port de Tripoli.

En consultant les sites de navigation maritime, on peut identifier le navire battant pavillon moldave qui les transportait, parti de Turquie et propriété d'une compagnie turque.

Tags : libye

La situation en Libye confirme les craintes du Maroc

Le 21 mai 2019 à15:59

Modifié le 21 mai 2019 à 15:59

Les armes se déversent en Libye, au profit des deux camps rivaux. La situation humanitaire et les combats, les destructions à Tripoli, le nombre de morts et de blessés, tout cela confirme malheureusement les craintes du Maroc. Le risque de guerre civile, de chaos, de résurgence des forces terroristes, est très élevé.

Malgré un embargo de l'ONU, les armes continuent d'affluer vers les deux camps rivaux en Libye, où l'assaut des troupes du maréchal Khalifa Haftar sur Tripoli risque plus que jamais de virer à la guerre par procuration entre puissances régionales.

M. Haftar, l'homme fort de la province orientale, est soutenu notamment par les Emirats arabes unis et l'Egypte. A l'inverse, la Turquie et le Qatar lui sont hostiles et appuient les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli.

Le 4 avril, après avoir gagné des positions dans le sud libyen, Khalifa Haftar a lancé un assaut en direction de Tripoli, avec l'espoir d'une conquête rapide de la capitale. Mais ses troupes se sont heurtées à une résistance plus farouche que prévue des forces pro-GNA, aidées par divers groupes armés de l'Ouest.

Depuis, les positions militaires sont figées aux portes de la capitale, où des combats d'intensité modérée persistent en banlieue sud.

Dans le même temps, les renforts humains continuent d'arriver des deux côtés, de même que les livraisons d'armes. Celles-ci se font d'habitude discrètes, en raison de l'embargo sur les armes imposé par l'ONU depuis la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi.

Mais les forces du GNA ont brisé un tabou samedi 18 mai en annonçant avoir reçu des "blindés, des munitions et des armes qualitatives".

Si elles n'ont pas précisé le pays d'origine, elles ont publié des photos de dizaines de blindés turcs BMC Kirpi sur le quai du port de Tripoli.

En consultant les sites de navigation maritime, on peut identifier le navire battant pavillon moldave qui les transportait, parti de Turquie et propriété d'une compagnie turque.

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