Le dépassement du plafond des emprunts extérieurs adopté par le gouvernement

Le conseil de gouvernement tenu ce lundi 6 avril, a adopté le projet de décret-loi autorisant le gouvernement à dépasser le plafond des emprunts extérieurs fixé dans la loi de Finances 2020. Le ministre des Finances a fait un exposé sur les dépenses.

Le dépassement du plafond des emprunts extérieurs adopté par le gouvernement

Le 06 avril 2020 à 20:22

Modifié le 08 avril 2020 à 10:50

Le communiqué du conseil de gouvernement explique que le dépassement du plafond des emprunts extérieurs, fixé à 31 milliards de DH, notamment à travers des sorties sur le marché financier international, est nécessaire pour permettre au pays de répondre aux besoins en devises étrangères compte tenu des difficultés que rencontrent les secteurs pourvoyeurs de devises à cause de la crise liée au Coronavirus.

Le projet de décret-loi adopté, n° 2.20.320, n'inclut pas la suspension des engagements de dépenses qui était prévue dans la version initiale diffusée vendredi dernier.

Le ministre des Finances a livré un exposé où il a souligné:

- la situation économique mondiale et nationale difficile et la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour limiter les impacts de la pandémie à travers l'orientation des dépenses publiques vers les priorités dans les domaines sanitaire, social et économique.

- Les mesures devant être prises pour rationaliser les dépenses publiques à travers la fixation des priorités en matière d'engagements de dépenses à venir pour l'Etat et les établissements publics. Le ministre insiste toutefois sur la nécessaire accélération des délais de paiement des entreprises.

- Les mécanismes juridiques et réglementaires permettant l'opérationnalisation de ces mesures de manière urgente et efficace pour préserver les équilibres jumeaux.

Rien donc n'a été décidé pour le moment, et l'on en ignore la raison. Cela dit, contrairement à ce qu'on rapporté certains médias, le communiqué ne dit pas que le gouvernement a fait machine arrière. La décision de coupe dans les dépenses peut tout à fait être prise dans les prochains jours.

Cela dit, dans une déclaration transmise à la presse, le président de la CGEM, Chakib Alj, affirme que "le projet de décret tel que présenté vendredi 3 avril, a suscité une grande inquiétude auprès du secteur privé. Un gel de la commande publique allait engendrer une mort certaine pour un grand nombre d’opérateurs économiques qui se trouvent dans une situation extrêmement difficile du fait de la crise du Covid-19.

"Nous sommes donc rassurés que les engagements des dépenses soient maintenus, que les paiements des arriérés de l’Etat soient activés et que les mesures prises soient en faveur de la préservation de notre tissu économique".

Lire aussi : Face à la crise, l’Etat va couper dans les dépenses et emprunter en devises

Le dépassement du plafond des emprunts extérieurs adopté par le gouvernement

Le 06 avril 2020 à20:28

Modifié le 08 avril 2020 à 10:50

Le conseil de gouvernement tenu ce lundi 6 avril, a adopté le projet de décret-loi autorisant le gouvernement à dépasser le plafond des emprunts extérieurs fixé dans la loi de Finances 2020. Le ministre des Finances a fait un exposé sur les dépenses.

Le communiqué du conseil de gouvernement explique que le dépassement du plafond des emprunts extérieurs, fixé à 31 milliards de DH, notamment à travers des sorties sur le marché financier international, est nécessaire pour permettre au pays de répondre aux besoins en devises étrangères compte tenu des difficultés que rencontrent les secteurs pourvoyeurs de devises à cause de la crise liée au Coronavirus.

Le projet de décret-loi adopté, n° 2.20.320, n'inclut pas la suspension des engagements de dépenses qui était prévue dans la version initiale diffusée vendredi dernier.

Le ministre des Finances a livré un exposé où il a souligné:

- la situation économique mondiale et nationale difficile et la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour limiter les impacts de la pandémie à travers l'orientation des dépenses publiques vers les priorités dans les domaines sanitaire, social et économique.

- Les mesures devant être prises pour rationaliser les dépenses publiques à travers la fixation des priorités en matière d'engagements de dépenses à venir pour l'Etat et les établissements publics. Le ministre insiste toutefois sur la nécessaire accélération des délais de paiement des entreprises.

- Les mécanismes juridiques et réglementaires permettant l'opérationnalisation de ces mesures de manière urgente et efficace pour préserver les équilibres jumeaux.

Rien donc n'a été décidé pour le moment, et l'on en ignore la raison. Cela dit, contrairement à ce qu'on rapporté certains médias, le communiqué ne dit pas que le gouvernement a fait machine arrière. La décision de coupe dans les dépenses peut tout à fait être prise dans les prochains jours.

Cela dit, dans une déclaration transmise à la presse, le président de la CGEM, Chakib Alj, affirme que "le projet de décret tel que présenté vendredi 3 avril, a suscité une grande inquiétude auprès du secteur privé. Un gel de la commande publique allait engendrer une mort certaine pour un grand nombre d’opérateurs économiques qui se trouvent dans une situation extrêmement difficile du fait de la crise du Covid-19.

"Nous sommes donc rassurés que les engagements des dépenses soient maintenus, que les paiements des arriérés de l’Etat soient activés et que les mesures prises soient en faveur de la préservation de notre tissu économique".

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