Le Maroc considère que la réplique d'Amnesty est une non-réponse
Amnesty International avait été mise au défi de fournir des preuves à ses accusations et ce, par trois ministres et une lettre du Chef du gouvernement. Sa réplique est venue de la directrice régionale et non du secrétaire général. Le Maroc l'estime irrecevable.
Les autorités marocaines sont "toujours en attente" de la réponse d'Amnesty international à la lettre du Chef du Gouvernement, a souligné, samedi à Rabat, Mme Hasna Tribak, Directrice des Etudes juridiques et de la Coopération internationale au ministère d'Etat chargé des droits de l'Homme et des relations avec le Parlement, dans une déclaration à la MAP.
"Les autorités marocaines sont toujours en attente de la réponse à la lettre du Chef du Gouvernement, de la part du destinataire saisi. Les autorités marocaines attendent toujours, aussi, les preuves scientifiques probantes qu’elles ont demandées", a déclaré à la MAP, Mme Tribak.
Au niveau de la forme, la lettre de la Directrice régionale ne répond pas à la correspondance du Chef du Gouvernement, a précisé Mme Tribak, relevant que la Directrice régionale "n’en est ni le destinataire, ni le niveau auquel le Chef du Gouvernement s’est adressé". Elle a tenu à rappeler que le Chef du Gouvernement avait saisi la Secrétaire générale par Intérim de l’Organisation, et non pas sa Directrice du Bureau régional MENA. "De même, il s’est adressé au siège à l’Organisation à Londres, et non pas au Bureau régional à Tunis", a-t-elle ajouté.
Au niveau du fond, a poursuivi Mme Tribak, la lettre "se contente de rabâcher les mêmes allégations légères et accusations gratuites contenues dans le rapport, sans apporter de preuves scientifiques ou d’arguments objectifs".
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