Les syndicats vent debout contre la loi sur la grève
Cinq syndicats annoncent une grève nationale ce mercredi 5 février dans tous les secteurs public et privé.
Le projet de loi sur la grève continue de susciter la tension entre le gouvernement et les centrales syndicales. La Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), l’Organisation démocratique du travail (ODT) et la Fédération des syndicats démocratiques (FSD), groupées sous la bannière du Front national contre la loi sur la grève, ont annoncé une grève nationale pour ce mercredi 5 février dans les secteurs public et privé.
Lors d’une conférence de presse tenue le lundi 3 février à Casablanca, les syndicats ont exprimé leur opposition au projet de loi organique n°97.15 fixant les conditions et les modalités d’exercice du droit de grève, adopté à la majorité à la Chambre des conseillers. De son côté, l'Union marocaine du travail (UMT) a étayé les raisons de ce mouvement de grève lors d’une conférence distincte.
Les syndicats dénoncent une politique de « régression sociale » et rejettent un projet de loi qu’ils jugent « restrictif » pour le droit de grève. Ils critiquent également la "précipitation" dans son adoption et la "pression" exercée sur le Parlement, tout en regrettant le rejet des amendements qu’ils avaient proposés.
Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de leur mouvement de protestation. Après des sit-in et une marche nationale à Rabat il y a quelques semaines, les syndicats annoncent aujourd’hui une grève préventive, qui constitue, selon eux, une étape dans un programme de protestation continu visant à maintenir la pression sur le gouvernement.
Interrogés sur la dispersion des actions syndicales, les représentants du Front expliquent que chaque organisation exprime son opposition à sa manière, que ce soit par des actions au Parlement, des sit-in ou d’autres formes de mobilisation. Toutefois, ils insistent sur un objectif commun : faire bloc contre le projet de loi sur la grève.
Le projet de loi organique n°97.15 fixant les conditions et les modalités d’exercice du droit de grève a été adopté le lundi 3 février à la Chambre des conseillers, avec 41 voix pour et 7 contre, sans aucune abstention.
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