Nouveau chantier naval de Casablanca: aucune date d'achèvement n'est annoncée

La construction de trois projets du nouveau port de Casablanca prend du retard. Ces projets avaient été lancés en mars 2015 par le Roi Mohammed VI: le chantier naval, le port de pêche et le terminal de croisières.

Nouveau chantier naval de Casablanca: aucune date d'achèvement n'est annoncée

Le 07 juin 2019 à 11:28

Modifié le 07 juin 2019 à 18:19

Quatre ans après le lancement des travaux, le président du directoire de Somagec (Société maghrébine de génie civil), Roger Sahyoun, annonce que la “première phase de la construction du nouveau chantier naval de Casablanca est en cours d'achèvement“. M. Sahyoun s’exprimait dans un entretien accordé à l’agence MAP. "En cours d’achèvement" est une expression trop vague, car l’entrepreneur ne livre toujours aucune date de fin des travaux, malgré l’énorme retard constaté. De surcroît, il ne s'agit que du premier lot.

L’ensemble du projet avec ses trois composantes, chantier naval, port de pêche et terminal à croisière, a été lancé par le Souverain avec un budget de 4 milliards de DH. La moitié de cette enveloppe concerne le chantier naval qui doit comprendre deux lots:

- Le premier lot est constitué d'une cale sèche destinée principalement aux navires de 180 m à 240 m, d'un quai de 460 ml dont 350 mètres linéaires (ml) pour réparation à flot et 110 ml de liaison, d'un portique à sangle de 450 tonnes, outre l'aménagement d'un terre-plein de 21 hectares.

- Le second lot consiste à réaliser un élévateur à bateaux et un système de guidage des bateaux, des voies de garages sur 450 m de profondeur, des travaux de fourniture et pose des rails et des réseaux divers, ainsi qu'à construire un poste de commande de l'élévateur, traiter le sol de la zone de transbordement des navires et mettre en service le chariot élévateur du chariot de transfert des bers d'attinage pour des navires de 150 m de longueur.

Des difficultés liées à la nature du sol

S'agissant des difficultés rencontrées dans la réalisation de ce projet d'envergure, le président de la Somagec estime que les possibilités d'extension du port de Casablanca ont impacté négativement le choix du site du chantier naval et plus particulièrement la cale sèche, dont l’implantation a été faite entre le port de pêche et le Terminal à conteneurs.



"Cet emplacement, handicapé davantage par sa situation en face de la passe d’entrée au port, a perturbé énormément la réalisation des travaux en raison de la réfraction de la houle induisant de fortes agitations à l’intérieur du bassin", a-t-il expliqué, jugeant que cet état aurait pu être évité si l’extension de la jetée Moulay Youssef, programmée courant de cette année, avait eu lieu avant le démarrage de ce chantier.

A ces difficultés viennent se greffer la nature du sol support abritant cette cale, ouvrage édifié sur une ancienne décharge, caractérisée, en plus de son hétérogénéité, par ses mauvaises caractéristiques géotechniques relatées par une forte perméabilité.

Selon la même source, cette nature incompatible avec ce type d’ouvrage a nécessité de la part de l’entreprise, “avec le concours de professionnels de renommée internationale“, la recherche de solutions adéquates du sol support visant sa consolidation, en réduisant l’impact de sa perméabilité sur la stabilité et la pérennité de l'ouvrage.

Enfin, rappelons de notre côté que plusieurs erreurs de conception affectent le projet de chantier naval.

Nouveau chantier naval de Casablanca: aucune date d'achèvement n'est annoncée

Le 07 juin 2019 à11:49

Modifié le 07 juin 2019 à 18:19

La construction de trois projets du nouveau port de Casablanca prend du retard. Ces projets avaient été lancés en mars 2015 par le Roi Mohammed VI: le chantier naval, le port de pêche et le terminal de croisières.

Quatre ans après le lancement des travaux, le président du directoire de Somagec (Société maghrébine de génie civil), Roger Sahyoun, annonce que la “première phase de la construction du nouveau chantier naval de Casablanca est en cours d'achèvement“. M. Sahyoun s’exprimait dans un entretien accordé à l’agence MAP. "En cours d’achèvement" est une expression trop vague, car l’entrepreneur ne livre toujours aucune date de fin des travaux, malgré l’énorme retard constaté. De surcroît, il ne s'agit que du premier lot.

L’ensemble du projet avec ses trois composantes, chantier naval, port de pêche et terminal à croisière, a été lancé par le Souverain avec un budget de 4 milliards de DH. La moitié de cette enveloppe concerne le chantier naval qui doit comprendre deux lots:

- Le premier lot est constitué d'une cale sèche destinée principalement aux navires de 180 m à 240 m, d'un quai de 460 ml dont 350 mètres linéaires (ml) pour réparation à flot et 110 ml de liaison, d'un portique à sangle de 450 tonnes, outre l'aménagement d'un terre-plein de 21 hectares.

- Le second lot consiste à réaliser un élévateur à bateaux et un système de guidage des bateaux, des voies de garages sur 450 m de profondeur, des travaux de fourniture et pose des rails et des réseaux divers, ainsi qu'à construire un poste de commande de l'élévateur, traiter le sol de la zone de transbordement des navires et mettre en service le chariot élévateur du chariot de transfert des bers d'attinage pour des navires de 150 m de longueur.

Des difficultés liées à la nature du sol

S'agissant des difficultés rencontrées dans la réalisation de ce projet d'envergure, le président de la Somagec estime que les possibilités d'extension du port de Casablanca ont impacté négativement le choix du site du chantier naval et plus particulièrement la cale sèche, dont l’implantation a été faite entre le port de pêche et le Terminal à conteneurs.



"Cet emplacement, handicapé davantage par sa situation en face de la passe d’entrée au port, a perturbé énormément la réalisation des travaux en raison de la réfraction de la houle induisant de fortes agitations à l’intérieur du bassin", a-t-il expliqué, jugeant que cet état aurait pu être évité si l’extension de la jetée Moulay Youssef, programmée courant de cette année, avait eu lieu avant le démarrage de ce chantier.

A ces difficultés viennent se greffer la nature du sol support abritant cette cale, ouvrage édifié sur une ancienne décharge, caractérisée, en plus de son hétérogénéité, par ses mauvaises caractéristiques géotechniques relatées par une forte perméabilité.

Selon la même source, cette nature incompatible avec ce type d’ouvrage a nécessité de la part de l’entreprise, “avec le concours de professionnels de renommée internationale“, la recherche de solutions adéquates du sol support visant sa consolidation, en réduisant l’impact de sa perméabilité sur la stabilité et la pérennité de l'ouvrage.

Enfin, rappelons de notre côté que plusieurs erreurs de conception affectent le projet de chantier naval.

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