Energies renouvelables: le Maroc prépare sa feuille de route "Power to X"

La technologie "Power to X" et ses opportunités au Maroc ont été au centre d'un atelier organisé, lundi 11 février à Rabat, par le ministère de l'Energie, l'Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen) et le secrétariat du partenariat énergétique maroco-allemand (Parema).

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Energie renouvelable : le Maroc prépare sa feuille de route

Le 13 février 2019 à 10:14

Modifié le 13 février 2019 à 12:52

Il a été décidé de mettre en place une commission nationale chargée de la préparation d’une feuille de route "Power to X". Cet atelier a été l’occasion de présenter deux études réalisées simultanément par les instituts allemands Fraunhofer IMWS, IGB et ISI, en vue d’explorer les retombées économiques et écologiques des filières du "Power to X" sur le Maroc.

L'événement a également traité de la mise en valeur des opportunités qui s’offrent au Royaume pour y développer une industrie locale à fort potentiel d’exportation.

A la faveur d’une situation géographique et d’un potentiel exceptionnel en énergie éolienne et solaire, le Maroc pourrait capter une part non négligeable de la demande de "Power to X", estimée entre 2 et 4% de la demande mondiale en 2030 selon les études. Dans cette optique, "l'ammoniac vert" offrirait des opportunités au Maroc pour satisfaire les besoins de son industrie locale des engrais et celle du marché international à long terme.

A l'issue des débats autour de ces présentations, une commission nationale chargée de la préparation d’une feuille de route "Power to X" verra le jour, fait savoir l'Iresen dans un communiqué.

Appuyée par un consortium d’acteurs publics et privés, les membres de cette commission seront les ministères de l'Energie, de l’Economie et des finances, de l'Industrie et de l’Education nationale. La commission comprendra également l’Onhym, OCP, l’ONEE, l’Iresen, le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), la Fédération de l’énergie et l’Agence marocaine pour l'énergie durable (Masen).

Une troisième étude plus approfondie est prévue, pour l’élaboration de projets pilotes R&D, afin de développer l’expérience du Maroc en la matière et d’en faire une plateforme d’investissement pour cette filière.

Dans son mot d'ouverture, le directeur général de l'Iresen, Badr Ikken, a présenté le projet d’une nouvelle plateforme de recherche marocaine pour le Power to X. Cette infrastructure, avec un budget d’investissements estimé à environ 150 millions de DH, sera dédiée à la démonstration R&D des technologies "Power-To-X" avec un programme de recherche diversifié sur les applications de l’hydrogène dans la production de molécules vertes à haute valeur ajoutée, telles que l’ammoniac et le méthanol.

"Power to X" (ou "P2X") est une technologie permettant la transformation d'électricité en un autre vecteur énergétique. Ce vecteur "X" peut être de la chaleur qui satisfait par exemple des besoins industriels ou alimente des réseaux de chaleur. Il peut également être un gaz de synthèse: de l’hydrogène, pour des usages de mobilité, ou du méthane qui peut lui-même être injecté dans le réseau gazier pour des besoins industriels, de chauffage ou de mobilité.

Energies renouvelables: le Maroc prépare sa feuille de route "Power to X"

Le 13 février 2019 à11:40

Modifié le 13 février 2019 à 12:52

La technologie "Power to X" et ses opportunités au Maroc ont été au centre d'un atelier organisé, lundi 11 février à Rabat, par le ministère de l'Energie, l'Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen) et le secrétariat du partenariat énergétique maroco-allemand (Parema).

Il a été décidé de mettre en place une commission nationale chargée de la préparation d’une feuille de route "Power to X". Cet atelier a été l’occasion de présenter deux études réalisées simultanément par les instituts allemands Fraunhofer IMWS, IGB et ISI, en vue d’explorer les retombées économiques et écologiques des filières du "Power to X" sur le Maroc.

L'événement a également traité de la mise en valeur des opportunités qui s’offrent au Royaume pour y développer une industrie locale à fort potentiel d’exportation.

A la faveur d’une situation géographique et d’un potentiel exceptionnel en énergie éolienne et solaire, le Maroc pourrait capter une part non négligeable de la demande de "Power to X", estimée entre 2 et 4% de la demande mondiale en 2030 selon les études. Dans cette optique, "l'ammoniac vert" offrirait des opportunités au Maroc pour satisfaire les besoins de son industrie locale des engrais et celle du marché international à long terme.

A l'issue des débats autour de ces présentations, une commission nationale chargée de la préparation d’une feuille de route "Power to X" verra le jour, fait savoir l'Iresen dans un communiqué.

Appuyée par un consortium d’acteurs publics et privés, les membres de cette commission seront les ministères de l'Energie, de l’Economie et des finances, de l'Industrie et de l’Education nationale. La commission comprendra également l’Onhym, OCP, l’ONEE, l’Iresen, le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), la Fédération de l’énergie et l’Agence marocaine pour l'énergie durable (Masen).

Une troisième étude plus approfondie est prévue, pour l’élaboration de projets pilotes R&D, afin de développer l’expérience du Maroc en la matière et d’en faire une plateforme d’investissement pour cette filière.

Dans son mot d'ouverture, le directeur général de l'Iresen, Badr Ikken, a présenté le projet d’une nouvelle plateforme de recherche marocaine pour le Power to X. Cette infrastructure, avec un budget d’investissements estimé à environ 150 millions de DH, sera dédiée à la démonstration R&D des technologies "Power-To-X" avec un programme de recherche diversifié sur les applications de l’hydrogène dans la production de molécules vertes à haute valeur ajoutée, telles que l’ammoniac et le méthanol.

"Power to X" (ou "P2X") est une technologie permettant la transformation d'électricité en un autre vecteur énergétique. Ce vecteur "X" peut être de la chaleur qui satisfait par exemple des besoins industriels ou alimente des réseaux de chaleur. Il peut également être un gaz de synthèse: de l’hydrogène, pour des usages de mobilité, ou du méthane qui peut lui-même être injecté dans le réseau gazier pour des besoins industriels, de chauffage ou de mobilité.

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