Ramid: “Nous ne fermerons pas le bureau d’Amnesty Maroc”
Intervenant devant les députés, le ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme a écarté l'hypothèse de la fermeture des bureaux d'Amnesty au Maroc. Mais demande toujours des preuves quant à son rapport accusant le Royaume d'espionnage.
Le gouvernement n’en a pas fini dans sa joute avec Amnesty International. Et réclame toujours des "preuves" étayant son rapport accusant l’Etat d’utiliser Pegasus, logiciel espion, pour traquer le téléphone du journaliste Omar Radi. Mais jusqu’où ira le Royaume? Pas au point d'éjecter l'ONG du territoire, rassure Mostapha Ramid.
"Je peux vous dire que nous avons des divergences réelles avec Amnesty, comme avec d’autres organisations. Mais nous ne nous permettrons pas de fermer nos frontières et nos portes devant les organisations internationales, et encore moins de les oppresser ou fermer leurs bureaux", a expliqué, ce mercredi 15 juillet, le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme. Il intervenait lors d’une réunion avec les membres de la commission de Justice à la Chambre des représentants.
« Ceux qui évoquent la volonté et détermination [de l’Etat] de fermer le bureau d’Amnesty au Maroc sont de deux choses l’une: soit ils formulent une position pour instiguer le Royaume à le faire, soit expriment une position qui ignore la méthode basée sur l’ouverture constante du Royaume depuis de longue années", a enfoncé le ministre d’Etat, répliquant aux inquiétudes de certains députés quant à la réaction future de l’Etat.
En ce sens, l’intervenant rappelle que "nous saluons le rôle que jouent les organisations internationales, y compris celui d’Amnesty qui s’est écoulé sur des décennies". Ce qui ne l’empêche pas d’exprimer son "refus absolu des accusations aléatoires et sans preuves" contenues dans le rapport publié fin juin et relayé massivement par les médias internationaux.
"Notre demande est légitime et claire. Donnez-nous des preuves ! Nous l’avons demandé à Amnesty, et nous le demandons encore. Soit ils nous fournissent des preuves, soit ils les exposent et nous dénoncent à l’occasion d’une conférence de presse au pays de son choix. Il n’y a pas plus respectable que cette position", tranche le ministre.
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