Scènes d'apocalypse à Beyrouth: dizaines de morts, centaines de blessés

Il était 18H08 à Beyrouth lorsqu'une première explosion a retenti dans le port. Elle a été suivie d'un incendie. Quelques petits moments plus tard, une énorme explosion, s'apparentant davantage à un champignon atomique ou des missiles militaires, a embrasé tous les quartiers environnants. Elle a été entendu dans le pays tout entier.

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 Scènes d'apocalypse à Beyrouth: dizaines de morts, centaines de blessés

Le 04 août 2020 à 17:33

Modifié le 04 août 2020 à 18:46

Au moment où le Liban débattait de l'hypothèse d'un reconfinement général; où le pays est en banqueroute, voici qu'une explosion d'une ampleur jamais vue qui endeuille le pays. Parmi les premières victimes, un hôpital qui a été soufflé. Plusieurs quartiers ont été touchés et de nombreux bâtiments réduits en cendres.

Selon la première version officielle, celle du ministre libanais de la Santé, l'explosion a été provoquée par un stock de feux d'artifice se trouvant dans l'enceinte portuaire. Sur les chaînes de la télévision libanaise, nous avons constaté que tous les intervenants sans exception mettaient totalement en doute cette version, évoquant plutôt des stocks d'armes qui auraient explosé.

Le directeur de la Sûreté nationale libanaise a ensuite annoncé qu'il s'agissait d'un stock d'explosifs saisis depuis plusieurs années qui a explosé.

Le reportage de l'AFP

Les vitres de nombreux immeubles et magasins ont volé en éclats à des kilomètres à la ronde. D'épais nuages de fumée orange s'élèvent au-dessus de la capitale et la zone du port est entièrement couverte.

Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la defense civile, le ballet des ambulances aux sirènes hurlantes et les camions des pompiers. Les journalistes ont été interdits d'accès, a constaté un correspondant de l'AFP. Aux abords du quartier du port, les dommages et les destructions sont totales.

Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couverts de sang.

Selon des informations préliminaires de médias locaux, l'explosion serait le résultat d'un incident au port de Beyrouth.
"Les immeubles tremblent", a tweeté un habitant de la ville, affirmant que "toutes les vitres de (son) appartement ont explosé". Selon un autre, la déflagration a été entendue à des kilomètres.

Selon des correspondants de l'AFP, de nombreux habitants blessés marchent dans les rues vers des hôpitaux. Dans le quartier d'Achrafieh, des blessés se ruent vers l'Hôtel Dieu.

Devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés dont des enfants, parfois couverts de sang, attendaient d'être admis, selon un correspondant de l'AFP.

Presque toutes les vitrines des magasins des quartiers de Hamra, Badaro et Hazmieh ont volé en éclats tout comme les vitres des voitures.

Des voitures ont été abandonnées dans les rues, avec leurs airbags gonflés.

Le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation monétaire inédite, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques, qui alimentent depuis plusieurs mois la grogne sociale.

Tags : Beyrouth

Scènes d'apocalypse à Beyrouth: dizaines de morts, centaines de blessés

Le 04 août 2020 à18:04

Modifié le 04 août 2020 à 18:46

Il était 18H08 à Beyrouth lorsqu'une première explosion a retenti dans le port. Elle a été suivie d'un incendie. Quelques petits moments plus tard, une énorme explosion, s'apparentant davantage à un champignon atomique ou des missiles militaires, a embrasé tous les quartiers environnants. Elle a été entendu dans le pays tout entier.

Au moment où le Liban débattait de l'hypothèse d'un reconfinement général; où le pays est en banqueroute, voici qu'une explosion d'une ampleur jamais vue qui endeuille le pays. Parmi les premières victimes, un hôpital qui a été soufflé. Plusieurs quartiers ont été touchés et de nombreux bâtiments réduits en cendres.

Selon la première version officielle, celle du ministre libanais de la Santé, l'explosion a été provoquée par un stock de feux d'artifice se trouvant dans l'enceinte portuaire. Sur les chaînes de la télévision libanaise, nous avons constaté que tous les intervenants sans exception mettaient totalement en doute cette version, évoquant plutôt des stocks d'armes qui auraient explosé.

Le directeur de la Sûreté nationale libanaise a ensuite annoncé qu'il s'agissait d'un stock d'explosifs saisis depuis plusieurs années qui a explosé.

Le reportage de l'AFP

Les vitres de nombreux immeubles et magasins ont volé en éclats à des kilomètres à la ronde. D'épais nuages de fumée orange s'élèvent au-dessus de la capitale et la zone du port est entièrement couverte.

Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la defense civile, le ballet des ambulances aux sirènes hurlantes et les camions des pompiers. Les journalistes ont été interdits d'accès, a constaté un correspondant de l'AFP. Aux abords du quartier du port, les dommages et les destructions sont totales.

Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couverts de sang.

Selon des informations préliminaires de médias locaux, l'explosion serait le résultat d'un incident au port de Beyrouth.
"Les immeubles tremblent", a tweeté un habitant de la ville, affirmant que "toutes les vitres de (son) appartement ont explosé". Selon un autre, la déflagration a été entendue à des kilomètres.

Selon des correspondants de l'AFP, de nombreux habitants blessés marchent dans les rues vers des hôpitaux. Dans le quartier d'Achrafieh, des blessés se ruent vers l'Hôtel Dieu.

Devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés dont des enfants, parfois couverts de sang, attendaient d'être admis, selon un correspondant de l'AFP.

Presque toutes les vitrines des magasins des quartiers de Hamra, Badaro et Hazmieh ont volé en éclats tout comme les vitres des voitures.

Des voitures ont été abandonnées dans les rues, avec leurs airbags gonflés.

Le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation monétaire inédite, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques, qui alimentent depuis plusieurs mois la grogne sociale.

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