Sondage. Les Marocains toujours méfiants envers les partis politiques
Un sondage réalisé par l'Institut d'études sociales et médiatiques, en prévision des prochaines élections de 2021, montre une grande méfiance des citoyens à l'égard des partis politiques.
L'Institut d'études sociales et médiatiques du Maroc a mené un sondage d'opinion portant sur plusieurs questions liées aux prochaines élections.
Le sondage a concerné un échantillon de 875 femmes et hommes marocains, à l'âge légal de vote (18 ans et plus), sur un total de 25.225.741 selon les chiffres du HCP, dont 15.325.811 sont officiellement inscrits sur les listes électorales générales au 31 mars 2020.
L'échantillon étudié représente un degré de confiance de 95% et une marge d'erreur de 3,31%, selon l'Institut créé en 2019 et basé à Casablanca.
Les données de l'enquête ont été collectées par voie électronique (95% des répondants) et par voie de formulaires papier (5%) auprès de citoyens choisis aléatoirement sur la voie publique. La période pour remplir les questionnaires s'est étalée sur 7 jours, du 23 au 29 janvier 2021.
Les questions ont porté sur la confiance des citoyens marocains envers les partis politiques, leur perception concernant les orientations et les programmes des partis, leur choix d'un parti politique sur la base de la religion, l’impact de l’argent et des privilèges sur les résultats des élections, la liste nationale des jeunes et leurs aspirations pour les prochaines élections.
60% des interrogés n'ont pas confiance envers les partis politiques
D'après les résultats publiés par l'Institut au terme du sondage, les citoyens inscrits sur les listes électorales générales constituent 77,6% de l'échantillon interrogé. 67% ont affirmé avoir déjà voté aux élections précédentes. 27,9% n'avaient jamais voté et 4,9% n'avaient pas atteint l'âge légal de vote lors des précédentes élections.
60% des personnes interrogées affirment ne pas avoir confiance envers les partis politiques, contre 11,5% ayant déclaré avoir confiance et 26,6% n'ayant pas une confiance totale.
Par ailleurs, 42,2% des personnes ont déclaré avoir une parfaite connaissance des partis politiques, contre 10,3% affirmant n'avoir aucune information. 84,2% de l'échantillon ont affirmé que le critère religieux ne définissait pas leur choix de parti politique.
Sur l'impact de l'argent et des avantages sur les résultats des élections, 81,3% affirment une "forte influence", tandis que 16,2% estiment que l'impact est limité. Pour 2,5% des interrogés, ces deux paramètres n'affectent plus les résultats des élections.
Interrogés sur leur position par rapport à la liste des jeunes, 60,2% des interrogés l'ont qualifiée de "rente politique", contre 40% ayant affirmé qu'il s'agissait d'un acquis. Le reste des répondants restent sans avis.
Aspirations et priorités
Approchés sur leurs aspirations des prochaines élections et leurs priorités de réforme, 83% de l'échantillon interrogé ont exprimé leur espoir d'améliorer le secteur de l'éducation, 79% se sont intéressés au système de santé, 77,6% aspirent à améliorer les conditions de vie des citoyens et lutter contre la précarité et la pauvreté. 74,4% ont appelé à la création de nouvelles opportunités d'emploi, tandis que 68% ont exprimé leur aspiration à améliorer les revenus des familles.
Par ailleurs, 64% de l'échantillon ont exprimé leur aspiration à améliorer le climat des libertés. Un taux similaire des interrogés ont appelé à promouvoir les conditions des jeunes et à soutenir les talents créatifs dans divers domaines tels que le sport et la science.
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