Toujours en grève, les étudiants en médecine boycottent les examens

En grève depuis le 25 mars dernier, les étudiants en médecine ne lâchent rien. Ils comptent boycotter les examens semestriels. Le ministère de la Santé se dit toujours "ouvert" au dialogue.

Toujours en grève, les étudiants en médecine boycottent les examens

Le 30 avril 2019 à 15:10

Modifié le 03 mai 2019 à 10:16

Après plusieurs rounds de négociations avec les départements de la Santé et de l'Enseignement supérieur, les étudiants en médecine campent sur leur position. 

Auprès de la Commission nationale des étudiants en médecine au Maroc, l'on rejette les "décisions unilatérales" contenues dans le dernier communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur.

Les étudiants en médecine s'opposent notamment à l'intégration des étudiants du privé dans les examens d'internat et de résidanat, en raison d'un "manque de postes budgétaires".

Or, du côté du ministère de la Santé, l'on assure qu’aucune décision n’a été prise pour la modification du statut juridique actuel du concours d'internat. Le statut actuel "ne permet pas aux étudiants inscrits aux facultés de médecine privées de participer aux concours d’internat organisés par les facultés publiques", nous explique une source autorisée. De leur côté, les concours de résidanat ont toujours été ouverts à tous les titulaires de doctorat en médecine ou d'un diplôme équivalent.

Sur ce dernier point, les parties ont convenu de poursuivre le dialogue, tout en augmentant le nombre de postes à pourvoir.

"Le nombre de postes destinés aux résidents contractuels atteint 700 au titre de l’année 2019. On ne peut pas parler de manque de postes. Sur les 500 postes ouverts en 2018, seulement 130 ont été pourvus. Le ministère compte encore ouvrir un nouveau concours", poursuit notre source. 

A noter que les médecins résidents contractuels sont obligés à travailler pendant huit ans dans le secteur public dès la fin de leur cursus de spécialisation.

Par ailleurs, les étudiants se plaignent des conditions de formation dans les centres de santé.

En effet, dans l'attente de l'ouverture des CHU en cours de construction (Agadir et Tanger notamment), les étudiants en 7e année continuent leur formation dans les hôpitaux régionaux ou provinciaux.

Le ministère se dit déterminé à prendre toutes les mesures pour réhabiliter, élargir, améliorer et encadrer les espaces dédiés à la formation hospitalière.

Sur un autre volet, les étudiants en médecine dentaire fustigent l'ajout d'une 6e année dans leur cycle d'études. Ils pointent "l'improvisation dans la gestion de ce secteur", qui ne va pas de pair avec les équipements disponibles. 

Les étudiants boycottent toujours les cours, TD, TP et stages. Cela ne les empêche pas de se dire "ouverts au dialogue", tout comme les deux ministères.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion tenue le 12 avril dernier, les départements de l'Enseignement supérieur et de la Santé affirment" avoir interagi positivement avec les étudiants en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire afin de surmonter les contraintes rencontrées". Des commissions tripartites ont été créées pour étudier leurs dossiers revendicatifs.

Le démarrage des examens était prévu lundi 29 avril pour les étudiants en médecine dentaire. Le reste des examens sont prévus à partir du 7 mai. Vu le temps perdu, les épreuves devront être repoussées même si les étudiants et les deux ministères parviennent à un accord.

Toujours en grève, les étudiants en médecine boycottent les examens

Le 30 avril 2019 à15:28

Modifié le 03 mai 2019 à 10:16

En grève depuis le 25 mars dernier, les étudiants en médecine ne lâchent rien. Ils comptent boycotter les examens semestriels. Le ministère de la Santé se dit toujours "ouvert" au dialogue.

Après plusieurs rounds de négociations avec les départements de la Santé et de l'Enseignement supérieur, les étudiants en médecine campent sur leur position. 

Auprès de la Commission nationale des étudiants en médecine au Maroc, l'on rejette les "décisions unilatérales" contenues dans le dernier communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur.

Les étudiants en médecine s'opposent notamment à l'intégration des étudiants du privé dans les examens d'internat et de résidanat, en raison d'un "manque de postes budgétaires".

Or, du côté du ministère de la Santé, l'on assure qu’aucune décision n’a été prise pour la modification du statut juridique actuel du concours d'internat. Le statut actuel "ne permet pas aux étudiants inscrits aux facultés de médecine privées de participer aux concours d’internat organisés par les facultés publiques", nous explique une source autorisée. De leur côté, les concours de résidanat ont toujours été ouverts à tous les titulaires de doctorat en médecine ou d'un diplôme équivalent.

Sur ce dernier point, les parties ont convenu de poursuivre le dialogue, tout en augmentant le nombre de postes à pourvoir.

"Le nombre de postes destinés aux résidents contractuels atteint 700 au titre de l’année 2019. On ne peut pas parler de manque de postes. Sur les 500 postes ouverts en 2018, seulement 130 ont été pourvus. Le ministère compte encore ouvrir un nouveau concours", poursuit notre source. 

A noter que les médecins résidents contractuels sont obligés à travailler pendant huit ans dans le secteur public dès la fin de leur cursus de spécialisation.

Par ailleurs, les étudiants se plaignent des conditions de formation dans les centres de santé.

En effet, dans l'attente de l'ouverture des CHU en cours de construction (Agadir et Tanger notamment), les étudiants en 7e année continuent leur formation dans les hôpitaux régionaux ou provinciaux.

Le ministère se dit déterminé à prendre toutes les mesures pour réhabiliter, élargir, améliorer et encadrer les espaces dédiés à la formation hospitalière.

Sur un autre volet, les étudiants en médecine dentaire fustigent l'ajout d'une 6e année dans leur cycle d'études. Ils pointent "l'improvisation dans la gestion de ce secteur", qui ne va pas de pair avec les équipements disponibles. 

Les étudiants boycottent toujours les cours, TD, TP et stages. Cela ne les empêche pas de se dire "ouverts au dialogue", tout comme les deux ministères.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion tenue le 12 avril dernier, les départements de l'Enseignement supérieur et de la Santé affirment" avoir interagi positivement avec les étudiants en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire afin de surmonter les contraintes rencontrées". Des commissions tripartites ont été créées pour étudier leurs dossiers revendicatifs.

Le démarrage des examens était prévu lundi 29 avril pour les étudiants en médecine dentaire. Le reste des examens sont prévus à partir du 7 mai. Vu le temps perdu, les épreuves devront être repoussées même si les étudiants et les deux ministères parviennent à un accord.

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